Les trois environnements passent sur enervision-g3.duckdns.org, rec. et dev. : noms publics qui visent l'IP privée de la VM, donc résolus sans /etc/hosts sur le réseau de l'école et injoignables ailleurs (ADR 0018). - infra/front : nginx sur le réseau de l'hôte, seul exposé en 80 et 443. Aiguille par SNI vers la stack visée sans déchiffrer le TLS, et lui transmet l'IP du client en PROXY protocol. - Proxy de stack : écouteur 4443 en PROXY protocol, real_ip_header ; sans lui, limit_req et get_client_ip() compteraient tous les postes comme un seul. PROXY_FRONT_PORT le publie sur 127.0.0.1. - make tls-duckdns : Let's Encrypt par défi DNS-01 via l'API DuckDNS (acme.sh 3.1.6), rejouable, rejoué à chaque déploiement et chaque nuit. - provision-host.sh fait foi pour l'adressage et les secrets : un .env existant garde ses secrets, reçoit ceux qui manquent (supervision) et voit hôte et ports réalignés. Planifie le renouvellement des certificats. - deploy.yml : nouvelles URL, sonde prod sur 10443, front-up en prod. - Terraform : variable domaine. CI : validation du frontal.
Reverse proxy
Terminaison TLS et routage de la stack déployée. Seul composant publié sur le réseau : il écoute en 80 et 443, et rien d'autre ne sort du réseau Compose.
nginx.conf: blochttp, journalisation, compression, zones de limitation de débit.conf.d/enervision.conf: redirection 80 vers 443, terminaison TLS, en-têtes de sécurité, routage.tls/: les deux fichiers que nginx lit,fullchain.pemetprivkey.pem. Ignorés par git.acme-deploy-hook.sh: recopie le résultat de certbot danstls/.
Pas de Dockerfile : l'image officielle nginx:1.31-alpine est utilisée telle quelle et la
configuration est montée en volume par docker-compose.prod.yml.
L'overlay emploie les marqueurs !override et !reset, qui demandent Docker Compose 2.24.4
ou plus récent. Sur une version antérieure, la fusion échoue au lieu de dépublier les ports.
Les ports publiés sont PROXY_HTTP_PORT et PROXY_HTTPS_PORT, 80 et 443 par défaut. Quand deux
environnements partagent la machine (ADR 0009),
la recette publie 8443 et ramène son port 80 sur 127.0.0.1:8081 : la redirection ci-dessous
renvoie vers https://$host sans port, donc vers la production. PUBLIC_ORIGIN porte alors
l'origine avec son port pour le CORS et le lien de réinitialisation.
Routage
| Chemin | Destination | Remarque |
|---|---|---|
/.well-known/acme-challenge/ |
/var/www/certbot sur le port 80 |
Seul chemin non redirigé vers HTTPS |
/api/v1/auth/ + login, password, forgot-password, reset-password |
backend:8000 |
Zone resserrée, 30 requêtes par minute |
/api/ |
backend:8000 |
Préfixe /api/v1 préservé tel quel, 20 requêtes par seconde |
/ |
frontend:3000 |
Le SPA, qui renvoie index.html sur les routes inconnues |
La zone resserrée ne couvre que les routes qui vérifient un secret. /auth/me et /auth/refresh
partent à chaque chargement de page et restent dans la zone générale : derrière un NAT, où une
seule adresse porte tous les postes, les y soumettre aurait produit des 429 en usage normal.
L'interface Airflow, celle de Mailpit et la base ne passent pas par le proxy : l'overlay les
ramène sur 127.0.0.1, donc joignables par tunnel SSH et pas autrement. Les publier derrière le
proxy demanderait une authentification propre, qui n'est pas la leur.
/docs, /redoc, /openapi.json, /static et /metrics sont montés par l'API à la racine,
pas sous /api. Ils tombent donc dans location /, donc sur le SPA : ils ne sont pas joignables
depuis l'extérieur, sans qu'aucune règle de blocage ait à être écrite. Y toucher, c'est les
exposer.
Certificat : deux modes, un seul emplacement
nginx lit toujours tls/fullchain.pem et tls/privkey.pem. Seule leur fabrication change, la
configuration n'a jamais à bouger.
Démonstration, certificat auto-signé
make tls-selfsigned PUBLIC_HOST=enervision.local
make stack-up
Le navigateur avertira d'un émetteur inconnu : c'est attendu, et c'est le seul mode exploitable tant que la machine cible n'a pas de nom de domaine public.
Let's Encrypt
Le défi HTTP-01 exige un nom de domaine résolvable publiquement et le port 80 joignable
depuis Internet. La cible documentée aujourd'hui (ssh_host = "10.0.0.10", serveur de l'école)
ne remplit ni l'une ni l'autre condition : le chemin ci-dessous est livré et documenté, il n'a
pas été exercé.
make stack-up # nginx doit tourner pour servir le défi
make tls-acme PUBLIC_HOST=enervision.fr ACME_EMAIL=ops@enervision.fr
Renouvellement, à passer en tâche planifiée sur la machine :
17 3 * * * cd /srv/enervision && make tls-renew >> /var/log/enervision-tls.log 2>&1
Let's Encrypt par DNS-01, le mode de la VM
La VM n'a qu'une IP privée : le défi HTTP-01 y est impossible. Ses trois noms sont chez DuckDNS, dont l'API pose l'enregistrement TXT du défi DNS-01, et acme.sh le fait sans rien ouvrir (ADR 0018).
make tls-duckdns # PUBLIC_HOST lu dans .env, jeton dans ../duckdns.token (600)
La cible est rejouable : acme.sh ne renouvelle qu'à trente jours de l'échéance, installe le
résultat dans tls/ et recharge le proxy s'il tourne. Son état vit dans acme/, ignoré par git.
deploy.yml la rejoue avant chaque make stack-up, et /etc/cron.d/enervision-tls chaque nuit.
Écouteur PROXY protocol
Sur la VM, le frontal infra/front relaie les connexions TLS sans les déchiffrer. Reçues sur
443, elles porteraient son adresse, et limit_req comme get_client_ip() compteraient tous les
postes comme un seul. Le port 4443 ne les accepte qu'avec l'en-tête PROXY protocol, d'où
real_ip_header proxy_protocol tire l'IP du client ; seules les adresses des réseaux Docker ont
le droit de l'annoncer, et le port n'est publié que sur 127.0.0.1 (PROXY_FRONT_PORT).
Vérifier la configuration sans démarrer la stack
nginx -t charge les certificats : tls/ doit être rempli, par make tls-selfsigned au besoin.
docker run --rm \
-v "$PWD/infra/proxy/nginx.conf:/etc/nginx/nginx.conf:ro" \
-v "$PWD/infra/proxy/conf.d:/etc/nginx/conf.d:ro" \
-v "$PWD/infra/proxy/tls:/etc/nginx/tls:ro" \
nginx:1.31-alpine nginx -t
Monter infra/proxy/ entier sur /etc/nginx échouerait : mime.types vient de l'image.