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Johan LEROY dbcd5c4240 fix(deploy): passe la prod sur prod.enervision-g3.dynv6.net
dynv6 sert mal un TXT _acme-challenge à la racine de la zone : l'API ne
le liste ni ne le supprime, et un seul de ses trois serveurs le renvoie.
Le défi DNS-01 de la prod échouait donc à chaque essai, alors que rec. et
dev. passaient. La prod rejoint ses voisines en sous-domaine, ce qui aligne
aussi les trois noms sur les environnements.

- provision-host.sh : hôte prod.$DOMAINE, enregistrement A prod publié.
- Makefile : --dnssleep 90, le temps que les trois serveurs de dynv6
  servent le TXT avant la validation multi-réseaux de Let's Encrypt.
- deploy.yml, ADR 0018, 10-infra.md, infra/README.md, Terraform.
2026-09-23 12:35:20 +02:00

26 KiB

Infrastructure

Plusieurs topologies coexistent et ne servent pas la même chose. Ce document dit laquelle vaut dans quel contexte, quelles décisions sont arrêtées, et ce qui manque encore entre elles.

Topologie Sert à Statut
Docker Compose Développer et recetter sur le poste Fait
Docker Compose plus reverse proxy Déployer sur la machine on-premise Fait
Deux projets Compose sur la VM ENI, recette et production Déploiement continu depuis GitHub En cours
Provisionnement Terraform de la VM Préparer la machine et enregistrer le runner En cours
k3s single-node Cible à terme En cours
MLflow (ml/) Tracker les expériences et le registre de modèles en local Fait, non relié aux autres topologies

Poste de développement

Statut : Fait. Défini par docker-compose.yml, projet enervision.

flowchart TB
  subgraph poste["Poste de développement"]
    ng["ng serve<br/>:4200"]
    api["uvicorn --reload<br/>:8000"]
  end

  subgraph compose["docker compose"]
    back["service backend<br/>image construite depuis apps/backend"]
    db[("service db<br/>timescale/timescaledb-ha:pg17")]
  end

  ng -.->|"proxy /api"| api
  api -->|"hôte :5433 vers conteneur :5432"| db
  back -->|"réseau interne, db:5432"| db
Service Image Points notables
db timescale/timescaledb-ha:pg17 Publié sur 5433 côté hôte, 5432 souvent déjà pris. healthcheck pg_isready, 12 tentatives, start_period 40s
backend Construite depuis apps/backend depends_on: db, condition: service_healthy. N'embarque pas le source : toute modification impose docker compose up -d --build backend
prometheus, alertmanager, grafana, exporteurs Images épinglées par tag Profil monitoring, jamais démarrés par make dev. make monitoring-up les lance en --no-deps. Voir 60-observabilite.md
k6 grafana/k6 Profil load, lancé par make load-* le temps d'un tir, sur le réseau du projet. Voir tests/load/README.md

La boucle de développement n'utilise pas le service backend. make db-up puis make dev : seule la base tourne en conteneur, l'API et ng serve tournent sur le poste avec le rechargement à chaud, lancés ensemble par make dev (make dev-backend/make dev-frontend pour lancer l'un des deux seul). Le service backend sert la stack complète et la recette. Les deux occupent le port 8000, ils ne se lancent donc pas ensemble.

Trois pièges sont documentés en tête du docker-compose.yml, ils ne se devinent pas :

  • PGDATA vaut /home/postgres/pgdata/data pour l'image -ha, et non le chemin habituel de l'image postgres. Monté ailleurs, le volume ne retient rien, sans le moindre message.
  • db/init est monté fichier par fichier. Monter le dossier masquerait les scripts d'init de l'image, dont timescaledb-tune. Ajouter un fichier dans db/init/ impose donc une ligne dans le compose. Voir db/README.md.
  • LocalExecutor exécute les tâches comme sous-processus du scheduler, jamais de l'api-server : c'est le scheduler qui a besoin du volume airflow_ml_state (modèle, magasin MLflow).

Airflow (issues #15, #115, #116 et #119)

Quatre services (Airflow 3.3), docker compose profiles non utilisés (démarrage explicite via make airflow-up, pas dans make dev) :

Service Rôle Points notables
airflow-init Migre la base de métadonnées, crée le compte admin Conteneur jetable (restart: "no"), ne redémarre jamais. api-server, dag-processor et scheduler attendent qu'il se termine avec succès
airflow-apiserver UI et API REST (/api/v2), port 8080 LocalExecutor : n'exécute aucune tâche lui-même. Sert aussi l'Execution API que les tâches appellent, d'où le secret JWT partagé
airflow-dag-processor Parse dags/ et publie les DAGs sérialisés Composant à part entière depuis Airflow 3 : le scheduler ne lit plus les fichiers de DAG
airflow-scheduler Planifie et exécute les tâches (LocalExecutor) Les DAGs y tournent en sous-processus (uv run --no-sync python -m ...), c'est lui qui a besoin du volume airflow_ml_state

Airflow 3 impose deux choses que le compose reflète : les tâches ne touchent plus la base de métadonnées et passent par l'Execution API de l'api-server, avec un jeton signé par AIRFLOW_JWT_SECRET (secret partagé entre conteneurs, jamais celui généré au démarrage) ; et l'authentification par défaut (SimpleAuthManager) ne sait pas créer de compte, d'où le FabAuthManager qui garde le compte admin posé par airflow-init. Pas de triggerer : aucun opérateur déférable dans les DAGs.

Construits depuis etl/airflow/Dockerfile, contexte . (racine du repo, pas etl/airflow/) : l'image doit pouvoir COPY les sources de ml/ et de apps/backend/ pour se synchroniser deux environnements Python 3.14 (/opt/ml/.venv et /opt/backend/.venv, uv sync --locked à la construction), distincts du Python 3.12 qui fait tourner Airflow lui-même. Les DAGs shellent vers ces venvs plutôt que d'importer LightGBM, MLflow ou SQLAlchemy dans le process Airflow. Le choix et ses contreparties sont dans l'ADR 0008.

DAG Planification Ce qu'il lance, et où
ml_train manuelle enervision_ml.train, dans /opt/ml/.venv
ml_score 0 * * * * enervision_ml.score, dans /opt/ml/.venv
alertes 15 * * * * app.detection.internal_alerts puis app.cli generate-recommendations, dans /opt/backend/.venv
historical_import manuelle app.etl.historical_import, dans /opt/backend/.venv ; les fichiers de data/raw sont montés en lecture seule dans /opt/data/raw
mock_api_import 45 * * * * app.etl.mock_api_import, dans /opt/backend/.venv ; importe l'heure précédant son déclenchement depuis l'API Mock
derive 30 5 * * * app.monitoring.drift, dans /opt/backend/.venv ; quotidien parce que sa fenêtre couvre 168 h, et sans reprise parce qu'une dérive n'est pas une panne passagère

Le DAG historical_import réutilise le pipeline historique existant sans dupliquer sa logique. Il reste manuel, car le dataset sert à initialiser l'environnement. Le montage ./data/raw:/opt/data/raw:ro permet au scheduler de lire les fichiers CSV/JSON sans pouvoir les modifier.

Le DAG mock_api_import exécute le pipeline API Mock toutes les heures, à la minute :45. Un CronTriggerTimetable explicite lui attribue un intervalle d'une heure, y compris lors d'un déclenchement manuel. Il transmet cet intervalle au script backend et charge les mesures dans les tables communes site et reading. Le décalage à :45 laisse quinze minutes avant le scoring exécuté à l'heure pile, puis quinze minutes supplémentaires avant les alertes à :15. max_active_runs=1 empêche deux exécutions du DAG de se chevaucher.

Le DAG conserve catchup=False pour éviter un rattrapage massif depuis sa date de démarrage. Une interruption du scheduler peut donc créer un intervalle manquant, qui devra être rejoué explicitement par une opération de backfill.

Pourquoi alertes tourne à la quinzième minute. Sa règle anomaly compare une lecture à la prediction du même instant, que ml_score écrit à l'heure pile. Le décalage laisse le scoring finir. Aucune dépendance n'est déclarée entre les deux DAGs pour autant, ni ExternalTaskSensor ni tâche greffée : quatre règles de détection sur cinq ne touchent pas au modèle, et un modèle jamais entraîné ne doit pas priver le parc de ses alertes. Le décalage est donc une convention et non une garantie : le plafond de ml_score est de 30 minutes, et un scoring qui déborde de :15 prive anomaly de la prediction de l'heure, qu'elle ne retrouvera au passage suivant que si sa fenêtre la couvre encore. Les quatre autres règles ne s'en aperçoivent pas.

Ses deux tâches s'enchaînent en revanche (recommendation.alert_id est une clé étrangère NOT NULL), et toutes deux sont rejouables sans risque : l'idempotence est portée par la base, uq_alert_source_reference et uq_recommendation_alert_rule. Chacune a 2 tentatives, 2 minutes d'attente entre elles et un plafond de 5 minutes par tentative : au pire, reprises comprises, l'enchaînement occupe 38 minutes, ce qui le garde sous le pas horaire qu'un max_active_runs=1 rend contraignant.

airflow-init s'appuie sur l'entrypoint de l'image (_AIRFLOW_DB_MIGRATE, _AIRFLOW_WWW_USER_*) plutôt que sur un script maison : l'entrypoint porte le code de sortie, une migration ratée (typiquement la base airflow absente, cf. ci-dessous) fait échouer le service et api-server, dag-processor et scheduler ne démarrent pas sur une base non migrée. Le mot de passe du compte admin passe par l'environnement, jamais par argv (ni ps, ni docker compose config).

Les variables AIRFLOW_* ne sont volontairement pas en ${VAR:?} : Compose interpole le fichier entier avant de filtrer les services, une variable requise manquante casserait make db-up, make dev... pour tout poste dont le .env est antérieur. Elles valent ${VAR:-} et c'est airflow-init qui refuse de démarrer (clé Fernet, clé de session de l'API, secret JWT, mot de passe ou AIRFLOW_APP_SECRET_KEY vides).

Le conteneur reçoit deux variables du backend en plus de ML_DATABASE_URL : DATABASE_URL, en dialecte asyncpg, et APP_SECRET_KEY, alimentée par AIRFLOW_APP_SECRET_KEY. Cette dernière est délibérément différente de celle de l'API. La configuration du backend refuse de se construire sans clé, mais la détection ne signe ni ne vérifie aucun jeton : un Airflow compromis, qui permet déjà d'exécuter du code depuis son interface, ne doit pas livrer par-dessus la clé de signature des JWT.

Pourquoi ml_train est manuel. Réentraîner est coûteux et sa cadence n'est pas une décision prise. Surtout, train.py écrase le modèle sans comparer ses métriques à celles de l'ancien : un cron déploierait silencieusement un modèle dégradé. Tant que ce garde-fou n'existe pas, le déclenchement reste humain. ml_score, lui, est planifié à l'heure, avec max_active_runs=1 (pas deux scorings simultanés dans prediction), 2 tentatives et un plafond de 30 minutes.

CI : .github/workflows/airflow.yml (Python 3.12 via etl/airflow/.python-version) lance lint et tests d'intégrité des DAGs, et construit l'image (elle COPY ml/ et apps/backend/, une modification de l'un ou de l'autre peut donc la casser, d'où leurs chemins dans les déclencheurs) avant de vérifier que les deux environnements s'y importent sans réseau.

Piège à connaître : sur un volume pgdata déjà peuplé (poste de dev existant plutôt que premier make db-up), db/init/120-airflow-database.sql ne se rejoue pas (PostgreSQL n'exécute docker-entrypoint-initdb.d/ que sur un volume vide). Créer la base airflow à la main une fois : docker compose exec db psql -U $POSTGRES_USER -d $POSTGRES_DB -c "CREATE DATABASE airflow;".

libgomp1 est installé explicitement dans l'image (apt-get, en root) : l'image Airflow de base est minimale et n'embarque pas la runtime OpenMP dont LightGBM a besoin, sans quoi l'erreur (OSError: libgomp.so.1) n'apparaît qu'à la première tâche réellement exécutée, pas à la construction de l'image.

MLflow (ml/)

Statut : Fait, en local uniquement. Défini par ml/docker-compose.mlflow.yml, indépendant du docker-compose.yml principal (réseau, volumes et démarrage séparés).

Service Image Points notables
mlflow-db postgres:17 Stocke le tracking store MLflow. Mot de passe obligatoire via MLFLOW_DB_PASSWORD
mlflow Construite depuis ml/ Expose l'UI et l'API MLflow sur 127.0.0.1:5000. Artefacts sur volume mlflow-artifacts, tracking store sur mlflow-db

Portée actuelle : environnement de tracking et de registre de modèles pour le développement local uniquement. Ce compose n'est relié ni à docker-compose.prod.yml, ni aux deux environnements Compose de la VM ENI, ni à la cible k3s. Le magasin utilisé par Airflow pour ml_train/ml_score (SQLite, volume airflow_ml_state) en est distinct — les deux MLflow ne se voient pas tant que MLFLOW_TRACKING_URI n'est pas posé côté Airflow.

Limite connue : le DAG Airflow ml_train enregistre lui aussi une version a chaque execution via registered_model_name (magasin SQLite du volume airflow_ml_state, distinct de ce serveur). Versions et artefacts s'y accumulent sans politique de nettoyage -- fonctionne en l'etat, mais a surveiller si les entrainements deviennent frequents.

Pour relier les runs Airflow (ml_train, magasin SQLite local) a ce serveur MLflow, positionner MLFLOW_TRACKING_URI=http://mlflow:5000 dans l'environnement du service airflow-scheduler (ou http://host.docker.internal:5000 si le serveur MLflow tourne hors du reseau Compose principal), et s'assurer que le conteneur Airflow peut joindre le service mlflow -- ce qui suppose de les rapprocher sur le meme reseau Docker ou d'exposer MLflow autrement qu'en 127.0.0.1 uniquement (cf. point 1 sur l'exposition du port). Non fait a ce jour : aucun besoin de centraliser les runs d'entrainement Airflow et locaux n'a encore ete identifie.

Machine cible, exécution Docker

Statut : Fait. Défini par l'overlay docker-compose.prod.yml, appliqué par-dessus le docker-compose.yml. Écrit et validé sur le poste, jamais encore lancé sur le serveur de l'école. Décision et motifs dans l'ADR 0007.

flowchart LR
  navigateur["Navigateur"]

  subgraph machine["Machine on-premise"]
    proxy["service proxy<br/>nginx:1.31-alpine<br/>:80 et :443"]
    front["service frontend<br/>nginx statique :3000"]
    api["service backend<br/>uvicorn :8000"]
    db[("service db<br/>:5432")]
    mail["service mailpit"]
    sup["profil monitoring<br/>Prometheus, Alertmanager, Grafana"]
  end

  navigateur -->|"HTTPS"| proxy
  proxy -->|"/"| front
  proxy -->|"/api/"| api
  api --> db
  api --> mail
  sup -->|"/metrics, jeton"| api
  sup -->|"rôle supervision, lecture seule"| db
  sup -->|"alertes par courriel"| mail

Le proxy est le seul service à publier des ports sur le réseau. Backend et frontend ne sont plus publiés du tout, la base et l'interface Mailpit sont ramenées sur 127.0.0.1, donc joignables par tunnel SSH et pas autrement. Le détail du routage, les deux modes d'obtention du certificat et la commande de validation hors exécution sont dans infra/proxy/README.md.

Deux conséquences se propagent jusqu'à l'application, et elles ne se devinent pas :

  • Servir le SPA et l'API sous la même origine est ce qui rend le cookie __Secure-ev_refresh utilisable. Sans cela, apiUrl: '/api/v1' ne mène nulle part une fois en conteneur.
  • APP_TRUST_PROXY_HEADERS passe à vrai en même temps, sinon la limitation de débit par IP compte sur l'IP du proxy et devient globale.

Trois environnements sur la même machine

Statut : En cours. Décision et motifs dans l'ADR 0009, étendue à un troisième environnement par l'ADR 0017 ; noms, certificats et frontal sans port dans l'ADR 0018. La VM eadl-2025-nantes-g3 porte le développement, la recette et la production, chacun dans son clone du dépôt, son .env et son projet Compose. Le nom de projet préfixe volumes, réseau et conteneurs : rien n'est partagé. scripts/provision-host.sh prépare les trois dossiers, génère les secrets et les certificats, et ne démarre rien.

Développement Recette Production
Branche, environnement GitHub toute branche lancée à la main, dev dev, rec main, prod
Dossier, projet Compose /srv/enervision/dev, enervision-dev /srv/enervision/rec, enervision-rec /srv/enervision/prod, enervision-prod
URL https://dev.enervision-g3.dynv6.net https://rec.enervision-g3.dynv6.net https://prod.enervision-g3.dynv6.net
Proxy HTTP, HTTPS, PROXY protocol, sur 127.0.0.1 8083, 9443, 9444 8081, 8443, 8444 10080, 10443, 10444
PostgreSQL, Mailpit, Airflow, sur 127.0.0.1 5435, 8027, 8084 5434, 8026, 8082 5433, 8025, 8080
Supervision (profil monitoring) à la demande, make monitoring-up à la demande, make monitoring-up active, COMPOSE_PROFILES=monitoring
Grafana, Prometheus, Alertmanager, sur 127.0.0.1 3003, 9092, 9095 3002, 9091, 9094 3001, 9090, 9093

Les trois noms sont publics chez dynv6 et visent l'IP privée de la VM : rien à déclarer sur les postes du réseau de l'école, et rien n'est joignable hors de ce réseau. Trois noms distincts sont nécessaires : le cookie __Secure-ev_refresh est posé par hôte, pas par port.

Aucune stack ne publie hors de la boucle locale. Le frontal infra/front, sur le réseau de l'hôte, écoute 80 et 443 : il redirige le premier, et aiguille le second d'après le nom demandé (SNI) vers l'écouteur PROXY protocol de la stack visée, sans déchiffrer le TLS. Chaque stack garde son certificat Let's Encrypt, obtenu par défi DNS-01 (make tls-dns01) et renouvelé à chaque déploiement ainsi que chaque nuit par /etc/cron.d/enervision-tls.

Le déploiement est décrit dans 50-cicd.md : un runner GitHub Actions installé sur la VM aligne le dossier sur la branche poussée et lance make stack-up.

Provisionnement de la machine

Statut : En cours. Décision et frontière dans l'ADR 0010 : Terraform provisionne la machine, GitHub Actions déploie l'application. La racine infra/terraform/environments/vm-eni/ fait trois choses, et rien d'autre.

sequenceDiagram
  participant TF as terraform apply
  participant VM as VM eadl-2025-nantes-g3
  participant GH as GitHub

  TF->>VM: SSH, get.docker.com puis docker compose version
  TF->>VM: copie et exécute scripts/provision-host.sh
  VM->>VM: trois clones, trois .env, trois certificats
  TF->>VM: installe actions-runner, config.sh, svc.sh
  VM->>GH: le runner s'enregistre avec le label eni-g3

Aucune image n'y est construite, aucun conteneur lancé : un apply n'interrompt pas la stack qui tourne. Le premier démarrage reste manuel, make stack-up dans chaque dossier ; les suivants sont joués par le runner à chaque push. Terraform ne sait rien de l'état de la stack, c'est la sonde de deploy.yml qui le dit.

Le jeton d'enregistrement du runner est valable une heure et ne vaut que pour une inscription : l'apply n'est pas rejouable sans qu'un administrateur du dépôt en crée un nouveau.

Cible à terme, k3s

Statut : En cours. Le module infra/terraform/modules/k3s/ installe le cluster, depuis la racine infra/terraform/environments/k3s-cible/. Il n'a jamais été appliqué.

flowchart LR
  poste["Poste<br/>terraform apply"]
  kube["kubeconfig local"]

  subgraph serveur["Serveur on-premise"]
    k3s["k3s server single-node<br/>Traefik désactivé"]
    charges["Charges de travail<br/>aucune déclarée"]
  end

  poste -->|"SSH, get.k3s.io"| k3s
  k3s -->|"cat /etc/rancher/k3s/k3s.yaml"| kube
  k3s -.-> charges

Ce que le Terraform fait

sequenceDiagram
  participant TF as terraform apply
  participant SRV as Serveur on-premise
  participant L as Poste local

  TF->>SRV: SSH, curl get.k3s.io puis install server
  TF->>SRV: attend /etc/rancher/k3s/k3s.yaml
  TF->>SRV: ssh cat k3s.yaml
  SRV-->>L: kubeconfig, 127.0.0.1 réécrit en ssh_host

Ce que le Terraform ne fait pas

Il déclare le provider null et lui seul : ni kubernetes, ni helm. Aucun namespace, aucun déploiement, aucun service, aucun ingress. À l'issue d'un apply, on dispose d'un cluster vide et d'un kubeconfig, rien de plus.

Décisions figées

Ces arbitrages sont pris. Ils ne vivaient jusqu'ici que dans des commentaires de code et des description de variables, c'est-à-dire qu'ils ne survivaient pas au premier remaniement.

Décision Raison Où elle est appliquée
k3s single-node plutôt que Kubernetes complet Une seule machine on-premise, pas de plan de contrôle à répartir modules/k3s/main.tf
k3s_version obligatoire, valeur vide refusée Sans épinglage, get.k3s.io installe la dernière version à chaque exécution : le déploiement cesse d'être reproductible validation dans modules/k3s/variables.tf
Traefik désactivé Le choix d'ingress reste ouvert, on ne veut pas en subir un par défaut k3s_disable_components, défaut ["traefik"]
Kubeconfig laissé en 600/root, lu par sudo --write-kubeconfig-mode 644 exposerait cluster-admin à tout utilisateur local de la machine Commentaire et fetch_kubeconfig dans modules/k3s/main.tf
State Terraform en backend local Un seul opérateur, pas d'exécution concurrente, pas de dépendance à un stockage distant versions.tf de chaque racine
.terraform.lock.hcl versionné Fige les versions de provider entre contributeurs et future CI Commentaire dans .gitignore
*.tfvars ignoré, *.tfvars.example versionné Les tfvars portent l'adresse du serveur et le chemin de la clé .gitignore
Désinstallation gérée au destroy k3s-uninstall.sh en on_failure = continue : un serveur injoignable ne bloque pas le destroy modules/k3s/main.tf
Une racine Terraform par machine provisionnée, nommée d'après elle environments/dev laissait croire à un environnement applicatif, alors que rec et prod vivent sur la même machine et ne sont pas provisionnés par Terraform environments/vm-eni, environments/k3s-cible
Terraform provisionne, GitHub Actions déploie Deux chemins pour le même acte de livraison, c'est ce que la revue de #141 relève sur la VM ADR 0010
Connexion SSH par clé, jamais par mot de passe Une variable de mot de passe finit en clair dans le state, ou dans les triggers qui y sont persistés environments/vm-eni/variables.tf, modules/k3s/main.tf
Terminaison TLS par un reverse proxy Nginx en Compose L'ingress k3s supposait un registre et des manifestes qui n'existent pas, à quatre jours du rendu docker-compose.prod.yml, ADR 0007
Certificat auto-signé par défaut, chemin ACME câblé Aucun domaine public ne résout vers la machine : le défi HTTP-01 ne peut pas aboutir scripts/tls-selfsigned.sh, infra/proxy/acme-deploy-hook.sh
Un projet Compose par environnement, sur la même machine Une seule VM, et l'isolation par nom de projet ne demande ni cluster ni registre .env de chaque dossier, ADR 0009
Runner GitHub Actions auto-hébergé sur la VM Les runners hébergés par GitHub ne joignent pas une adresse privée d'école .github/workflows/deploy.yml
Secrets dans le .env de chaque environnement, sur la machine Ni dans git, ni dans GitHub : le runner n'a rien à recevoir scripts/provision-host.sh

Ports et noms

Quoi Valeur Remarque
PostgreSQL, côté hôte 5433 Redirigé vers 5432 dans le conteneur. 5432 est souvent déjà pris
PostgreSQL, côté réseau Compose db:5432 Nom de service, utilisé par DATABASE_URL du service backend
API 8000 Identique en conteneur et hors conteneur
Frontend, ng serve 4200 Boucle de développement. Valeur par défaut d'APP_CORS_ORIGINS
Frontend en conteneur 3000 Ce qu'écoute le nginx de l'image, en conteneur comme côté hôte
Reverse proxy 80 et 443, plus 4443 Les seuls ports publiés par docker-compose.prod.yml, via PROXY_HTTP_PORT, PROXY_HTTPS_PORT et PROXY_FRONT_PORT. 80 ne sert que la redirection et le défi ACME ; 4443 n'accepte que le PROXY protocol du frontal. Sur la VM, tous sur 127.0.0.1
Frontal SNI de la VM 80 et 443 de l'hôte infra/front, seul composant exposé sur le réseau de l'école (ADR 0018)
SSH du serveur 22 par défaut ssh_port, redéfinissable
Base applicative enervision Variable POSTGRES_DB
Base de test enervision_test Créée par db/init/110-test-database.sql, nom attendu en dur par apps/backend/tests/conftest.py
Base de métadonnées Airflow airflow Créée par db/init/120-airflow-database.sql, même conteneur db
Grafana, Prometheus, Alertmanager 3001, 9090, 9093 Sur 127.0.0.1 seulement, profil monitoring. GRAFANA_PORT, PROMETHEUS_PORT, ALERTMANAGER_PORT. 3000 est pris par le frontend
API server Airflow 8080 make airflow-up. Api-server, scheduler et dag-processor ne publient que ce port ; les tâches (LocalExecutor) tournent côté scheduler, sans port propre

Le trou vers k3s

Rien ne relie aujourd'hui ce qui est construit par Compose et ce qui tournerait sur k3s. Compose construit une image backend localement ; k3s ne saurait pas où la trouver. C'est la première question à trancher, avant toute ressource Kubernetes.

Questions ouvertes

  • Quel ingress remplace Traefik le jour de la bascule k3s. Qui termine le TLS est tranché par l'ADR 0007, mais la réponse vaut pour la topologie Compose, pas pour Kubernetes.
  • Quel nom de domaine public, sans lequel Let's Encrypt reste hors d'atteinte et le certificat reste auto-signé.
  • Quel registre d'images, et comment il est alimenté sans CI.
  • Quel stockage persistant côté Kubernetes pour PostgreSQL, et si la base tourne dans le cluster ou à côté.
  • Quelle stratégie de sauvegarde et de restauration des données de mesure.