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ENI-projet-piscine/docs/architecture/10-infra.md
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Johan LEROY 0c487fa7be docs: acte la terminaison TLS par l'ADR 0007 et met à jour les vues
L'ADR 0007 tranche le reverse proxy en Compose plutôt que l'ingress k3s, qui
supposait un registre et des manifestes inexistants, et referme la première
question ouverte de 10-infra.md.

Les vues suivent : troisième topologie et ports 80/443 dans 10-infra.md, TLS,
HSTS et CSP passent d'« Absent, et assumé » à « En place » dans la vue
d'ensemble, la ligne API8 transport rejoint les points couverts de la
traçabilité OWASP.

Trois affirmations périmées disparaissent au passage : le compose a bien un
service frontend, environment.ts ne pointe plus sur localhost:8000, et le
Dockerfile du front n'est plus mono-étage sur une branche.
2026-09-21 09:51:19 +02:00

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Infrastructure

Trois topologies coexistent et ne servent pas la même chose. Ce document dit laquelle vaut dans quel contexte, quelles décisions sont arrêtées, et ce qui manque encore entre elles.

Topologie Sert à Statut
Docker Compose Développer et recetter sur le poste Fait
Docker Compose plus reverse proxy Déployer sur la machine on-premise Fait
k3s single-node Cible à terme En cours

Poste de développement

Statut : Fait. Défini par docker-compose.yml, projet enervision.

flowchart TB
  subgraph poste["Poste de développement"]
    ng["ng serve<br/>:4200"]
    api["uvicorn --reload<br/>:8000"]
  end

  subgraph compose["docker compose"]
    back["service backend<br/>image construite depuis apps/backend"]
    db[("service db<br/>timescale/timescaledb-ha:pg17")]
  end

  ng -.->|"proxy /api"| api
  api -->|"hôte :5433 vers conteneur :5432"| db
  back -->|"réseau interne, db:5432"| db
Service Image Points notables
db timescale/timescaledb-ha:pg17 Publié sur 5433 côté hôte, 5432 souvent déjà pris. healthcheck pg_isready, 12 tentatives, start_period 40s
backend Construite depuis apps/backend depends_on: db, condition: service_healthy. N'embarque pas le source : toute modification impose docker compose up -d --build backend

La boucle de développement n'utilise pas le service backend. make db-up puis make dev : seule la base tourne en conteneur, l'API et ng serve tournent sur le poste avec le rechargement à chaud, lancés ensemble par make dev (make dev-backend/make dev-frontend pour lancer l'un des deux seul). Le service backend sert la stack complète et la recette. Les deux occupent le port 8000, ils ne se lancent donc pas ensemble.

Deux pièges sont documentés en tête du docker-compose.yml, ils ne se devinent pas :

  • PGDATA vaut /home/postgres/pgdata/data pour l'image -ha, et non le chemin habituel de l'image postgres. Monté ailleurs, le volume ne retient rien, sans le moindre message.
  • db/init est monté fichier par fichier. Monter le dossier masquerait les scripts d'init de l'image, dont timescaledb-tune. Ajouter un fichier dans db/init/ impose donc une ligne dans le compose. Voir db/README.md.

Machine cible, exécution Docker

Statut : Fait. Défini par l'overlay docker-compose.prod.yml, appliqué par-dessus le docker-compose.yml. Écrit et validé sur le poste, jamais encore lancé sur le serveur de l'école. Décision et motifs dans l'ADR 0007.

flowchart LR
  navigateur["Navigateur"]

  subgraph machine["Machine on-premise"]
    proxy["service proxy<br/>nginx:1.28-alpine<br/>:80 et :443"]
    front["service frontend<br/>nginx statique :3000"]
    api["service backend<br/>uvicorn :8000"]
    db[("service db<br/>:5432")]
    mail["service mailpit"]
  end

  navigateur -->|"HTTPS"| proxy
  proxy -->|"/"| front
  proxy -->|"/api/"| api
  api --> db
  api --> mail

Le proxy est le seul service à publier des ports sur le réseau. Backend et frontend ne sont plus publiés du tout, la base et l'interface Mailpit sont ramenées sur 127.0.0.1, donc joignables par tunnel SSH et pas autrement. Le détail du routage, les deux modes d'obtention du certificat et la commande de validation hors exécution sont dans infra/proxy/README.md.

Deux conséquences se propagent jusqu'à l'application, et elles ne se devinent pas :

  • Servir le SPA et l'API sous la même origine est ce qui rend le cookie __Secure-ev_refresh utilisable. Sans cela, apiUrl: '/api/v1' ne mène nulle part une fois en conteneur.
  • APP_TRUST_PROXY_HEADERS passe à vrai en même temps, sinon la limitation de débit par IP compte sur l'IP du proxy et devient globale.

Cible à terme, k3s

Statut : En cours. Le module infra/terraform/modules/k3s/ installe le cluster. Il n'a jamais été appliqué.

flowchart LR
  poste["Poste<br/>terraform apply"]
  kube["kubeconfig local"]

  subgraph serveur["Serveur on-premise"]
    k3s["k3s server single-node<br/>Traefik désactivé"]
    charges["Charges de travail<br/>aucune déclarée"]
  end

  poste -->|"SSH, get.k3s.io"| k3s
  k3s -->|"cat /etc/rancher/k3s/k3s.yaml"| kube
  k3s -.-> charges

Ce que le Terraform fait

sequenceDiagram
  participant TF as terraform apply
  participant SRV as Serveur on-premise
  participant L as Poste local

  TF->>SRV: SSH, curl get.k3s.io puis install server
  TF->>SRV: attend /etc/rancher/k3s/k3s.yaml
  TF->>SRV: ssh cat k3s.yaml
  SRV-->>L: kubeconfig, 127.0.0.1 réécrit en ssh_host

Ce que le Terraform ne fait pas

Il déclare le provider null et lui seul : ni kubernetes, ni helm. Aucun namespace, aucun déploiement, aucun service, aucun ingress. À l'issue d'un apply, on dispose d'un cluster vide et d'un kubeconfig, rien de plus.

Décisions figées

Ces arbitrages sont pris. Ils ne vivaient jusqu'ici que dans des commentaires de code et des description de variables, c'est-à-dire qu'ils ne survivaient pas au premier remaniement.

Décision Raison Où elle est appliquée
k3s single-node plutôt que Kubernetes complet Une seule machine on-premise, pas de plan de contrôle à répartir modules/k3s/main.tf
k3s_version obligatoire, valeur vide refusée Sans épinglage, get.k3s.io installe la dernière version à chaque exécution : le déploiement cesse d'être reproductible validation dans modules/k3s/variables.tf
Traefik désactivé Le choix d'ingress reste ouvert, on ne veut pas en subir un par défaut k3s_disable_components, défaut ["traefik"]
Kubeconfig laissé en 600/root, lu par sudo --write-kubeconfig-mode 644 exposerait cluster-admin à tout utilisateur local de la machine Commentaire et fetch_kubeconfig dans modules/k3s/main.tf
State Terraform en backend local Un seul opérateur, pas d'exécution concurrente, pas de dépendance à un stockage distant environments/dev/versions.tf
.terraform.lock.hcl versionné Fige les versions de provider entre contributeurs et future CI Commentaire dans .gitignore
*.tfvars ignoré, *.tfvars.example versionné Les tfvars portent l'adresse du serveur et le chemin de la clé .gitignore
Désinstallation gérée au destroy k3s-uninstall.sh en on_failure = continue : un serveur injoignable ne bloque pas le destroy modules/k3s/main.tf
Deux racines, dev et prod Séparation des états et des variables par environnement environments/
Terminaison TLS par un reverse proxy Nginx en Compose L'ingress k3s supposait un registre et des manifestes qui n'existent pas, à quatre jours du rendu docker-compose.prod.yml, ADR 0007
Certificat auto-signé par défaut, chemin ACME câblé Aucun domaine public ne résout vers la machine : le défi HTTP-01 ne peut pas aboutir scripts/tls-selfsigned.sh, infra/proxy/acme-deploy-hook.sh

Ports et noms

Quoi Valeur Remarque
PostgreSQL, côté hôte 5433 Redirigé vers 5432 dans le conteneur. 5432 est souvent déjà pris
PostgreSQL, côté réseau Compose db:5432 Nom de service, utilisé par DATABASE_URL du service backend
API 8000 Identique en conteneur et hors conteneur
Frontend, ng serve 4200 Boucle de développement. Valeur par défaut d'APP_CORS_ORIGINS
Frontend en conteneur 3000 Ce qu'écoute le nginx de l'image, en conteneur comme côté hôte
Reverse proxy 80 et 443 Les seuls ports publiés par docker-compose.prod.yml. 80 ne sert que la redirection et le défi ACME
SSH du serveur 22 par défaut ssh_port, redéfinissable
Base applicative enervision Variable POSTGRES_DB
Base de test enervision_test Créée par db/init/110-test-database.sql, nom attendu en dur par apps/backend/tests/conftest.py

Le trou vers k3s

Rien ne relie aujourd'hui ce qui est construit par Compose et ce qui tournerait sur k3s. Compose construit une image backend localement ; k3s ne saurait pas où la trouver. C'est la première question à trancher, avant toute ressource Kubernetes.

Questions ouvertes

  • Quel ingress remplace Traefik le jour de la bascule k3s. Qui termine le TLS est tranché par l'ADR 0007, mais la réponse vaut pour la topologie Compose, pas pour Kubernetes.
  • Quel nom de domaine public, sans lequel Let's Encrypt reste hors d'atteinte et le certificat reste auto-signé.
  • Quel registre d'images, et comment il est alimenté sans CI.
  • Quel stockage persistant côté Kubernetes pour PostgreSQL, et si la base tourne dans le cluster ou à côté.
  • Quelle stratégie de sauvegarde et de restauration des données de mesure.
  • Que devient environments/prod/, aujourd'hui réduit à un .gitkeep.