Merge pull request #70 from ineszang/feat/auth-backend

feat(backend): authentification et autorisation de bout en bout
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Phyrios
2026-09-15 16:34:32 +02:00
committed by GitHub
76 changed files with 6493 additions and 116 deletions
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View File
@@ -1,4 +1,13 @@
# Documentation
- `adr` : decisions d'architecture, une par fichier, numerotees et immuables.
- `architecture` : les vues du systeme. Point d'entree : [architecture/README.md](architecture/README.md).
- `adr` : décisions d'architecture, une par fichier, numérotées et immuables.
- `architecture` : les vues du système. Point d'entrée : [architecture/README.md](architecture/README.md).
## Décisions en vigueur
| ADR | Sujet |
|---|---|
| [0001](adr/0001-postgresql-timescaledb.md) | PostgreSQL avec l'extension TimescaleDB |
| [0002](adr/0002-authentification-jwt-et-refresh-opaque.md) | Authentification par JWT d'accès et jeton de rafraîchissement opaque |
| [0003](adr/0003-autorisation-rbac-a-trois-roles.md) | Autorisation RBAC à trois rôles, relecture du compte à chaque requête |
| [0004](adr/0004-journal-d-audit-en-ajout-seul.md) | Journal d'audit en ajout seul, garanti par PostgreSQL |
@@ -0,0 +1,128 @@
# 0002 - Authentification par JWT d'accès et jeton de rafraîchissement opaque
- Statut : accepté
- Date : 2026-09-15
## Contexte
L'école n'impose aucun mécanisme d'authentification : les choix techniques sont libres et
doivent être justifiés. La contrainte réelle vient du dossier EC01, qui annonce un JWT d'accès
de 15 minutes, un rafraîchissement rotatif de 7 jours en cookie httpOnly et des mots de passe
hachés en Argon2id.
L'API est consommée par une application Angular mono-page, servie par la même équipe, sur un
seul nœud et une seule base. Il n'y a ni second service à authentifier, ni fédération d'identité,
ni comptes externes.
## Décision
**Jeton d'accès : JWT signé en HS256**, 15 minutes, porté par l'en-tête `Authorization`, gardé
en mémoire JavaScript et jamais persisté côté navigateur.
La signature asymétrique existe pour qu'une partie puisse vérifier sans pouvoir signer. Ici
l'émetteur et le vérificateur sont le même processus : le bénéfice est nul, et EdDSA imposerait
une génération de clés, un point JWKS et une histoire de rotation, c'est-à-dire du travail
d'exploitation pur. HS256 n'utilise par ailleurs que `hmac` et `hashlib` de la bibliothèque
standard, donc aucune dépendance native supplémentaire dans l'image.
Le décodage porte trois barrières indépendantes : algorithme épinglé, audience et émetteur
vérifiés, et un claim `typ` comparé explicitement.
**Jeton de rafraîchissement : chaîne opaque de 256 bits, jamais un JWT.** Il est stocké haché
en SHA-256 dans `refresh_token`, et transporté dans un cookie `HttpOnly`, `SameSite=Strict`,
`Path=/api/v1/auth`, `Secure` hors environnement local.
Un rafraîchissement doit être révocable, donc sa ligne en base existe de toute façon ; un JWT
n'ajouterait qu'un cookie plus gros et un second chemin de signature. Surtout, la séparation
d'avec le jeton d'accès devient **structurelle et non conditionnelle** : un JWT ne figure dans
aucune ligne, une chaîne opaque échoue au décodage. La confusion refresh-vers-accès, qui
transforme silencieusement une fenêtre de 15 minutes en fenêtre de 7 jours, devient impossible
même si quelqu'un oublie le test.
SHA-256 nu, sans sel ni HMAC : l'entrée fait 256 bits issus d'un générateur cryptographique, il
n'existe ni dictionnaire ni préimage atteignable. Une fonction de dérivation lente ajouterait
17 ms à chaque rafraîchissement, multipliés par le nombre d'onglets ouverts, pour aucun gain.
**Mots de passe : Argon2id** via `argon2-cffi`, m=19456 KiB, t=2, p=1, soit environ 17 ms
mesurés sur un poste de développement. Le hachage est poussé dans un fil sous un limiteur de
capacité : appelé tel quel dans une coroutine, il figerait la boucle d'événements et gèlerait
toutes les requêtes en cours, pas seulement la connexion.
**Rotation avec détection de réutilisation.** Présenter un jeton déjà tourné révoque toute la
famille et laisse une trace dans `audit_log`. Un jeton simplement expiré ne révoque rien : ce
n'est pas une preuve de compromission.
**Pas de verrouillage de compte.** Une limitation de débit à fenêtre glissante le remplace, sur
trois clés : (identifiant, IP), IP seule, identifiant seul.
## Pourquoi la rotation seule ne suffit pas
Avec rotation sans détection, l'attaquant qui a volé le cookie le fait tourner en boucle. La
victime échoue à son tour, se reconnecte, ce qui ouvre une **nouvelle** famille, et celle de
l'attaquant continue de vivre. On a transformé un vol silencieux en un vol silencieux plus une
déconnexion inexpliquée, mise sur le compte d'un bug.
La rotation ne protège de rien par elle-même : elle rend la réutilisation **détectable**, et
c'est la détection qui termine le vol, en moins d'un cycle de rafraîchissement.
Résiduel assumé : l'attaquant conserve un jeton d'accès valide jusqu'à 15 minutes, et s'il
rafraîchit avant la victime, il garde la session jusqu'au prochain rafraîchissement de
celle-ci. Borné, pas nul.
## Pourquoi pas de verrouillage de compte
Le verrouillage est un vecteur de déni de service trivial : cinq mots de passe faux suffisent à
mettre un administrateur dehors, et la boucle se répète indéfiniment. Sur une plateforme de
supervision énergétique, verrouiller l'opérateur d'astreinte pendant un incident est un scénario
d'attaque, pas une hypothèse d'école.
Il est par ailleurs inopérant contre le bourrage d'identifiants horizontal, un mot de passe
essayé sur des milliers de comptes, qui est l'attaque réelle. Le NIST SP 800-63B déconseille
explicitement le verrouillage fixe au profit de la limitation de débit.
Le seuil par couple (identifiant, IP) garantit qu'un attaquant depuis une adresse ne peut pas
empêcher la victime de se connecter depuis la sienne. Le seuil par identifiant seul est le seul
cas où un compte est réellement bloqué : c'est la signature d'une attaque distribuée, c'est
temporaire et cela s'auto-guérit.
## Conséquences
- Le rechargement de page perd le jeton d'accès. L'application doit appeler `/auth/refresh` à
son démarrage : c'est exactement le rôle du cookie, porter la persistance que le JavaScript
ne porte pas.
- L'intercepteur HTTP doit garantir **un seul rafraîchissement en vol**. Cinq requêtes
parallèles prenant cinq fois 401 déclencheraient cinq rotations concurrentes, et la détection
révoquerait la session de l'utilisateur légitime à chaque chargement de page. Côté serveur, la
revendication est une instruction SQL unique avec `RETURNING`, sans fenêtre.
- `SameSite=Strict` ferme la surface CSRF à trois routes, qui portent en plus une vérification
d'`Origin`. Le jour où un flux OIDC arrive, il faudra repasser à `Lax`.
- Changer `APP_SECRET_KEY` n'invalide que les jetons d'accès, jamais les sessions, puisque
celles-ci sont des lignes opaques. La rotation de clé se fait donc sans cérémonie : les
clients prennent des 401, l'intercepteur rafraîchit, la perturbation dure moins de 15 minutes.
- La configuration refuse de démarrer si `APP_SECRET_KEY` fait moins de 32 caractères ou reste
une valeur d'exemple.
## Alternatives écartées
- **Keycloak ou un fournisseur OIDC** : un serveur d'identité se justifie par la **fédération**,
c'est-à-dire plusieurs applications, du SSO, des comptes externes. Il y a une application et
des comptes internes. Le coût n'est pas le conteneur mais la surface d'intégration : realm et
client à versionner, flux de redirection côté Angular, validation JWKS et rotation de clés
côté API, transposition des rôles. Deux à trois jours sur un budget de dix.
**Critère de bascule** : l'exigence de SSO d'un client pilote. La migration est contenue parce
que tout le code métier dépend d'un type `Principal` et jamais des claims, qu'un seul endroit
valide un jeton et qu'un seul vérifie un mot de passe.
- **Jeton de session opaque à la place du JWT d'accès** : puisqu'on relit le compte en base à
chaque requête (voir ADR 0003), l'argument « sans état » ne tient pas. Un jeton opaque serait
défendable. Le JWT est conservé pour son auto-description, qui évite une table de sessions
indexée par jeton, et pour la couture OIDC qu'il laisse intacte.
- **Rafraîchissement sous forme de JWT avec `typ: "refresh"`** : c'est le schéma le plus répandu,
et il fonctionne, mais la séparation y repose sur un `if` et l'expiration est dupliquée entre
le claim et la ligne, deux valeurs qui peuvent diverger.
- **Argon2id sur les jetons de rafraîchissement** : voir plus haut, coût sans gain.
- **Poivre applicatif sur les mots de passe** : sa perte rend tous les hachages invérifiables et
sa rotation impose un re-hachage de masse. Sur deux semaines, le risque dépasse le gain.
- **`passlib`** : sa dernière version date de 2020 et importe le module `crypt`, retiré de la
bibliothèque standard en Python 3.13. Éliminatoire sur Python 3.14.
- **`python-jose`** : maintenance erratique et CVE en 2024. `PyJWT` impose de passer
`algorithms=` explicitement au décodage, ce qui ferme nativement l'attaque `alg: none`.
@@ -0,0 +1,107 @@
# 0003 - Autorisation RBAC à trois rôles, avec relecture du compte à chaque requête
- Statut : accepté
- Date : 2026-09-15
## Contexte
Le dossier EC01 annonce un RBAC à trois rôles, `admin`, `opérateur` et `lecteur`, et des comptes
machine à machine distincts pour l'ETL et le travail d'apprentissage. Il annonce aussi un jeton
d'accès de 15 minutes, ce qui pose la question de ce qui se passe pendant ces 15 minutes après
une désactivation ou un changement de rôle.
## Décision
**Trois rôles totalement ordonnés** : `lecteur < operateur < admin`. La garde est une fabrique
de dépendance, `require_role(minimum)`, et non une matrice de permissions.
Les valeurs restent en ASCII (`operateur`) parce qu'elles voyagent en base, en JSON et dans les
jetons ; le libellé accentué appartient à l'interface.
**Le `Principal` est construit depuis la ligne en base, jamais depuis les claims du jeton.**
`get_current_principal` valide la signature puis relit le compte par clé primaire, et refuse la
requête si le compte a disparu, s'il est désactivé, si le jeton est antérieur à
`credentials_changed_at`, ou si le rôle du claim ne correspond plus.
**Les routes sont protégées explicitement, une par une**, et un test interroge réellement
chaque route sans jeton pour vérifier qu'elle refuse un appelant anonyme.
**Les comptes machine à machine sont des rôles PostgreSQL, pas des comptes applicatifs.** La
colonne `kind` distingue déjà un compte de service d'un compte humain, et `/auth/login` les
refuse, mais aucun flux `client_credentials` n'est construit.
## Pourquoi relire la base plutôt que rester sans état
La propriété « sans état » achète la montée en charge horizontale entre des services qui ne
partagent pas de base. Il y a un service et une base : le bénéfice est nul.
Tous les endpoints authentifiés ouvrent déjà une session et interrogent TimescaleDB. Une lecture
par clé primaire sur une table de quelques dizaines de lignes, résidente en mémoire partagée,
représente moins d'un pour cent du budget d'une requête.
Ce qu'on achète en échange est la **révocation immédiate**. « Un opérateur licencié à 10h00
garde-t-il ses droits jusqu'à 10h15 ? » est la question qu'un jury pose, et pouvoir répondre
« non, dès la requête suivante, et voici le test » vaut davantage qu'une propriété théorique
qu'on n'exploitera jamais.
Le claim `role` reste présent mais **n'entre jamais dans une décision d'autorisation**. Un claim
obsolète ne peut donc pas provoquer d'élévation de privilège ; sa comparaison avec la ligne sert
la fraîcheur de l'interface, pas la sécurité.
Les 15 minutes cessent dès lors d'être le paramètre de sécurité principal. Elles bornent
l'obsolescence du claim, elles bornent le dégât si la relecture était un jour retirée, et elles
coûtent un rafraîchissement par quart d'heure. C'est une marge, pas une garantie.
## Pourquoi les comptes machine à machine sont des rôles PostgreSQL
Un travail d'ingestion de séries temporelles insère en masse, par `COPY` ou par insertions
groupées sur une connexion PostgreSQL, pas par des allers-retours REST : c'est deux ordres de
grandeur d'écart, et TimescaleDB a précisément été choisi pour cette charge.
Le chemin d'accès réel ne passe donc pas par l'application, et un compte applicatif
`etl-worker` ne cantonnerait rien du tout. La frontière qui compte est le rôle PostgreSQL :
`enervision_etl` insère dans les hypertables de mesures et rien d'autre, sans aucun accès à
`app_user`, `refresh_token` ni `audit_log`.
Formulation à retenir : le compte applicatif porte l'identité et la traçabilité, le rôle
PostgreSQL porte le cantonnement. Le premier sans le second serait du théâtre.
**Cette partie n'est pas encore livrée**, et c'est une dette assumée : elle impose que
l'application cesse de se connecter en propriétaire du schéma, donc un `DATABASE_URL` différent
et une réinitialisation de base pour chaque poste de l'équipe. À ouvrir en ticket avec l'équipe
chargée de l'ETL.
## Conséquences
- Un changement de rôle ou une désactivation révoque aussi les familles de jetons de la cible,
sans quoi la révocation ne serait immédiate que sur le jeton d'accès.
- `credentials_changed_at` est comparé à la seconde entière, parce que `iat` est une date JWT et
n'a pas de précision inférieure. Sans cette troncature, le jeton rendu par `/auth/password`
serait rejeté dans la seconde qui suit son émission.
- Rendre une route publique impose de modifier une liste dans un fichier de test, ce qui
apparaît en clair dans la diff d'une pull request et demande une justification au relecteur.
Le garde-fou est social autant que technique.
- Le service refuse de rétrograder ou de désactiver le dernier administrateur actif : sans cette
garde, un administrateur peut se verrouiller lui-même dehors, et il ne reste que `psql`.
## Alternatives écartées
- **Matrice de permissions explicites** (`measure.read`, `user.create`…) : c'est la bonne réponse
à partir d'une dizaine de rôles. Ici, trois rôles totalement ordonnés se lisent en une ligne.
**Critère de bascule** : le jour où un rôle doit posséder une capacité qu'un rôle supérieur ne
doit pas avoir, par exemple un auditeur qui lit `audit_log` et rien d'autre, l'ordre total
casse et il faut des permissions nommées.
- **Dépendance globale sur le routeur avec liste blanche de chemins** : le filtrage par chaîne
de caractères est fragile, la documentation OpenAPI afficherait un schéma de sécurité sur les
routes publiques, et surtout la liste blanche vivrait dans le code applicatif, où un
développeur peut y glisser sa route pour faire passer son problème.
- **Portée par site** : c'est la limite connue de cette conception. Les rôles sont globaux, or
l'axe naturel d'autorisation sur une plateforme multi-sites est le site : un opérateur du site
A ne devrait pas acquitter les alertes du site B. En l'état, le risque BOLA reste ouvert. Le
correctif est une table d'affectation compte-site et un contrôle d'appartenance dans la même
dépendance que le contrôle de rôle.
- **Flux OAuth2 `client_credentials`** : c'est une fonctionnalité de serveur d'autorisation,
avec enregistrement des clients, portées et point de terminaison conforme. Des jours de
travail pour zéro consommateur HTTP actuel. Son seul avantage réel, des jetons courts pour
qu'un justificatif long ne circule pas à chaque appel, compte quand le jeton traverse une
frontière de confiance. Ici il n'en traverse aucune.
@@ -0,0 +1,104 @@
# 0004 - Journal d'audit en ajout seul, garanti par PostgreSQL
- Statut : accepté
- Date : 2026-09-15
## Contexte
Le dossier EC01 annonce une table `audit_log` « en ajout seul pour toute action
d'administration ». Une table sans contrainte n'est pas en ajout seul : elle l'est par
convention de code, c'est-à-dire jusqu'au premier `UPDATE` écrit par erreur.
La question qu'un jury pose immédiatement est « et si quelqu'un a les droits sur la base ? ».
Elle mérite une réponse honnête plutôt qu'une parade.
## Décision
Deux déclencheurs PL/pgSQL sur `audit_log`, posés par la révision Alembic qui crée la table :
- `BEFORE UPDATE OR DELETE ... FOR EACH ROW`
- `BEFORE TRUNCATE ... FOR EACH STATEMENT`
Le second n'est pas redondant : `TRUNCATE` ne passe pas par les déclencheurs de ligne. Et la
fonction lève une exception plutôt que de renvoyer `NULL`, qui annulerait l'opération
silencieusement.
`actor_id` ne porte **aucune clé étrangère**, et `actor_email` comme `actor_role` sont
dénormalisés.
Le champ `detail` passe par une fonction d'assemblage à **liste blanche de clés**, jamais par un
`dict(**kwargs)`.
## Pourquoi pas de clé étrangère sur l'acteur
Une contrainte `ON DELETE SET NULL` déclencherait un `UPDATE` que le déclencheur d'ajout seul
refuserait : la suppression d'un compte échouerait. Une contrainte `NO ACTION` interdirait
purement et simplement toute suppression de compte.
Un journal doit survivre à la disparition de son acteur et ne jamais être muté par un effet de
bord. D'où la dénormalisation : **le journal dit ce qui était vrai au moment de l'acte, pas ce
qui est vrai aujourd'hui.**
## Ce qui entre, et ce qui n'entre pas
| | `audit_log` | `login_attempt` et journaux applicatifs |
|---|---|---|
| Question | qui a fait quoi, à qui, quand | que se passe-t-il en ce moment |
| Volume | faible | élevé |
| Rétention | longue, non purgeable par ligne | courte, purgeable |
| Piloté par l'attaquant | **jamais** | possiblement |
Conséquence non négociable, et c'est le point où une contrainte technique dicte une décision de
conception : **on n'écrit jamais dans `audit_log` un volume que l'attaquant contrôle.** Une
force brute y inscrirait des millions de lignes indestructibles. Les échecs de connexion vont
donc dans `login_attempt`, qui est aussi le compteur de la limitation de débit et se purge.
La seule exception est `auth.refresh_reuse_detected` : rare, à très fort signal, et c'est
l'événement qu'on voudra retrouver trois mois plus tard.
Corollaire : `audit_log` n'est **pas** une hypertable. Une politique de rétention TimescaleDB
émettrait des `DELETE` que le déclencheur refuserait. Si une purge devient nécessaire, elle
passera par un `DROP` de partition, donc par du DDL, ce qui est la bonne sémantique : purge
administrative oui, altération de ligne non.
## Ce que cette garantie couvre, et ce qu'elle ne couvre pas
Le déclencheur défend contre le code de l'équipe et contre l'accident. Il ne défend pas contre
quelqu'un qui détient `ALTER TABLE` : ce compte peut désactiver le déclencheur.
La réponse honnête à « et si quelqu'un a les droits sur la base ? » est donc : alors l'audit
local ne vaut plus rien, et c'est vrai de tout journal co-localisé avec ce qu'il journalise. Cet
audit sert la traçabilité opérationnelle, pas la non-répudiation contre un administrateur de
base. Prétendre le contraire serait faux, et un membre du jury avec une console PostgreSQL le
démontrerait en trente secondes.
Le palier suivant est double, et il est assumé comme dette :
1. **Séparation de privilèges** : `REVOKE UPDATE, DELETE, TRUNCATE ON audit_log FROM
enervision_app`. C'est le contrôle qui arrête une application compromise, là où le
déclencheur n'arrête que les bugs. Il exige que l'application cesse de se connecter en
propriétaire de la table, donc un rôle supplémentaire, un `DATABASE_URL` différent et une
réinitialisation de base pour chaque poste de l'équipe. Reporté pour cette raison.
2. **Export hors hôte** en ajout seul, ou chaînage par empreinte de chaque ligne sur la
précédente. C'est le seuil au-delà duquel on peut parler de non-répudiation.
## Conséquences
- Les tests d'intégration ne peuvent pas nettoyer `audit_log` derrière eux, et doivent donc
filtrer sur leur propre `target_id` plutôt que supposer une table vide.
- Trois tests d'intégration vérifient que `UPDATE`, `DELETE` et `TRUNCATE` lèvent tous les
trois. Ce sont les tests les plus rentables du lot, et la démonstration de trente secondes à
garder pour l'oral : `UPDATE audit_log SET action = 'x';` renvoie `permission denied`.
- L'adresse IP est une donnée personnelle. `login_attempt` se purge à 30 jours ; `audit_log`, qui
ne se purge pas par ligne, ne doit donc recevoir que des événements d'administration peu
nombreux.
## Alternatives écartées
- **Convention de code seule** : c'est la formulation du dossier EC01, et elle ne tient pas. Une
table sans contrainte est en ajout seul jusqu'au premier `UPDATE` écrit par mégarde.
- **Rôles PostgreSQL immédiatement** : meilleur contrôle, mais il impose une réinitialisation de
base à toute l'équipe en plein milieu du projet. Le déclencheur d'abord, les privilèges
ensuite.
- **`audit_log` en hypertable avec rétention** : incompatible avec l'ajout seul, et sans objet
au volume attendu.
+39 -11
View File
@@ -109,24 +109,52 @@ consolidée.
### En place
- **Authentification et autorisation.** JWT d'accès de 15 minutes, jeton de rafraîchissement
opaque en cookie `HttpOnly` avec rotation et détection de réutilisation, mots de passe en
Argon2id, RBAC à trois rôles. Détail dans [20-backend.md](20-backend.md), décisions dans les
[ADR 0002](../adr/0002-authentification-jwt-et-refresh-opaque.md) et
[0003](../adr/0003-autorisation-rbac-a-trois-roles.md).
- **Interdire par défaut.** Toute route exige un jeton, sauf quatre exceptions listées dans un
fichier de test qui interroge réellement chaque route sans identifiant.
- **Révocation immédiate.** Le compte est relu en base à chaque requête : une désactivation ou un
changement de rôle prend effet à la requête suivante, pas au bout de 15 minutes.
- **Limitation de débit à fenêtre glissante** sur trois clés, évaluée avant le hachage. Pas de
verrouillage de compte, qui serait un déni de service trivial.
- **Journal d'audit en ajout seul**, garanti par deux déclencheurs PostgreSQL
([ADR 0004](../adr/0004-journal-d-audit-en-ajout-seul.md)).
- **Les secrets n'ont pas de valeur par défaut.** `APP_SECRET_KEY` et `DATABASE_URL` sont requis
sans repli : l'application refuse de démarrer si l'un manque, plutôt que de tourner avec une
valeur de démonstration. `.env` reste hors dépôt, `.env.example` est versionné.
- **CORS conditionnel** : le middleware n'est ajouté que si `APP_CORS_ORIGINS` est renseigné.
- **Documentation interactive fermée en production** : `/docs`, `/redoc` et `/openapi.json` sont
désactivés dès que `APP_ENV=prod`.
sans repli, et la configuration refuse de démarrer sur cinq erreurs silencieuses : secret trop
court ou laissé à sa valeur d'exemple, `debug` en production, joker CORS, origines vides hors
local, cookie `SameSite=None` sans `Secure`.
- **CORS explicite** : origines listées, méthodes et en-têtes énumérés, jamais de joker.
- **En-têtes de sécurité** posés par l'application (`nosniff`, `DENY`, `no-referrer`) et
`Cache-Control: no-store` sur les routes d'authentification.
- **Caviardage des journaux** : jetons, empreintes Argon2, mots de passe et cookies sont
expurgés avant écriture.
- **Documentation interactive fermée** en préproduction et en production, `/metrics` derrière un
jeton facultatif, sonde de disponibilité qui ne publie plus la version de TimescaleDB.
- **CI backend bloquante** : format, lint, typage strict et tests avec seuil de couverture.
- **Conteneur backend non-root**, déclaré dans `apps/backend/Dockerfile`.
- **Côté infrastructure** : la clé SSH est marquée `sensitive`, le kubeconfig reste en `600/root`
sur la machine cible et n'est lu que par `sudo`, `*.tfvars` est ignoré par git sauf les
`.example`.
### Absent
### Absent, et assumé
- **Aucune authentification ni autorisation.** Les deux endpoints exposés sont publics. Rien
n'est encore décidé sur ce point.
- Pas de TLS, pas de limitation de débit, pas de journalisation des accès, pas de rotation des
secrets.
- Aucune analyse de dépendances ni de conteneur, faute de CI.
- **Rôles PostgreSQL cantonnés** pour l'ETL et le travail d'apprentissage. C'est la vraie
frontière pour ces deux consommateurs, qui écrivent en base et non par HTTP. Reporté parce que
cela impose une réinitialisation de base à toute l'équipe. Voir l'ADR 0003.
- **`REVOKE` sur `audit_log`** : les déclencheurs arrêtent les accidents, les privilèges
arrêteraient une application compromise. Même raison de report.
- **Portée par site** dans l'autorisation : les rôles sont globaux, un opérateur du site A peut
agir sur le site B. C'est la limite connue du modèle.
- **TLS, HSTS et CSP** : ils appartiennent au terminateur TLS, qui n'existe pas encore.
- **Limitation de débit au frontal** : celle de l'application protège les identifiants, pas
l'infrastructure.
- **Analyse de dépendances et de conteneurs** dans la CI, qui relève du chantier CI/CD.
- **Le fichier `environment.ts` de production** pointe encore sur `http://localhost:8000` en HTTP
simple : dans cet état, le cookie `Secure` ne sera pas posé. Voir
[31-contrat-authentification.md](31-contrat-authentification.md).
## Décisions structurantes
+121 -31
View File
@@ -8,23 +8,23 @@ La doctrine est posée dans [`apps/backend/README.md`](../../apps/backend/README
[`TESTING.md`](../../apps/backend/TESTING.md) : `endpoints` appelle `services`, qui appelle
`repositories`, qui seuls touchent les `models`. Le sens de dépendance ne s'inverse jamais.
Dans les faits, trois de ces couches sont des dossiers vides.
Les quatre couches existent désormais, portées par l'authentification.
```mermaid
flowchart TB
ep["endpoints<br/>2 routes"]
sc["schemas<br/>2 modèles Pydantic"]
sv["services<br/>vide"]
rp["repositories<br/>vide"]
md["models<br/>vide"]
ep["endpoints<br/>health, auth, users"]
sc["schemas<br/>Pydantic"]
sv["services<br/>AuthService, UserService"]
rp["repositories<br/>user, refresh_token,<br/>login_attempt, audit_log"]
md["models<br/>4 tables"]
db[("PostgreSQL")]
ep --> sc
ep -.-> sv
sv -.-> rp
rp -.-> md
ep -->|"SQL brut, état actuel"| db
rp -.-> db
ep --> sv
sv --> rp
rp --> md
ep -->|"SQL brut, sonde seulement"| db
rp --> db
```
Le trait plein de `endpoints` vers la base n'est pas une erreur de dessin : `/health/ready`
@@ -32,9 +32,13 @@ exécute aujourd'hui son `SELECT` directement, sans repository. C'est acceptable
d'infrastructure, qui vérifie la base elle-même et non une donnée métier. Ce raccourci ne doit
pas servir de modèle au premier endpoint métier.
`app/models/__init__.py` ne contient qu'un avertissement, qui mérite d'être connu avant la
première migration : tout modèle absent de ce module reste invisible d'un
`alembic revision --autogenerate`, qui produirait alors un `drop` de sa table.
`app/models/__init__.py` porte un avertissement qui reste valable à chaque nouveau modèle :
tout modèle absent de ce module est invisible d'un `alembic revision --autogenerate`, qui
produirait alors un `drop` de sa table. L'export va dans le même commit que le modèle.
`AuthService` et `UserService` ne connaissent ni `AsyncSession` ni `Request` : ils reçoivent
leurs dépôts et une `Transaction` réduite à `commit()`. C'est ce qui les rend testables sans
base, avec des doubles écrits à la main.
## Démarrage
@@ -81,14 +85,41 @@ démarre ne prouve rien sur la base, la première connexion réelle a lieu au pr
| `APP_API_PREFIX` | `/api/v1` | |
| `APP_DATABASE_POOL_SIZE` | `5` | |
| `APP_DATABASE_MAX_OVERFLOW` | `10` | |
| `APP_JWT_ISSUER` | `enervision-api` | Claim `iss`, vérifié au décodage |
| `APP_JWT_AUDIENCE` | `enervision-web` | Claim `aud`, vérifié au décodage |
| `APP_ACCESS_TOKEN_TTL_SECONDS` | `900` | Durée du jeton d'accès |
| `APP_REFRESH_TOKEN_TTL_SECONDS` | `604800` | Durée absolue d'une session, héritée à chaque rotation |
| `APP_REFRESH_COOKIE_NAME` | `ev_refresh` | Préfixé `__Secure-` dès que le cookie est `Secure` |
| `APP_COOKIE_PATH` | `/api/v1/auth` | Le cookie ne part que sur ces routes |
| `APP_COOKIE_SAMESITE` | `strict` | |
| `APP_COOKIE_SECURE` | déduit | Vrai hors `local` si non renseigné |
| `APP_ARGON2_TIME_COST` | `2` | |
| `APP_ARGON2_MEMORY_COST_KIB` | `19456` | Profil OWASP, environ 17 ms mesurés |
| `APP_ARGON2_PARALLELISM` | `1` | |
| `APP_ARGON2_MAX_CONCURRENCY` | `4` | Plafonne le pic mémoire du hachage |
| `APP_LOGIN_WINDOW_SECONDS` | `900` | Fenêtre glissante de la limitation |
| `APP_LOGIN_MAX_FAILURES_PER_IDENTIFIER_AND_IP` | `5` | Remplace le verrouillage de compte |
| `APP_LOGIN_MAX_FAILURES_PER_IP` | `20` | Arrête le balayage |
| `APP_LOGIN_MAX_FAILURES_PER_IDENTIFIER` | `50` | Signature d'une attaque distribuée |
| `APP_TRUST_PROXY_HEADERS` | `false` | À vrai derrière un proxy, sinon le compteur par IP devient global |
| `APP_EXPOSE_API_DOCS` | déduit | Faux en `staging` et `prod` si non renseigné |
| `APP_METRICS_TOKEN` | absent | Si présent, `/metrics` exige `Authorization: Bearer` |
Deux pièges :
Cinq gardes refusent de démarrer plutôt que de laisser passer une erreur silencieuse :
secret de moins de 32 caractères ou laissé à sa valeur d'exemple, `debug` en `staging` ou
`prod`, joker dans `APP_CORS_ORIGINS`, liste d'origines vide hors `local`, et cookie
`SameSite=None` sans `Secure`.
Trois pièges :
- **`DATABASE_URL` ne prend pas le préfixe `APP_`.** C'est le seul réglage dans ce cas, par
`validation_alias`, pour rester compatible avec la convention d'Alembic et des hébergeurs.
- **`APP_SECRET_KEY` et `DATABASE_URL` n'ont pas de valeur par défaut.** L'application refuse de
démarrer si l'un manque. C'est délibéré : mieux vaut un échec au démarrage qu'un service qui
tourne avec un secret de démonstration.
- **Une `Settings` passée à `create_app()` pilote aussi les dépendances.** La factory installe
une surcharge de `get_settings` ; sans elle, un test « en production » testerait la
configuration du poste.
Deux fichiers d'environnement, deux usages : `.env` à la racine alimente `docker-compose.yml`,
`apps/backend/.env` alimente l'API lancée sur le poste.
@@ -99,16 +130,36 @@ Deux fichiers d'environnement, deux usages : `.env` à la racine alimente `docke
|---|---|---|---|
| GET | `/api/v1/health/live` | oui | Le processus répond. Ne touche pas la base |
| GET | `/api/v1/health/ready` | oui | La base répond **et** l'extension TimescaleDB est chargée |
| GET | `/metrics` | non | Format Prometheus, exposé par l'instrumentator |
| GET | `/docs`, `/redoc`, `/openapi.json` | non | Désactivés quand `APP_ENV=prod` |
| POST | `/api/v1/auth/login` | oui | Ouvre une session. Publique |
| POST | `/api/v1/auth/refresh` | oui | Fait tourner la session. Cookie seulement |
| POST | `/api/v1/auth/logout` | oui | Ferme la session courante. Idempotente |
| POST | `/api/v1/auth/logout-all` | oui | Ferme toutes les sessions du compte |
| POST | `/api/v1/auth/password` | oui | Change son propre mot de passe |
| GET | `/api/v1/auth/me` | oui | Décrit le compte connecté |
| GET | `/api/v1/users` | oui | Liste les comptes. `admin` |
| POST | `/api/v1/users` | oui | Crée un compte, rend un mot de passe provisoire. `admin` |
| PATCH | `/api/v1/users/{id}` | oui | Change le rôle ou l'activation. `admin` |
| POST | `/api/v1/users/{id}/password-reset` | oui | Réinitialise et ferme les sessions. `admin` |
| GET | `/metrics` | non | Format Prometheus. Jeton requis si `APP_METRICS_TOKEN` est posé |
| GET | `/docs`, `/redoc`, `/openapi.json` | non | Fermés en `staging` et en `prod` |
Aucune route métier n'existe à ce jour.
**Quatre routes seulement sont publiques** : les deux sondes, `/auth/login` et `/auth/logout`.
`tests/api/test_route_protection.py` interroge réellement chaque autre route sans identifiant et
échoue si l'une d'elles répond autre chose qu'un 401 ou un 403. Rendre une route publique impose
donc de modifier la liste dans ce fichier de test.
Aucune route métier n'existe à ce jour. Le contrat détaillé pour le frontend est dans
[31-contrat-authentification.md](31-contrat-authentification.md).
### `/health/ready`
Cette sonde porte une garde décrite dans l'[ADR 0001](../adr/0001-postgresql-timescaledb.md) : un
bootstrap de base sauté ne se voit pas au démarrage de l'API, elle le rend visible.
Elle ne publie **pas** la version de l'extension, qui part dans le journal : une version exacte
de composant servie sans authentification est de la reconnaissance gratuite pour qui cherche
une CVE.
```mermaid
sequenceDiagram
participant C as Client
@@ -121,26 +172,54 @@ sequenceDiagram
R->>D: SELECT extversion FROM pg_extension WHERE extname = 'timescaledb'
alt base injoignable
D--xR: SQLAlchemyError ou OSError
R-->>C: 503 Base de donnees injoignable
R-->>C: 503 Base de données injoignable
else extension absente
D-->>R: NULL
R-->>C: 503 Extension TimescaleDB absente
else
D-->>R: version de l'extension
R-->>C: 200 status ready
R-->>C: 200 timescaledb loaded
end
```
## Sécurité
Voir la vue consolidée dans [00-vue-ensemble.md](00-vue-ensemble.md). Côté backend :
Voir la vue consolidée dans [00-vue-ensemble.md](00-vue-ensemble.md) et les décisions dans les
[ADR 0002](../adr/0002-authentification-jwt-et-refresh-opaque.md),
[0003](../adr/0003-autorisation-rbac-a-trois-roles.md) et
[0004](../adr/0004-journal-d-audit-en-ajout-seul.md). Côté backend, les ordres d'exécution qui
portent la sécurité, et qu'un refactor casserait sans rien faire échouer de visible :
- **Aucune authentification, aucune autorisation.** Les deux routes sont publiques. Le premier
endpoint métier imposera de trancher ce point.
- Le CORS n'autorise que les origines listées, et n'existe pas si la liste est vide.
- `/docs`, `/redoc` et `/openapi.json` disparaissent en production.
1. **Les compteurs de limitation sont lus avant le hachage Argon2.** Dans l'autre ordre, chaque
requête rejetée coûterait quand même 17 ms de processeur et 19 Mio de mémoire, et la
protection deviendrait l'amplificateur de déni de service qu'elle doit empêcher.
2. **Un haché leurre est vérifié quand l'adresse est inconnue.** Sans lui, l'écart entre 2 ms et
17 ms est un oracle d'existence de compte, mesurable à distance.
3. **La tentative échouée est validée en base avant que l'erreur ne soit levée.** `get_session()`
ne valide pas de lui-même : la preuve disparaîtrait avec la transaction.
4. **Un jeton de rafraîchissement déjà tourné révoque toute sa famille ; un jeton expiré ne
révoque rien.** La rotation ne protège de rien par elle-même, elle rend la réutilisation
détectable.
Le reste, par ordre de surface :
- Le `Principal` est construit depuis la ligne en base, jamais depuis le claim `role` : un claim
périmé ne peut pas provoquer d'élévation de privilège.
- `credentials_changed_at` est comparé à la seconde entière, parce que `iat` est une date JWT et
n'a pas de précision inférieure.
- Le CORS liste ses origines, ses méthodes et ses en-têtes. Il n'est pas monté si la liste est
vide, et la configuration refuse de démarrer dans ce cas hors `local`.
- La 422 renvoie le champ fautif et le type d'erreur, **jamais la valeur rejetée** : la réponse
par défaut de FastAPI contient `input`, donc le mot de passe sur `/auth/login`.
- La 500 renvoie un identifiant de corrélation, la trace reste côté serveur.
- Un filtre de caviardage expurge jetons, empreintes Argon2, mots de passe et cookies avant
écriture des journaux. C'est la troisième ligne de défense : la première est de ne rien passer
de secret au logger, la deuxième de ne jamais mettre un jeton dans une URL.
- En-têtes posés par l'application : `X-Content-Type-Options`, `X-Frame-Options`,
`Referrer-Policy`, plus `Cache-Control: no-store` sur `/auth/*`. HSTS et CSP appartiennent au
terminateur TLS, que l'application ne connaît pas.
- Le conteneur tourne en utilisateur non-root, avec un `HEALTHCHECK` sur `/api/v1/health/live`.
- Ni limitation de débit, ni journalisation des accès, ni en-têtes de sécurité.
- Ni limitation de débit au frontal, ni TLS, ni journalisation des accès applicative.
## Observabilité
@@ -151,13 +230,24 @@ Voir la vue consolidée dans [00-vue-ensemble.md](00-vue-ensemble.md). Côté ba
## Tests
Conventions, gabarits et arborescence : [`apps/backend/TESTING.md`](../../apps/backend/TESTING.md).
Deux points structurants y sont fixés : les doubles passent par `app.dependency_overrides` et
jamais par `unittest.mock`, et les tests qui touchent la vraie base portent le marqueur
`integration`, exclu par défaut.
Trois fichiers méritent d'être connus avant de toucher à l'authentification :
- `tests/api/test_route_protection.py` : le garde-fou de l'autorisation, décrit plus haut.
- `tests/services/test_auth.py` : le faux hacheur y porte un compteur d'appels, ce qui permet les
deux assertions qui prouvent le design, à savoir un appel quand l'adresse est inconnue et zéro
appel quand la limite est atteinte.
- `tests/api/test_parcours_authentification.py` : six parcours contre la vraie base, sous le
marqueur `integration`. C'est là que se démontrent l'atomicité de la rotation, la mort de la
famille au rejeu et la révocation immédiate.
## Questions ouvertes
- **Authentification et autorisation** : quel mécanisme, quelle granularité.
- **Portée par site dans l'autorisation** : les rôles sont globaux, un opérateur du site A peut
agir sur le site B. C'est la limite connue du modèle, et le risque BOLA du top 10 API.
- **Rôles PostgreSQL cantonnés** pour l'ETL et le travail d'apprentissage, plus le `REVOKE` sur
`audit_log`. Dette assumée, décrite dans les ADR 0003 et 0004.
- **Pagination et fenêtrage** des lectures de séries temporelles, qui conditionnent la forme des
endpoints métier.
endpoints métier. Sans plafond dur, une requête sur dix ans d'historique suffit à faire tomber
l'API.
- **Politique de versionnement de l'API** au-delà du préfixe `/api/v1`.
@@ -0,0 +1,144 @@
# Contrat d'authentification, côté frontend
Ce que le frontend doit savoir pour coder la connexion, et rien de plus. Le raisonnement est
dans l'[ADR 0002](../adr/0002-authentification-jwt-et-refresh-opaque.md).
Statut : `Fait` côté backend, `Cible` côté Angular.
## En une phrase
Le **jeton d'accès** vit en mémoire JavaScript et part dans l'en-tête `Authorization`. Le
**jeton de rafraîchissement** est un cookie `HttpOnly` que le code ne voit jamais et n'a pas à
gérer : il suffit d'envoyer les requêtes avec `withCredentials`.
## Endpoints
| Méthode | Chemin | Authentification | Réponse |
|---|---|---|---|
| POST | `/api/v1/auth/login` | aucune | `200` `TokenResponse` |
| POST | `/api/v1/auth/refresh` | cookie | `200` `TokenResponse` |
| POST | `/api/v1/auth/logout` | cookie | `204` |
| POST | `/api/v1/auth/logout-all` | jeton d'accès | `204` |
| POST | `/api/v1/auth/password` | jeton d'accès | `200` `TokenResponse` |
| GET | `/api/v1/auth/me` | jeton d'accès | `200` `PrincipalResponse` |
| GET | `/api/v1/users` | jeton d'accès, `admin` | `200` `UserResponse[]` |
| POST | `/api/v1/users` | jeton d'accès, `admin` | `201` `TemporaryPasswordResponse` |
| PATCH | `/api/v1/users/{id}` | jeton d'accès, `admin` | `200` `UserResponse` |
| POST | `/api/v1/users/{id}/password-reset` | jeton d'accès, `admin` | `200` `TemporaryPasswordResponse` |
Le schéma exact est dans `/docs` (Swagger), servi en local et en développement.
## Charges utiles
```jsonc
// POST /auth/login
{ "email": "operateur@enervision.fr", "password": "..." }
// TokenResponse, rendu par login, refresh et password
{
"access_token": "eyJ...",
"token_type": "bearer",
"expires_in": 900,
"principal": {
"id": "3f2a...",
"email": "operateur@enervision.fr",
"role": "lecteur | operateur | admin",
"kind": "human",
"must_change_password": false
}
}
// POST /auth/password
{ "current_password": "...", "new_password": "..." } // 12 à 128 caractères
```
Le secret de rafraîchissement **n'apparaît jamais** dans le corps de la réponse.
## Codes d'erreur à traiter
| Code | Quand | Ce que fait le frontend |
|---|---|---|
| `401` sur `/auth/login` | identifiants faux, compte désactivé, compte inconnu | afficher le message générique tel quel, ne rien déduire de plus |
| `429` sur `/auth/login` | trop de tentatives | afficher l'attente, l'en-tête `Retry-After` donne les secondes |
| `401` avec `WWW-Authenticate: ... error="expired"` | jeton d'accès périmé | **rafraîchir**, puis rejouer la requête |
| `401` avec `error="token_stale"` | rôle changé ou compte désactivé pendant la session | **rafraîchir** ; si le rafraîchissement échoue, déconnecter |
| `401` avec `error="invalid_token"` | jeton illisible ou compte disparu | déconnecter |
| `401` sur `/auth/refresh` | session révoquée, expirée ou rejouée | **déconnecter** et renvoyer vers la page de connexion |
| `403` avec `detail: "password_change_required"` | mot de passe provisoire | rediriger vers l'écran de changement de mot de passe |
| `403` avec `detail: "Droits insuffisants"` | rôle trop bas | masquer ou griser l'action, ne pas déconnecter |
| `422` | corps invalide | le détail donne `champ` et `type`, jamais la valeur envoyée |
## Les quatre règles qui comptent
**1. Le jeton d'accès ne se persiste jamais.** Ni `localStorage`, ni `sessionStorage`, ni
cookie : un signal dans un service racine. Un rechargement de page le perd, c'est voulu.
**2. Au démarrage de l'application, appeler `/auth/refresh`.** C'est ce qui restaure la session
après un rechargement, via `provideAppInitializer`. Un `401` y est normal : il signifie
simplement qu'il n'y a pas de session, on affiche la page de connexion.
**3. Un seul rafraîchissement en vol à la fois.** C'est une exigence, pas une optimisation.
Cinq requêtes parallèles qui prennent cinq fois `401` déclencheraient cinq rotations
concurrentes ; le serveur n'en accepte qu'une et considère les autres comme un rejeu, ce qui
**révoque toute la session**. L'utilisateur serait déconnecté à chaque chargement de page.
```ts
// Dans l'intercepteur : une seule rotation partagée par tous les appelants.
private rotation$?: Observable<TokenResponse>;
private rafraichir(): Observable<TokenResponse> {
this.rotation$ ??= this.http.post<TokenResponse>('/api/v1/auth/refresh', {}, { withCredentials: true })
.pipe(finalize(() => (this.rotation$ = undefined)), shareReplay(1));
return this.rotation$;
}
```
**4. Toutes les requêtes vers `/auth/*` portent `withCredentials: true`.** Sans quoi le cookie
n'est pas envoyé et le rafraîchissement échoue toujours.
## Ce qu'il faut savoir sur le cookie
- Nom `ev_refresh` en local, `__Secure-ev_refresh` ailleurs. Le code ne le lit jamais.
- `HttpOnly`, `SameSite=Strict`, `Path=/api/v1/auth`. Il n'est donc envoyé que sur ces routes.
- `Secure` dès que l'environnement n'est pas `local`, donc **HTTPS obligatoire hors poste de
développement**.
- `HttpOnly` empêche de voler le cookie, pas de s'en servir : une XSS peut appeler
`/auth/refresh` depuis l'origine de la victime. La vraie défense contre ce cas reste de ne pas
avoir de XSS.
## Dev et production, le point à ne pas rater
En développement, `proxy.conf.json` fait passer `/api` par `localhost:4200`, donc tout est
**même origine** et le cookie marche sans rien configurer.
En production, `src/environments/environment.ts` contient encore le gabarit
`http://localhost:8000/api/v1`, en HTTP simple et sur une autre origine. **Dans cet état, aucun
cookie `Secure` ne sera posé et l'authentification ne fonctionnera pas.**
Deux corrections, à faire avant la démonstration :
1. passer `apiUrl` à `/api/v1` et servir le SPA et l'API sous la même origine, via un
`location /api` dans le `nginx.conf` du conteneur frontend ou via l'ingress ;
2. servir en HTTPS.
Et au moins une fois avant la soutenance, lancer le front **sans le proxy**, en cross-origin
réel : c'est le seul moyen d'exercer le préflight CORS et `SameSite`, que le proxy masque.
## Origines autorisées
Le backend ne monte le middleware CORS que si `APP_CORS_ORIGINS` est renseigné, et refuse de
démarrer hors `local` si la liste est vide. Les routes portant le cookie vérifient en plus
l'en-tête `Origin` : une origine absente de la liste reçoit un `403`.
Méthodes autorisées : `GET`, `POST`, `PATCH`, `PUT`, `DELETE`, `OPTIONS`.
En-têtes autorisés : `Authorization`, `Content-Type`. En-tête exposé : `Retry-After`.
## Premier compte
Créé en ligne de commande côté serveur (`make bootstrap-admin EMAIL=...`), avec
`must_change_password` à vrai. La première connexion renvoie donc `403
password_change_required` sur toute route métier, et seuls `/auth/me` et `/auth/password`
répondent. L'écran de changement de mot de passe doit exister avant la démonstration.
Idem pour tout compte créé par un administrateur : le mot de passe provisoire est affiché **une
seule fois** dans la réponse, il n'est plus jamais récupérable.
+71 -3
View File
@@ -35,8 +35,8 @@ Statut : `Fait`.
- `db/init/100-extensions.sql` crée l'extension `timescaledb`.
- `db/init/110-test-database.sql` crée `enervision_test`, dont le nom est attendu en dur par
`apps/backend/tests/conftest.py`.
- Une révision Alembic, `5353c0e4f094`, qui **ne crée aucune table**. Elle établit
`alembic_version` et refuse de s'appliquer si l'extension manque :
- Quatre révisions Alembic. La première, `5353c0e4f094`, **ne crée aucune table** : elle
établit `alembic_version` et refuse de s'appliquer si l'extension manque :
```sql
IF NOT EXISTS (SELECT 1 FROM pg_extension WHERE extname = 'timescaledb') THEN
@@ -47,6 +47,9 @@ END IF;
Cette garde forme paire avec le 503 de `/api/v1/health/ready`. Un bootstrap sauté ne se voit pas
au démarrage de l'API : ces deux gardes le rendent visible tôt, des deux côtés.
Les trois suivantes créent les tables de l'authentification, décrites plus bas : `app_user`,
puis `login_attempt` et `audit_log`, puis `refresh_token`.
## Cycle de vie d'une mesure
Statut : `Cible`. Aucun de ces maillons n'existe.
@@ -65,7 +68,72 @@ flowchart LR
Les lectures de l'API et de Grafana visent l'agrégat continu, pas la table brute : c'est tout
l'intérêt de TimescaleDB, et cela doit rester vrai quand les volumes augmenteront.
## Modèle
## Tables d'authentification
Statut : `Fait`. Elles ne sont pas des séries temporelles et n'ont donc rien à voir avec les
hypertables ; elles vivent dans `apps/backend/alembic/`, qui porte le schéma exposé par l'API.
```mermaid
erDiagram
APP_USER ||--o{ REFRESH_TOKEN : ouvre
APP_USER {
uuid id PK
string email UK
text password_hash
text role
text kind
bool is_active
bool must_change_password
timestamptz credentials_changed_at
}
REFRESH_TOKEN {
uuid id PK
uuid family_id
uuid user_id FK
bytea token_hash UK
timestamptz expires_at
timestamptz rotated_at
timestamptz revoked_at
text revoked_reason
uuid replaced_by
}
LOGIN_ATTEMPT {
bigint id PK
timestamptz occurred_at
string email_tried
inet client_ip
text outcome
}
AUDIT_LOG {
bigint id PK
timestamptz occurred_at
uuid actor_id
text actor_email
text action
jsonb detail
}
```
Quatre choix de modélisation portent une intention et se défendent seuls :
- **`app_user` et non `user`** : `user` est un mot réservé PostgreSQL, raccourci de
`CURRENT_USER`. Le nom rappelle en prime qu'il s'agit d'un compte applicatif, par opposition
au rôle PostgreSQL qui portera le cantonnement de l'ETL.
- **`credentials_changed_at`, une seule colonne**, couvre le changement de mot de passe, le
changement de rôle et la désactivation. Un compteur de version ne dirait rien à un humain qui
lit un audit.
- **`refresh_token.expires_at` est absolu et hérité** du prédécesseur à chaque rotation. S'il
glissait, la promesse de sept jours serait fictive et une session active ne finirait jamais.
- **`audit_log.actor_id` n'a aucune clé étrangère**, et `actor_email` comme `actor_role` sont
dénormalisés. Une contrainte `ON DELETE SET NULL` déclencherait un `UPDATE` que le déclencheur
d'ajout seul refuserait. Voir l'[ADR 0004](../adr/0004-journal-d-audit-en-ajout-seul.md).
`audit_log` porte deux déclencheurs qui refusent `UPDATE`, `DELETE` et `TRUNCATE`. Elle n'est
donc **pas** une hypertable : une politique de rétention émettrait des `DELETE` qu'ils
refuseraient. `login_attempt`, à l'inverse, est faite pour se purger, puisque son volume est
piloté par l'attaquant.
## Modèle métier
Statut : `Cible`. Les entités ci-dessous sont des **candidates**, à valider en J2. Elles
s'appuient sur les gabarits de [`apps/backend/TESTING.md`](../../apps/backend/TESTING.md), qui
+9 -4
View File
@@ -12,12 +12,17 @@ contredisent, c'est l'ADR qui fait foi et la vue qui est en retard.
| [10-infra.md](10-infra.md) | Poste de développement, cible k3s, décisions figées, ports et noms |
| [20-backend.md](20-backend.md) | Couches FastAPI, séquence de démarrage, routes, configuration |
| [30-frontend.md](30-frontend.md) | Angular, arborescence cible, flux HTTP |
| [31-contrat-authentification.md](31-contrat-authentification.md) | Ce que le frontend doit savoir pour coder la connexion |
| [40-data.md](40-data.md) | Frontières `db/` et `alembic/`, cycle de vie d'une mesure, modèle |
L'observabilité, la sécurité et la CI/CD n'ont pas de document propre : ce sont des sections des
cinq ci-dessus, tant que `monitoring/`, `.github/workflows/` et `etl/airflow/` ne contiennent que
des `.gitkeep`. Elles en sortiront le jour où elles auront de la matière. Un fichier vide de plus
n'aide personne.
L'observabilité et la CI/CD n'ont pas de document propre : ce sont des sections des documents
ci-dessus, tant que `monitoring/` et `etl/airflow/` ne contiennent que des `.gitkeep`. Elles en
sortiront le jour où elles auront de la matière. Un fichier vide de plus n'aide personne.
La sécurité applicative, elle, a désormais de la matière : la vue consolidée reste dans
[00-vue-ensemble.md](00-vue-ensemble.md), le détail dans [20-backend.md](20-backend.md), la
traçabilité OWASP dans [owasp-traceabilite.md](owasp-traceabilite.md), et les décisions dans les
ADR 0002 à 0004.
## Conventions
+70
View File
@@ -0,0 +1,70 @@
# Traçabilité OWASP
Ce document remplace la revendication « couverture OWASP Top 10 et OWASP API Security Top 10 »
de la NFR4 du dossier EC01. Cette formulation est indéfendable telle quelle : vingt items, non
vérifiables en deux semaines, et « montrez-moi votre couverture de A04 Insecure Design » n'a pas
de réponse honnête.
Ce qui est défendable, c'est une ligne par contrôle réellement implémenté, l'item qu'il adresse,
et une section qui dit ce qui n'est pas couvert et pourquoi.
Statut : `Fait` pour le périmètre authentification et autorisation. Les endpoints métier
n'existent pas encore, donc plusieurs lignes resteront à compléter.
## Contrôles en place
| Contrôle | Où | Item adressé |
|---|---|---|
| Interdire par défaut, liste blanche de routes publiques vérifiée par un test qui appelle réellement chaque route | `tests/api/test_route_protection.py` | API5 Broken Function Level Authorization, A01 Broken Access Control |
| RBAC à trois rôles ordonnés, décision prise sur la ligne en base et jamais sur le claim | `app/api/deps.py` | A01, API5 |
| Révocation immédiate : compte relu à chaque requête, `credentials_changed_at` invalide les jetons antérieurs | `app/api/deps.py`, `app/repositories/user.py` | A01, API2 Broken Authentication |
| Argon2id m=19456 t=2 p=1, re-hachage passif quand les paramètres changent | `app/core/hashing.py` | A02 Cryptographic Failures, A07 Identification and Authentication Failures |
| Message et temps de réponse identiques quelle que soit la cause de l'échec, haché leurre sur adresse inconnue | `app/services/auth.py` | A07, API2 |
| Limitation de débit à fenêtre glissante sur trois clés, évaluée avant le hachage | `app/services/auth.py`, `app/repositories/login_attempt.py` | A07, API4 Unrestricted Resource Consumption |
| Absence de verrouillage de compte, qui serait un déni de service | ADR 0002 | API4 |
| Jeton de rafraîchissement opaque, haché en base, rotation avec détection de réutilisation | `app/services/auth.py`, `app/repositories/refresh_token.py` | A07, API2 |
| Séparation structurelle accès / rafraîchissement, impossible à confondre | ADR 0002 | API2 |
| Algorithme épinglé, `aud`, `iss` et `typ` vérifiés, `alg: none` rejeté | `app/core/security.py` | A02, API2 |
| Cookie `HttpOnly`, `Secure`, `SameSite=Strict`, `Path` restreint, suppression symétrique | `app/core/cookies.py` | A05 Security Misconfiguration |
| Vérification d'`Origin` sur les trois routes portant le cookie | `app/api/deps.py` | A01 |
| Schémas de lecture et d'écriture séparés, aucun modèle ORM en réponse | `app/schemas/user.py` | API3 Broken Object Property Level Authorization |
| Validation stricte Pydantic en entrée, mot de passe borné à 128 caractères | `app/schemas/auth.py` | A03 Injection, API4 |
| Requêtes paramétrées par SQLAlchemy, aucune concaténation SQL | `app/repositories/` | A03 |
| Réponse 422 qui ne renvoie jamais la valeur rejetée | `app/api/errors.py` | A09 Security Logging and Monitoring Failures |
| Réponse 500 générique avec identifiant de corrélation, trace côté serveur seulement | `app/api/errors.py` | A05 |
| Journal d'audit en ajout seul garanti par déclencheurs, liste blanche des clés de détail | ADR 0004, `app/repositories/audit_log.py` | A09 |
| Caviardage des jetons, empreintes, mots de passe et cookies dans les journaux | `app/core/logging.py` | A09, A02 |
| Cinq gardes de configuration qui refusent le démarrage plutôt que de dégrader silencieusement | `app/core/config.py` | A05 |
| Documentation interactive fermée hors développement, `/metrics` derrière un jeton, sonde qui ne publie plus de version | `app/main.py`, `app/api/security.py` | A05 |
| En-têtes `nosniff`, `DENY`, `no-referrer`, et `no-store` sur les routes d'authentification | `app/api/middleware.py` | A05 |
| Refus de rétrograder ou désactiver le dernier administrateur actif | `app/services/user.py` | A04 Insecure Design |
| Amorçage du premier administrateur hors dépôt, mot de passe jamais dans `argv` ni dans Git | `app/cli.py` | A02, A05 |
| CI bloquante : format, lint avec règles Bandit, typage strict, tests avec seuil de couverture | `.github/workflows/backend.yml` | A06 Vulnerable and Outdated Components |
Note sur A06 : le jeu de règles `S` de ruff, déjà actif dans `pyproject.toml`, est le portage des
règles Bandit. Ajouter Bandit à la CI serait redondant, contrairement à ce qu'annonce l'EC01.
## Non couvert, et pourquoi
| Item | État | Raison |
|---|---|---|
| **API1 Broken Object Level Authorization** | **ouvert** | Les rôles sont globaux, il n'y a pas de portée par site. Un opérateur du site A pourra agir sur le site B dès que les endpoints métier existeront. Correctif prévu : table d'affectation compte-site, contrôle d'appartenance dans la même dépendance que le contrôle de rôle. |
| **API4, lectures de séries temporelles** | **ouvert** | Pas encore d'endpoint métier, donc ni pagination plafonnée, ni fenêtre temporelle maximale, ni `statement_timeout`. C'est la façon la plus probable dont la démonstration tombera : une requête sur dix ans d'historique suffit. |
| **API8 Security Misconfiguration, transport** | **ouvert** | Pas de TLS, donc ni HSTS, ni cookie `Secure` réellement posé en production. Ils appartiennent au terminateur TLS, qui n'existe pas. |
| **API10 Unsafe Consumption of APIs** | **ouvert, et spécifique à ce projet** | L'API Mock de l'école n'a aucune authentification, tourne en HTTP clair sur le réseau de l'école, et expose un endpoint mutatif à quiconque. Sa réponse doit être traitée comme une entrée hostile : bornes physiques, taille de tableau plafonnée, timeout, et frontière d'anti-corruption. La conséquence la plus sérieuse n'est pas la fausse alerte, c'est l'empoisonnement du jeu d'entraînement du modèle de prédiction. |
| **A08 Software and Data Integrity Failures** | **partiel** | La CI vérifie le code mais n'analyse ni les dépendances ni les images. `.terraform.lock.hcl` reste ignoré par git, ce qui contredit une chaîne d'approvisionnement maîtrisée. |
| **A10 Server-Side Request Forgery** | **sans objet aujourd'hui** | Aucune URL sortante n'est pilotée par une donnée utilisateur. Le jour où l'adresse d'une source devient un champ de configuration, il faudra une liste blanche de schémas et d'hôtes, sans suivi de redirection. |
| **Cantonnement des accès ETL et ML** | **dette assumée** | Le compte applicatif porte l'identité, le rôle PostgreSQL porterait le cantonnement. Voir ADR 0003. |
| **Non-répudiation de l'audit** | **dette assumée** | Les déclencheurs arrêtent les accidents, pas un compte détenant `ALTER TABLE`. Voir ADR 0004. |
## Ce qu'il faut répondre, et ne pas répondre
Sur A04 Insecure Design, la réponse n'est pas une case cochée mais deux décisions concrètes : le
refus du verrouillage de compte, qui aurait été un déni de service, et le refus de laisser un
administrateur se verrouiller lui-même dehors.
Sur l'audit, ne jamais prétendre que la table est inviolable : elle ne l'est pas contre un compte
qui a les droits sur la base, et c'est vrai de tout journal co-localisé avec ce qu'il journalise.
Sur l'API Mock, ne jamais répondre « c'est un mock, ce n'est pas notre périmètre ». C'est
précisément le périmètre : c'est la frontière de confiance.