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T
Johan LEROY d687d7dc58 fix(deploy): passe de DuckDNS à deSEC, filtré par l'école
Le filtrage du réseau de l'école bloque duckdns.org, site et API, depuis
les postes comme depuis la VM : sans API, pas de défi DNS-01. deSEC
(dedyn.io) répond depuis les deux.

- Domaine enervision-g3.dedyn.io ; provision-host.sh publie par l'API
  deSEC l'enregistrement du domaine et son joker vers la VM.
- make tls-desec remplace tls-duckdns. acme.sh recopie le jeton dans
  acme/account.conf : le dossier est retiré aux autres comptes.
- deploy.yml ne demande un certificat qu'à un .env déjà réaligné sur
  le domaine deSEC, pour ne pas faire échouer un déploiement en cours
  de migration.
2026-09-23 11:38:44 +02:00

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0018 - Noms deSEC, certificats Let's Encrypt par DNS-01 et frontal SNI sans port

  • Statut : accepté
  • Date : 2026-09-23

Contexte

Les trois environnements de la VM ENI (ADR 0009, ADR 0017) répondaient sur enervision.local, rec.enervision.local:8443 et dev.enervision.local:9443, avec des certificats auto-signés. Chaque poste devait éditer son /etc/hosts et accepter trois avertissements du navigateur : rien de présentable à un jury, et rien d'utilisable par quelqu'un qui n'a pas la main sur son poste.

Contraintes : la VM n'a qu'une IP privée, 10.101.200.37, que ni Internet ni Let's Encrypt ne joignent, et le réseau de l'école ne doit pas être touché. Vérifications faites le 23/09 : les résolveurs de l'école rendent bien une adresse privée pour un nom public, la VM sort en HTTPS vers Let's Encrypt et vers l'API de deSEC, mais le filtrage de l'école bloque duckdns.org, site et API, depuis les postes comme depuis la VM.

Décision

Des noms publics qui visent l'IP privée. enervision-g3.dedyn.io, zone gratuite de deSEC, porte la prod, et un enregistrement joker * porte rec. et dev.. provision-host.sh publie ces deux enregistrements par l'API deSEC : le DNS est décrit par le code comme le reste. Tout poste du réseau de l'école les résout sans configuration ; hors de ce réseau, l'IP ne mène nulle part.

Des certificats Let's Encrypt par défi DNS-01. Le défi passe par l'API deSEC, qui pose l'enregistrement TXT : Let's Encrypt n'a jamais à joindre la VM. make tls-desec (acme.sh épinglé) le joue dans chaque stack ; il ne renouvelle qu'à échéance, d'où son rejeu à chaque déploiement et chaque nuit par cron. Un certificat par environnement plutôt qu'un joker : chaque stack garde le sien, et la clé de la prod n'est pas lisible depuis le clone de dev.

Un frontal SNI sur 443, le seul composant exposé. infra/front, un nginx sur le réseau de l'hôte, lit le nom demandé dans le ClientHello et relaie le flux TLS intact vers la stack visée, publiée sur la boucle locale. Il ne détient aucun certificat. Le port 80 y redirige vers HTTPS. Les URL perdent leur port.

Le PROXY protocol entre frontal et stacks. Relayé tel quel, le flux arriverait avec l'IP du frontal : limit_req et get_client_ip() compteraient tous les postes comme un seul, et un utilisateur bloquerait la connexion de tous. Chaque proxy de stack reçoit donc le frontal sur un écouteur dédié, 4443, qui exige l'en-tête PROXY protocol et en tire l'IP du client. Le 443 de la stack reste sans PROXY protocol, pour les postes de développement et la sonde du déploiement.

scripts/provision-host.sh fait foi pour l'adressage et les secrets. Un .env existant garde ses secrets, reçoit ceux qui lui manquent et voit hôte, ports et profils réalignés sur le tableau du script. C'est ce qui permet de migrer trois .env nés avant ce changement, et le clone de la prod, en retard sur main, sans dépendre de son .env.example.

Alternatives écartées

  • Garder /etc/hosts et l'auto-signé : trois manipulations par poste et trois avertissements, précisément ce qu'il fallait supprimer.
  • DuckDNS : premier choix, inscription en un clic, mais bloqué par le filtrage de l'école : sans son API, pas de défi DNS-01.
  • nip.io ou sslip.io : résolution sans compte, mais aucun moyen d'y obtenir un certificat.
  • Services à certificat joker public (traefik.me, local-ip.co) : leur clé privée est publiée par conception, n'importe qui peut usurper ces noms.
  • Tunnel vers Internet (Cloudflare Tunnel, Tailscale Funnel) : accès depuis l'extérieur, mais l'application serait exposée hors de l'école, décision refusée.
  • Autorité de certification interne (mkcert, step-ca) : chaque poste devrait l'installer.
  • Terminaison TLS au frontal : un seul endroit pour les certificats, mais les stacks recevraient du HTTP clair que leur proxy redirige vers HTTPS, et en-têtes de sécurité comme limitation de débit seraient à déplacer. Le relais SNI ne touche à rien de tout cela.
  • Domaine acheté : plus présentable, mais un achat et un compte de plus pour un bénéfice nul sur l'accès. Seule DOMAINE changerait.

Conséquences

  • L'objection de l'ADR 0009 à un proxy frontal, qui aurait dû joindre plusieurs réseaux Compose aux services homonymes, tombe : le frontal ne joint que des ports de la boucle locale.
  • Sans le frontal, plus rien n'est joignable sur la VM. deploy.yml le relance à chaque déploiement de la prod, et son restart: unless-stopped le ramène après un redémarrage.
  • Le jeton deSEC vit dans /srv/enervision/desec.token, jamais dans git, GitHub ni le state Terraform ; acme.sh en garde une copie dans infra/proxy/acme/, retirée à la lecture des autres comptes. Qui le détient peut repointer les trois noms.
  • deSEC devient une dépendance : s'il tombe, les noms cessent de résoudre et les renouvellements échouent. Les certificats valent 90 jours, la marge est large.
  • Un filtrage de l'école qui viendrait à bloquer deSEC arrêterait les renouvellements, pas les noms : la résolution passe par les serveurs DNS de l'école, pas par le site.
  • Les noms sont publics mais ne mènent qu'à une IP privée : ils révèlent l'existence de la VM, pas son contenu.