L'avertissement affirmait qu'aucune table applicative n'existait, vingt lignes avant la liste des tables d'authentification. La section « Modèle métier » décrivait un modèle candidat que la « Modélisation détaillée » contredit depuis la livraison du schéma : elle disparaît, et le gabarit d'hypertable s'appuie désormais sur la révision réelle. Les conventions annonçaient une colonne de partitionnement nommée horodatage, alors qu'elle s'appelle timestamp. Les six tables data prennent leur nom au singulier, et les questions tranchées par le schéma sortent des questions ouvertes.
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Données
PostgreSQL 17 avec l'extension TimescaleDB. Le choix, ses alternatives et ses conséquences sont dans l'ADR 0001, qui fait foi. Ce document décrit le système qui en découle.
Ce que couvre ce document
Dix tables applicatives existent : quatre pour l'authentification, six pour les données
d'énergie, dont l'hypertable reading. Les sections marquées Fait relèvent le code. Celles
marquées Cible décrivent ce qui n'est pas écrit, au premier rang desquelles la chaîne
d'ingestion, les agrégats continus, la compression et la rétention.
Trois emplacements, trois rôles
C'est la règle que l'ADR 0001 existe surtout pour fixer. La confondre coûte cher : un script placé au mauvais endroit ne s'exécute jamais, ou s'exécute deux fois.
| Emplacement | Contenu | Quand ça s'exécute |
|---|---|---|
db/init/ |
Extensions, bases annexes | Une seule fois, à la première initialisation du conteneur, quand PGDATA est vide. Ne rejoue jamais |
db/migrations/ |
SQL versionné qui ne découle pas du schéma applicatif : rétention, compression | À la main, aujourd'hui vide |
apps/backend/alembic/ |
Le schéma exposé par l'API, et lui seul | alembic upgrade head, c'est Base.metadata qui fait foi |
Une hypertable relève des deux derniers : Alembic crée la table, et le create_hypertable()
vit dans la même révision. Les séparer rendrait le schéma irreproductible depuis un seul
alembic upgrade head.
Détail de db/init/ et du piège de montage : db/README.md.
Ce qui existe
Statut : Fait.
db/init/100-extensions.sqlcrée l'extensiontimescaledb.db/init/110-test-database.sqlcréeenervision_test, dont le nom est attendu en dur parapps/backend/tests/conftest.py.- Cinq révisions Alembic. La première,
5353c0e4f094, ne crée aucune table : elle établitalembic_versionet refuse de s'appliquer si l'extension manque :
IF NOT EXISTS (SELECT 1 FROM pg_extension WHERE extname = 'timescaledb') THEN
RAISE EXCEPTION 'extension timescaledb absente, voir db/init et db/README.md';
END IF;
Cette garde forme paire avec le 503 de /api/v1/health/ready. Un bootstrap sauté ne se voit pas
au démarrage de l'API : ces deux gardes le rendent visible tôt, des deux côtés.
Les trois suivantes créent les tables de l'authentification, décrites plus bas : app_user,
puis login_attempt et audit_log, puis refresh_token. La cinquième, e6d2026091501, crée
les six tables de données décrites en fin de document et déclare l'hypertable reading.
Cycle de vie d'une mesure
Statut : Cible, sauf l'hypertable reading qui existe. Ni l'ingestion, ni les agrégats
continus, ni la compression, ni la rétention ne sont écrits.
flowchart LR
src["Source de mesures"] -.-> ing["Ingestion Airflow"]
ing -.-> hy[("Hypertable reading")]
hy -.-> agg[("Agrégat continu")]
hy -.-> comp["Compression"]
hy -.-> ret["Rétention"]
agg -.-> api["API FastAPI"]
agg -.-> graf["Grafana"]
Les lectures de l'API et de Grafana visent l'agrégat continu, pas la table brute : c'est tout l'intérêt de TimescaleDB, et cela doit rester vrai quand les volumes augmenteront.
Tables d'authentification
Statut : Fait. Elles ne sont pas des séries temporelles et n'ont donc rien à voir avec les
hypertables ; elles vivent dans apps/backend/alembic/, qui porte le schéma exposé par l'API.
erDiagram
APP_USER ||--o{ REFRESH_TOKEN : ouvre
APP_USER {
uuid id PK
string email UK
text password_hash
text role
text kind
bool is_active
bool must_change_password
timestamptz credentials_changed_at
}
REFRESH_TOKEN {
uuid id PK
uuid family_id
uuid user_id FK
bytea token_hash UK
timestamptz expires_at
timestamptz rotated_at
timestamptz revoked_at
text revoked_reason
uuid replaced_by
}
LOGIN_ATTEMPT {
bigint id PK
timestamptz occurred_at
string email_tried
inet client_ip
text outcome
}
AUDIT_LOG {
bigint id PK
timestamptz occurred_at
uuid actor_id
text actor_email
text action
jsonb detail
}
Quatre choix de modélisation portent une intention et se défendent seuls :
app_useret nonuser:userest un mot réservé PostgreSQL, raccourci deCURRENT_USER. Le nom rappelle en prime qu'il s'agit d'un compte applicatif, par opposition au rôle PostgreSQL qui portera le cantonnement de l'ETL.credentials_changed_at, une seule colonne, couvre le changement de mot de passe, le changement de rôle et la désactivation. Un compteur de version ne dirait rien à un humain qui lit un audit.refresh_token.expires_atest absolu et hérité du prédécesseur à chaque rotation. S'il glissait, la promesse de sept jours serait fictive et une session active ne finirait jamais.audit_log.actor_idn'a aucune clé étrangère, etactor_emailcommeactor_rolesont dénormalisés. Une contrainteON DELETE SET NULLdéclencherait unUPDATEque le déclencheur d'ajout seul refuserait. Voir l'ADR 0004.
audit_log porte deux déclencheurs qui refusent UPDATE, DELETE et TRUNCATE. Elle n'est
donc pas une hypertable : une politique de rétention émettrait des DELETE qu'ils
refuseraient. login_attempt, à l'inverse, est faite pour se purger, puisque son volume est
piloté par l'attaquant.
Gabarit de révision créant une hypertable
Conforme à la règle de l'ADR 0001 : table et hypertable dans la même révision. La révision
e6d2026091501 en est l'exemple réel, réduit ici à l'essentiel.
def upgrade() -> None:
op.create_table(
"reading",
sa.Column("reading_id", sa.BigInteger(), autoincrement=True, nullable=False),
sa.Column("site_id", sa.Text(), nullable=False),
sa.Column("timestamp", sa.DateTime(timezone=True), nullable=False),
sa.PrimaryKeyConstraint("reading_id", "timestamp"),
)
op.execute(
"SELECT create_hypertable('reading', by_range('timestamp'), "
"create_default_indexes => FALSE)"
)
def downgrade() -> None:
op.drop_table("reading")
La clé primaire inclut la colonne de temps parce que TimescaleDB l'exige : toute contrainte
unique d'une hypertable doit porter la colonne de partitionnement, et une clé sur le seul
reading_id serait refusée par create_hypertable.
create_default_indexes => FALSE écarte l'index que TimescaleDB pose d'office sur la seule
colonne de temps : les index déclarés dans la révision le couvrent déjà.
drop_table suffit au retour arrière : supprimer la table supprime l'hypertable et ses partitions.
Conventions
- Noms au singulier, en minuscules, sans préfixe de table :
app_user,reading. - Toute colonne de temps en
timestamptz. Jamais detimestampnu : une mesure sans fuseau devient ininterprétable dès le premier changement d'heure. - La colonne de partitionnement entre dans la clé primaire. Dans
readingelle s'appelletimestamp: c'est un nom de colonne, son type restetimestamptz. - Les politiques de rétention et de compression vont dans
db/migrations/, pas dans Alembic : elles ne découlent pas du schéma applicatif. - Tout modèle doit être importé dans
app/models/__init__.py, sans quoialembic revision --autogeneratene le voit pas et génère undropde sa table.
Questions ouvertes
Elles relèvent du jalon J2, « valider le périmètre retenu ». Le schéma est livré : ce qui suit porte sur son exploitation, plus sur sa forme.
- Quelle granularité à l'ingestion : la seconde, la minute, le quart d'heure.
- Quels agrégats continus, et sur quelles fenêtres.
- Quelle profondeur de rétention en données brutes, et à partir de quand on compresse.
- Multi-tenant ou non : un site appartient-il à un client, et faut-il cloisonner les lectures.
Modélisation détaillée des données
Cette modélisation prend en compte les fichiers CSV historiques, leurs métadonnées JSON et les données de l’API Mock. Elle comprend six tables, depuis le stockage des mesures jusqu’aux recommandations proposées à l’utilisateur.
Schéma de données
Le diagramme ci-dessous présente les tables et leurs relations.
La révision e6d2026091501 les crée.
Figure : Modélisation des données EnerVision.
Description des tables
Chaque table remplit un rôle précis dans le traitement et l’exploitation des données.
| Table | Rôle | Origine des informations |
|---|---|---|
dataset |
Identifier les jeux historiques, retrouver leurs fichiers et conserver leurs métadonnées | Archive CSV/JSON et informations ajoutées lors de l’import |
site |
Regrouper les informations des sites : identifiant, nom, type et caractéristiques disponibles | CSV et API Mock /api/v1/sites |
reading |
Stocker les mesures, leur provenance, leur qualité et les éventuelles valeurs imputées | CSV et API Mock /current et /readings |
prediction |
Conserver les prévisions, leur période cible et la référence du modèle utilisé | Traitements ML d’EnerVision |
alert |
Enregistrer les alertes, leur type, leur gravité et leur message | API Mock /alerts et détections EnerVision |
recommendation |
Proposer des actions et expliquer la règle qui les motive | Règles métier d’EnerVision |
Les anomalies historiques décrites dans les JSON sont conservées
dans dataset.metadata. Elles servent à l’analyse des données
et ne sont pas considérées comme des alertes actuelles.
Relations entre les tables
- Un site possède plusieurs mesures, prévisions et alertes.
- Un jeu de données historique contient plusieurs mesures CSV.
- Les mesures API ne sont pas rattachées à un dataset historique.
- Une alerte peut être associée à une prévision du même site.
- Une alerte peut donner lieu à plusieurs recommandations.
