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TP04 - Synthèse : automatisation d'un pipeline ML avec CI/CD
Fil rouge : prédiction de la consommation électrique (kWh). Aux TP02/TP03, chaque étape (split,
entraînement, log_model, enregistrement + promotion au Model Registry) était lancée à la main.
Le TP04 automatise cet enchaînement en un pipeline reproductible et idempotent (pipeline.py),
puis le déclenche automatiquement via Forgejo Actions à chaque Pull Request vers main.
Ce qui a été construit
pipeline.py(racine du dépôt) : orchestre en une seule commandesplit -> train --register -> promote. Chaque étape est un sous-processussubprocess.run(..., check=True): un échec stoppe le pipeline avec un code de sortie non nul. Réutilise telles quelles les CLI du packagelab/(mêmes commandes qu'en manuel) ; ne fait qu'enchaîner et calculer le numéro de version à promouvoir.requirements.txt: dépendances runtime figées sur l'environnement de référence de la VM (venv/opt/venvs/mlops, Python 3.14 ; mlflow 3.13.0, scikit-learn 1.9.0, pandas, pyarrow, boto3, s3fs)..forgejo/workflows/pipeline.yml: workflow CI déclenché surpull_requestversmain, qui installe les dépendances puis exécutepipeline.py.- Repo + CI sur le Forgejo de la VM (
forgejo.192-168-122-143.nip.io/trainer-admin/ENI-ml-mlops) : les 2 runners existants (mode docker, réseaumlops-net) exécutent le job. Le code de référence reste archivé publiquement surgit.lidge.fr(comme aux TP02/TP03).
Partie 1 - Analyse de la pipeline existante
1.1 - Quelles étapes sont nécessaires pour produire un nouveau modèle ?
- Préparation des données (
lab/split/cli.py) : lire le dataset source/data/modelling/{features, target}.parquetet le découper entrain/validation/testselon la stratégie de split figée. - Entraînement (
lab/modeling/cli.py) : entraîner surtrain, évaluer survalidation, logguer paramètres et métriques dans MLflow, sauvegarder l'artefact du modèle (log_model). - Enregistrement au Registry (option
--register) : empiler une nouvelle version du modèleelectricity-consumption. - Promotion (
lab/registry/cli.py) : (re)pointer l'aliaschampionvers cette nouvelle version (mise à disposition pour l'API de service).
1.2 - Quelle étape dépend directement du résultat de la précédente ?
Le pipeline est une chaîne linéaire : train dépend de split (il lit train.parquet et
validation.parquet produits par le split) ; l'enregistrement/log_model dépend de train (il
sauvegarde le modèle entraîné) ; la promotion dépend de l'enregistrement (elle a besoin du numéro
de version qui vient d'être créé). Chaque étape consomme la sortie de la précédente
(parquets -> modèle -> version -> alias).
1.3 - Quels artefacts sont produits tout au long du pipeline ?
- Les jeux de données
data/{train,validation,test}.parquet(versionnables par DVC) ; - un run MLflow avec ses paramètres (
strategy,split_strategy,features) et métriques (train/validation_rmse,train/validation_mae, coefficients) ; - l'artefact du modèle sur
s3://mlflow-artifacts(model.pkl,MLmodel+ signature,requirements.txt/conda.yaml/python_env.yaml,input_example) ; - une version au Model Registry (
electricity-consumptionvN) ; - l'alias
championpointant vers cette version.
Partie 2 - Construction d'une pipeline automatisé
2.1 - Quels avantages par rapport à une exécution manuelle ? Reproductibilité (mêmes étapes, même ordre, mêmes paramètres à chaque exécution), suppression des erreurs humaines (étape oubliée, mauvais ordre, paramètre incohérent), rapidité (une seule commande), traçabilité, et surtout exécutabilité par une machine : le pipeline devient déclenchable par une plateforme de CI/CD. Le script documente aussi le processus de façon vivante.
2.2 - Que se passe-t-il si une étape échoue ?
Le pipeline s'arrête immédiatement : chaque étape est lancée avec check=True, donc un échec lève
une exception et le script sort avec un code non nul. Les étapes suivantes ne sont pas exécutées
(on n'enregistre pas un modèle à partir d'un split incomplet). En CI, ce code non nul fait échouer le
job (signal rouge visible). On corrige la cause, puis on relance.
2.3 - Pourquoi est-il important qu'un pipeline soit ré-exécutable sans effets de bord (idempotence) ?
Pour pouvoir le rejouer en confiance (reprise après échec, ré-entraînement périodique, exécution en
CI) sans corrompre l'état ni accumuler d'effets parasites. Ici : le split est déterministe (mêmes
dates -> mêmes fichiers, réécrits proprement) ; --register empile une nouvelle version proprement
(le versioning est le comportement attendu, pas un doublon anarchique) ; l'alias champion est
repointé (mobile), jamais dupliqué. Rejouer le pipeline redonne donc un état cohérent et prévisible.
Partie 3 - Exécution de la pipeline
Exécution de référence sur la VM (set -a; source .env; set +a; python pipeline.py).
3.1 - Quels artefacts ont été produits ?
data/train.parquet(~115 Mo, 4 485 120 lignes),validation.parquet(~48 Mo, 1 855 488),test.parquet(~68 Mo, 2 629 632) ;- un nouveau run dans l'expérience MLflow
tp02_electricity_consumption; - une nouvelle version de
electricity-consumption(stratégiefull,validation_rmse = 6.576) ; - l'alias
championrepointé vers cette nouvelle version.
3.2 - Comment vérifier qu'un nouveau modèle a bien été enregistré dans MLflow ?
- En CLI :
python -m lab.registry.cli versions(liste les versions, leurs alias et levalidation_rmse) ; - dans l'UI MLflow (
https://mlflow.192-168-122-143.nip.io-> Models ->electricity-consumption) : la nouvelle version apparaît, l'aliaschampionpointe dessus ; - par l'API :
MlflowClient().search_model_versions(...)/get_model_version_by_alias(name, "champion").
3.3 - Quels éléments garantissent la reproductibilité ?
- Le code versionné (git) et le workflow figé ;
- la configuration figée dans
lab/constants.py(CHOSEN_SPLIT_STRATEGY, listes de features,SERVING_STRATEGY) et le split déterministe par dates ; - les données versionnées par DVC (remote S3 Garage) ;
- les dépendances épinglées (
requirements.txt) + l'environnement capturé par MLflow dans l'artefact (requirements.txt/conda.yaml) ; - le tracking MLflow (paramètres, métriques, artefacts) qui permet de retrouver exactement chaque run.
Partie 4 - Automatisation avec Forgejo Actions
4.1 - Quel événement déclenche le workflow ?
Une Pull Request vers la branche principale : on: pull_request: branches: [main]. L'ouverture
(et chaque mise à jour) d'une PR ciblant main lance le workflow. (Démonstration réalisée : PR #1
tp04-ci-pipeline -> main, workflow vert, une nouvelle version du modèle enregistrée par la CI.)
4.2 - Quel est le rôle de Forgejo Actions dans cette architecture ?
C'est la plateforme de CI/CD intégrée au forge. Elle détecte l'événement (PR), planifie un job et
l'assigne à un runner, fournit l'environnement d'exécution (conteneur), injecte les secrets,
exécute les étapes (récupération du code, installation des dépendances, exécution de pipeline.py) et
rapporte le statut (vert/rouge) rattaché à la PR. C'est l'orchestrateur qui automatise l'exécution
du pipeline à chaque changement proposé, sert de garde-fou (une PR qui casse le pipeline est visible
avant le merge) et centralise la traçabilité.
4.3 - Différence entre le pipeline Python (partie 2) et le workflow Forgejo Actions ?
pipeline.py porte le quoi : la logique métier (l'enchaînement split -> train -> register -> promote), exécutable partout (poste, VM, CI). Le workflow porte le quand et le où :
l'orchestration CI (quel événement déclenche, sur quel runner, dans quel environnement/conteneur, avec
quels secrets) et le reporting. Le workflow ne contient aucune logique ML : il prépare
l'environnement et appelle pipeline.py. Cette séparation des responsabilités permet de changer le
déclencheur ou l'infrastructure sans toucher à la logique, et inversement.
4.4 - Quels autres événements pourraient déclencher automatiquement le pipeline ?
Un push sur main (après merge), la création d'un tag/release, une planification
(schedule/cron, pour un ré-entraînement périodique), un déclenchement manuel (workflow_dispatch),
ou un événement externe (webhook signalant l'arrivée de nouvelles données, appel depuis un autre
workflow).
Détails d'implémentation (Forgejo Actions sur la VM)
- Le job tourne dans un conteneur
node:20-bookwormsur le réseaumlops-net: il résout les services par leur nom et joint MLflow/Garage via Caddy en HTTPS (https://mlflow...,https://garage...), hôtes autorisés parMLFLOW_SERVER_ALLOWED_HOSTS. - Deux volumes montés en lecture seule : les données source
/data/modelling(le split en a besoin) et le magasin de certificats du host/etc/ssl/certs/ca-certificates.crt(confiance envers la CA interne ENI MLOps ; les runners ont été autorisés à monter ces chemins viavalid_volumes). - Les identifiants sont fournis en secrets Actions du repo (MLflow basic auth + clés S3 Garage),
jamais committés (
.envreste gitignoré). Python et les dépendances sont installés dans le job (python3-venv+pip install -r requirements.txt).
Reproduire
Sur la VM, ~/tp :
set -a; source .env; set +a
python pipeline.py # split -> train full --register -> promote champion
python -m lab.registry.cli versions # verifier la nouvelle version + alias champion
En CI : ouvrir une Pull Request vers main sur forgejo.192-168-122-143.nip.io/trainer-admin/ENI-ml-mlops
-> le workflow pipeline s'exécute et enregistre une nouvelle version du modèle (onglet Actions).