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ENI-projet-piscine/docs/adr/0007-terminaison-tls-et-reverse-proxy-nginx.md
T
Johan LEROY bc75528616 fix(infra): lève les points de revue du reverse proxy
Compose interpole tout le fichier avant n'importe quelle sous-commande : la garde
`${PUBLIC_HOST:?}` de l'overlay cassait `stack-down` et `stack-logs` autant que le
démarrage. La valeur retombe sur `enervision.local`, et `stack-up` vérifie à la place
que le certificat présent couvre l'hôte demandé, ce qui est la condition réelle à tenir.

La CSP `script-src 'self'` bloquait le gestionnaire `onload` que l'inlining du CSS
critique d'Angular pose sur la feuille de styles : l'application se serait affichée sans
style derrière le proxy. `inlineCritical` passe à faux, le build de production ne produit
plus aucun script en ligne.

La zone de limitation resserrée ne couvre plus que les routes qui vérifient un secret.
Derrière le NAT de l'école, où une seule adresse porte toute la promotion, `/auth/me` et
`/auth/refresh` y auraient produit des 429 en usage normal.

Enfin `certbot/certbot` est épinglé en v5.8.0 pour que Dependabot puisse le suivre, le
proxy attend une API saine plutôt que démarrée, et la redirection vers `$host` est actée
comme risque accepté : figer un nom canonique couperait l'accès par adresse IP, seule
voie ouverte sur la machine cible.
2026-09-21 12:11:32 +02:00

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8.4 KiB
Markdown

# 0007 - Terminaison TLS par un reverse proxy Nginx, en Docker Compose
- Statut : accepté
- Date : 2026-09-21
## Contexte
Quatre documents désignaient le même trou. `10-infra.md` ouvrait ses questions par « Quel ingress
remplace Traefik, et qui termine le TLS ». `00-vue-ensemble.md` rangeait « TLS, HSTS et CSP » dans
« Absent, et assumé ». `owasp-traceabilite.md` laissait la ligne API8 transport ouverte.
`31-contrat-authentification.md` listait deux corrections « à faire avant la démonstration » :
servir le SPA et l'API sous la même origine, et servir en HTTPS.
Ce n'est pas un durcissement facultatif, c'est une condition de fonctionnement. Les deux fichiers
`apps/frontend/src/environments/environment*.ts` portent `apiUrl: '/api/v1'`, en relatif. En
développement, `proxy.conf.json` route `/api` vers l'API. Une fois en conteneur, plus rien ne le
fait : l'application déployée ne peut pas appeler son API. Et le cookie de rafraîchissement prend
le préfixe `__Secure-` dès que `APP_ENV` sort de `local`, donc sans HTTPS il n'est jamais posé et
l'authentification ne tient pas au rechargement de page.
La contrainte qui cadre tout le reste : **aucun nom de domaine public n'existe**. La cible
documentée est le serveur on-premise de l'école, `ssh_host = "10.0.0.10"` dans le
`terraform.tfvars.example`. Sur une adresse privée, le défi HTTP-01 de Let's Encrypt ne peut pas
aboutir, faute de DNS public et de port 80 entrant.
## Décision
**Un service `proxy` dans Docker Compose**, image officielle `nginx:1.28-alpine`, seul composant à
publier des ports sur la machine : 80 et 443. Backend et frontend ne sont plus publiés du tout, la
base et l'interface Mailpit sont ramenées sur la boucle locale. La stack complète est décrite par
l'overlay `docker-compose.prod.yml`, le `docker-compose.yml` restant la boucle de développement.
**Le SPA et l'API sont servis sous la même origine** : `/` vers le conteneur frontend, `/api/` vers
l'API en préservant le préfixe `/api/v1`. Le CORS cesse d'être un mécanisme de production et
redevient ce qu'il est, un filet pour les appels croisés qui ne devraient plus exister.
**nginx lit toujours les deux mêmes fichiers**, `/etc/nginx/tls/fullchain.pem` et `privkey.pem`.
Seule leur fabrication varie : un script `openssl` pour la démonstration, le `--deploy-hook` de
certbot quand un domaine existera. La configuration nginx ne connaît pas la différence et n'aura
pas à changer le jour de la bascule.
**Le proxy pose HSTS et CSP**, que l'application refuse de poser. Ce refus est verrouillé par
`tests/api/test_hardening.py::test_the_application_never_sets_hsts_itself` : l'application ne peut
pas savoir si elle est jointe en HTTPS, le terminateur, si.
## Pourquoi Compose et pas l'ingress k3s
Le module `infra/terraform/modules/k3s/` installe un cluster et rien d'autre. Il ne déclare que le
provider `null`, aucun namespace, aucun déploiement, aucun service, aucun ingress, et il n'a jamais
été appliqué. Passer par un ingress supposait d'abord de combler tout ce qui manque entre les deux
topologies : un registre d'images alimenté, des manifestes pour le front, l'API et la base, un
stockage persistant pour PostgreSQL. C'est le chantier que `10-infra.md` nomme « le trou entre les
deux topologies », et il ne tient pas dans le jalon.
Compose, lui, fait déjà tourner les quatre services sur un réseau commun. Le proxy y entre comme un
cinquième service, sans rien déplacer. La décision de désactiver Traefik reste valable : le choix
d'ingress n'est pas tranché ici, il est repoussé avec le reste de la bascule Kubernetes.
## Ce que le proxy n'expose pas, et pourquoi c'est structurel
`/docs`, `/redoc`, `/openapi.json`, `/static` et `/metrics` sont montés par l'API **à la racine**,
pas sous le préfixe `/api`. Avec un routage où seul `/api/` part vers l'API, ils tombent dans
`location /`, donc sur le SPA, donc hors d'atteinte publique. Aucune règle de blocage n'est
nécessaire, et il n'y en a pas : le jour où quelqu'un routera la racine vers l'API pour « réparer »
Swagger, il publiera les métriques avec.
## Conséquences
- `APP_ENV`, `APP_DEBUG`, `APP_CORS_ORIGINS`, `APP_TRUST_PROXY_HEADERS` et le TLS changent
ensemble, dans le même fichier. Hors `local`, la configuration refuse de démarrer sans origine
CORS, et le cookie devient `__Secure-ev_refresh`.
- `APP_TRUST_PROXY_HEADERS` passe à vrai, et le proxy écrit `X-Forwarded-For` avec
`$proxy_add_x_forwarded_for`, qui ajoute l'IP réelle en fin de chaîne. C'est exactement ce que
lit `get_client_ip()`. Toute autre forme ferait compter la limitation de débit par IP sur l'IP
du proxy, c'est-à-dire globalement.
- `--forwarded-allow-ips=*` reste sans conséquence : uvicorn s'en sert pour réécrire
`request.client` depuis `X-Forwarded-For`, et `get_client_ip()` est le seul lecteur de
`request.client` du backend, en dernier recours quand l'en-tête est absent.
- Une limitation de débit au frontal existe désormais, distincte de celle de l'application : 20
requêtes par seconde sur l'API, et 30 par minute sur les seules routes qui vérifient un secret,
`login`, `password`, `forgot-password` et `reset-password`. `/auth/me` et `/auth/refresh` en
sont exclues : elles partent à chaque chargement de page, et le NAT de l'école donnant une seule
adresse à toute la promotion, la zone resserrée les aurait transformées en 429 en démonstration.
- **La CSP contraint le build du frontend.** `script-src 'self'` interdit les gestionnaires
d'événements en ligne, et l'inlining du CSS critique d'Angular produisait exactement cela :
`<link rel="stylesheet" media="print" onload="this.media='all'">`. La feuille serait restée en
`media="print"`, donc l'application entière sans style. D'où `styles.inlineCritical: false` dans
`angular.json`. `style-src` garde `'unsafe-inline'`, dont Angular a besoin pour les styles de
composants injectés à l'exécution.
- **La redirection 80 vers 443 conserve `$host`.** Un client qui forge son en-tête `Host` obtient
donc une redirection vers l'hôte de son choix. Risque accepté : un navigateur ne peut pas être
amené à envoyer un `Host` étranger, aucun cache ne s'intercale, et figer un nom canonique
couperait l'accès par adresse IP, seule voie ouverte sur `10.0.0.10`.
- **Aucun `:?` dans l'overlay.** Compose interpole tout le fichier avant n'importe quelle
sous-commande : une garde y casserait `stop` et `logs` autant que `up`. `PUBLIC_HOST` retombe
donc sur `enervision.local`, et `make stack-up` vérifie à la place que le certificat présent
couvre l'hôte demandé, ce qui est la condition réelle à tenir.
- Le proxy attend une API saine et pas seulement démarrée : le `HEALTHCHECK` de l'image du backend
sert de condition à `depends_on`, faute de quoi les premiers appels à `/api/` répondent 502.
- La ligne API8 transport de `owasp-traceabilite.md` se referme.
- **Let's Encrypt n'est pas prouvé.** Le chemin ACME est livré, monté et documenté ; il n'a pas
été exercé faute de domaine. Le certificat de démonstration est auto-signé, le navigateur
avertit, et c'est la situation réelle du projet, pas un raccourci.
- Le proxy résout ses cibles par le résolveur interne de Docker plutôt que par un bloc `upstream`,
sans quoi recréer le seul conteneur backend suffirait à produire des 502 jusqu'au rechargement.
## Alternatives écartées
- **Ingress k3s avec cert-manager** : la bonne cible, et elle reste la cible. Elle suppose un
registre et des manifestes qui n'existent pas, à quatre jours du rendu.
- **Étendre le `nginx.conf` du conteneur frontend** avec un `location /api` et l'écoute TLS :
moins de pièces, mais les certificats entrent dans l'image du front et tout rebuild du front
redéploie le terminateur TLS. La séparation des cycles de vie vaut le conteneur supplémentaire.
- **Traefik ou Caddy**, qui automatisent ACME : ils déplacent le problème sans le résoudre, le
défi HTTP-01 échouant pour la même raison. Et l'issue nomme Nginx.
- **Let's Encrypt par défi DNS-01** : fonctionne derrière une IP privée, mais exige un domaine
possédé et un jeton d'API chez le fournisseur DNS. Rouvrable sans rien changer à la
configuration nginx le jour où ces deux éléments existent.
- **Un `Dockerfile` de proxy** : inutile, la configuration est montée en volume. Cela évite aussi
la dépendance à un registre authentifié, piège déjà présent dans `apps/frontend/Dockerfile`.