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ENI-projet-piscine/docs/architecture/31-contrat-authentification.md
Johan LEROY fabd073aaf fix(backend): documente le 403 CSRF de require_trusted_origin
Le contrat OpenAPI et 31-contrat-authentification.md passaient sous
silence le 403 leve par require_trusted_origin sur refresh, logout,
logout-all et password. Ajoute REPONSE_ORIGINE_REFUSEE, regenere
openapi.json et etend test_openapi.py pour verifier que ces quatre
routes le declarent.
2026-09-16 11:22:40 +02:00

7.3 KiB

Contrat d'authentification, côté frontend

Ce que le frontend doit savoir pour coder la connexion, et rien de plus. Le raisonnement est dans l'ADR 0002.

Statut : Fait côté backend, Cible côté Angular.

En une phrase

Le jeton d'accès vit en mémoire JavaScript et part dans l'en-tête Authorization. Le jeton de rafraîchissement est un cookie HttpOnly que le code ne voit jamais et n'a pas à gérer : il suffit d'envoyer les requêtes avec withCredentials.

Endpoints

Méthode Chemin Authentification Réponse
POST /api/v1/auth/login aucune 200 TokenResponse
POST /api/v1/auth/refresh cookie 200 TokenResponse
POST /api/v1/auth/logout cookie 204
POST /api/v1/auth/logout-all jeton d'accès 204
POST /api/v1/auth/password jeton d'accès 200 TokenResponse
GET /api/v1/auth/me jeton d'accès 200 PrincipalResponse
GET /api/v1/users jeton d'accès, admin 200 UserResponse[]
POST /api/v1/users jeton d'accès, admin 201 TemporaryPasswordResponse
PATCH /api/v1/users/{id} jeton d'accès, admin 200 UserResponse
POST /api/v1/users/{id}/password-reset jeton d'accès, admin 200 TemporaryPasswordResponse

Le schéma exact est dans apps/backend/openapi.json, lisible sans lancer l'API, et servi par /docs en local et en développement. La table des codes d'erreur ci-dessous reste la référence de comportement, le schéma celle de forme.

Charges utiles

// POST /auth/login
{ "email": "operateur@enervision.fr", "password": "..." }

// TokenResponse, rendu par login, refresh et password
{
  "access_token": "eyJ...",
  "token_type": "bearer",
  "expires_in": 900,
  "principal": {
    "id": "3f2a...",
    "email": "operateur@enervision.fr",
    "role": "lecteur | operateur | admin",
    "kind": "human",
    "must_change_password": false
  }
}

// POST /auth/password
{ "current_password": "...", "new_password": "..." }   // 12 à 128 caractères

Le secret de rafraîchissement n'apparaît jamais dans le corps de la réponse.

Codes d'erreur à traiter

Code Quand Ce que fait le frontend
401 sur /auth/login identifiants faux, compte désactivé, compte inconnu afficher le message générique tel quel, ne rien déduire de plus
429 sur /auth/login trop de tentatives afficher l'attente, l'en-tête Retry-After donne les secondes
401 avec WWW-Authenticate: ... error="expired" jeton d'accès périmé rafraîchir, puis rejouer la requête
401 avec error="token_stale" rôle changé ou compte désactivé pendant la session rafraîchir ; si le rafraîchissement échoue, déconnecter
401 avec error="invalid_token" jeton illisible ou compte disparu déconnecter
401 sur /auth/refresh session révoquée, expirée ou rejouée déconnecter et renvoyer vers la page de connexion
403 avec detail: "password_change_required" mot de passe provisoire rediriger vers l'écran de changement de mot de passe
403 avec detail: "Droits insuffisants" rôle trop bas masquer ou griser l'action, ne pas déconnecter
403 sur /auth/refresh, /logout, /logout-all, /password origine hors liste autorisée (voir « Origines autorisées ») erreur de configuration réseau, pas un cas à gérer par l'utilisateur
422 corps invalide le détail donne champ et type, jamais la valeur envoyée

Les quatre règles qui comptent

1. Le jeton d'accès ne se persiste jamais. Ni localStorage, ni sessionStorage, ni cookie : un signal dans un service racine. Un rechargement de page le perd, c'est voulu.

2. Au démarrage de l'application, appeler /auth/refresh. C'est ce qui restaure la session après un rechargement, via provideAppInitializer. Un 401 y est normal : il signifie simplement qu'il n'y a pas de session, on affiche la page de connexion.

3. Un seul rafraîchissement en vol à la fois. C'est une exigence, pas une optimisation. Cinq requêtes parallèles qui prennent cinq fois 401 déclencheraient cinq rotations concurrentes ; le serveur n'en accepte qu'une et considère les autres comme un rejeu, ce qui révoque toute la session. L'utilisateur serait déconnecté à chaque chargement de page.

// Dans l'intercepteur : une seule rotation partagée par tous les appelants.
private rotation$?: Observable<TokenResponse>;

private rafraichir(): Observable<TokenResponse> {
  this.rotation$ ??= this.http.post<TokenResponse>('/api/v1/auth/refresh', {}, { withCredentials: true })
    .pipe(finalize(() => (this.rotation$ = undefined)), shareReplay(1));
  return this.rotation$;
}

4. Toutes les requêtes vers /auth/* portent withCredentials: true. Sans quoi le cookie n'est pas envoyé et le rafraîchissement échoue toujours.

  • Nom ev_refresh en local, __Secure-ev_refresh ailleurs. Le code ne le lit jamais.
  • HttpOnly, SameSite=Strict, Path=/api/v1/auth. Il n'est donc envoyé que sur ces routes.
  • Secure dès que l'environnement n'est pas local, donc HTTPS obligatoire hors poste de développement.
  • HttpOnly empêche de voler le cookie, pas de s'en servir : une XSS peut appeler /auth/refresh depuis l'origine de la victime. La vraie défense contre ce cas reste de ne pas avoir de XSS.

Dev et production, le point à ne pas rater

En développement, proxy.conf.json fait passer /api par localhost:4200, donc tout est même origine et le cookie marche sans rien configurer.

En production, src/environments/environment.ts contient encore le gabarit http://localhost:8000/api/v1, en HTTP simple et sur une autre origine. Dans cet état, aucun cookie Secure ne sera posé et l'authentification ne fonctionnera pas.

Deux corrections, à faire avant la démonstration :

  1. passer apiUrl à /api/v1 et servir le SPA et l'API sous la même origine, via un location /api dans le nginx.conf du conteneur frontend ou via l'ingress ;
  2. servir en HTTPS.

Et au moins une fois avant la soutenance, lancer le front sans le proxy, en cross-origin réel : c'est le seul moyen d'exercer le préflight CORS et SameSite, que le proxy masque.

Origines autorisées

Le backend ne monte le middleware CORS que si APP_CORS_ORIGINS est renseigné, et refuse de démarrer hors local si la liste est vide. Les routes portant le cookie vérifient en plus l'en-tête Origin : une origine absente de la liste reçoit un 403.

Méthodes autorisées : GET, POST, PATCH, PUT, DELETE, OPTIONS. En-têtes autorisés : Authorization, Content-Type. En-tête exposé : Retry-After.

Premier compte

Créé en ligne de commande côté serveur (make bootstrap-admin EMAIL=...), avec must_change_password à vrai. La première connexion renvoie donc 403 password_change_required sur toute route métier, et seuls /auth/me et /auth/password répondent. L'écran de changement de mot de passe doit exister avant la démonstration.

Idem pour tout compte créé par un administrateur : le mot de passe provisoire est affiché une seule fois dans la réponse, il n'est plus jamais récupérable.