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ENI-projet-piscine/docs/architecture/10-infra.md
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Johan LEROY 4c72fbbb69 docs: fonde les vues d'architecture du monorepo
Cinq vues Mermaid dans docs/architecture (vue d'ensemble, infra, backend,
frontend, donnees), plus leur index, les conventions de statut et la regle
de maintenance en PR.

Reprend les jalons J1-J4, disparus de dev lors de la reecriture du README
(2670483) et restes seulement sur main : plus rien sur la branche de travail
ne disait ce que le projet doit prouver.

Fige les decisions du module Terraform k3s, qui ne vivaient jusqu'ici que
dans des commentaires de code et des description de variables : version
epinglee obligatoire, Traefik desactive, kubeconfig en 600/root, state local.

Corrige trois affirmations devenues fausses : le frontend classe
"a initialiser" alors que le squelette existe depuis 49f4697, le port 4200
dit attendu par docker-compose.yml qui n'a aucun service frontend, et
l'arborescence core/ prescrite par TESTING.md sans exister.
2026-09-15 11:56:18 +02:00

133 lines
6.3 KiB
Markdown

# Infrastructure
Deux topologies coexistent et ne servent pas la même chose. Ce document dit laquelle vaut dans
quel contexte, quelles décisions sont arrêtées, et ce qui manque encore entre les deux.
| Topologie | Sert à | Statut |
|---|---|---|
| Docker Compose | Développer et recetter sur le poste | `Fait` |
| k3s single-node | Déployer sur le serveur on-premise | `En cours` |
## Poste de développement
Statut : `Fait`. Défini par `docker-compose.yml`, projet `enervision`.
```mermaid
flowchart TB
subgraph poste["Poste de développement"]
ng["ng serve<br/>:4200"]
api["uvicorn --reload<br/>:8000"]
end
subgraph compose["docker compose"]
back["service backend<br/>image construite depuis apps/backend"]
db[("service db<br/>timescale/timescaledb-ha:pg17")]
end
ng -.->|"proxy /api"| api
api -->|"hôte :5433 vers conteneur :5432"| db
back -->|"réseau interne, db:5432"| db
```
| Service | Image | Points notables |
|---|---|---|
| `db` | `timescale/timescaledb-ha:pg17` | Publié sur **5433** côté hôte, 5432 souvent déjà pris. `healthcheck` `pg_isready`, 12 tentatives, `start_period` 40s |
| `backend` | Construite depuis `apps/backend` | `depends_on: db, condition: service_healthy`. **N'embarque pas le source** : toute modification impose `docker compose up -d --build backend` |
**La boucle de développement n'utilise pas le service `backend`.** `make db-up` puis `make dev` :
seule la base tourne en conteneur, l'API tourne sur le poste avec le rechargement à chaud. Le
service `backend` sert la stack complète et la recette. Les deux occupent le port 8000, ils ne se
lancent donc pas ensemble.
Deux pièges sont documentés en tête du `docker-compose.yml`, ils ne se devinent pas :
- `PGDATA` vaut `/home/postgres/pgdata/data` pour l'image `-ha`, et non le chemin habituel de
l'image `postgres`. Monté ailleurs, le volume ne retient rien, sans le moindre message.
- `db/init` est monté **fichier par fichier**. Monter le dossier masquerait les scripts d'init de
l'image, dont `timescaledb-tune`. Ajouter un fichier dans `db/init/` impose donc une ligne dans
le compose. Voir [`db/README.md`](../../db/README.md).
## Cible de déploiement
Statut : `En cours`. Le module `infra/terraform/modules/k3s/` installe le cluster. Il n'a jamais
été appliqué.
```mermaid
flowchart LR
poste["Poste<br/>terraform apply"]
kube["kubeconfig local"]
subgraph serveur["Serveur on-premise"]
k3s["k3s server single-node<br/>Traefik désactivé"]
charges["Charges de travail<br/>aucune déclarée"]
end
poste -->|"SSH, get.k3s.io"| k3s
k3s -->|"cat /etc/rancher/k3s/k3s.yaml"| kube
k3s -.-> charges
```
### Ce que le Terraform fait
```mermaid
sequenceDiagram
participant TF as terraform apply
participant SRV as Serveur on-premise
participant L as Poste local
TF->>SRV: SSH, curl get.k3s.io puis install server
TF->>SRV: attend /etc/rancher/k3s/k3s.yaml
TF->>SRV: ssh cat k3s.yaml
SRV-->>L: kubeconfig, 127.0.0.1 réécrit en ssh_host
```
### Ce que le Terraform ne fait pas
Il déclare le provider `null` et **lui seul** : ni `kubernetes`, ni `helm`. Aucun namespace,
aucun déploiement, aucun service, aucun ingress. À l'issue d'un `apply`, on dispose d'un cluster
vide et d'un kubeconfig, rien de plus.
## Décisions figées
Ces arbitrages sont pris. Ils ne vivaient jusqu'ici que dans des commentaires de code et des
`description` de variables, c'est-à-dire qu'ils ne survivaient pas au premier remaniement.
| Décision | Raison | Où elle est appliquée |
|---|---|---|
| k3s single-node plutôt que Kubernetes complet | Une seule machine on-premise, pas de plan de contrôle à répartir | `modules/k3s/main.tf` |
| `k3s_version` obligatoire, valeur vide refusée | Sans épinglage, `get.k3s.io` installe la dernière version à chaque exécution : le déploiement cesse d'être reproductible | `validation` dans `modules/k3s/variables.tf` |
| Traefik désactivé | Le choix d'ingress reste ouvert, on ne veut pas en subir un par défaut | `k3s_disable_components`, défaut `["traefik"]` |
| Kubeconfig laissé en `600/root`, lu par `sudo` | `--write-kubeconfig-mode 644` exposerait `cluster-admin` à tout utilisateur local de la machine | Commentaire et `fetch_kubeconfig` dans `modules/k3s/main.tf` |
| State Terraform en backend `local` | Un seul opérateur, pas d'exécution concurrente, pas de dépendance à un stockage distant | `environments/dev/versions.tf` |
| `.terraform.lock.hcl` versionné | Fige les versions de provider entre contributeurs et future CI | Commentaire dans `.gitignore` |
| `*.tfvars` ignoré, `*.tfvars.example` versionné | Les tfvars portent l'adresse du serveur et le chemin de la clé | `.gitignore` |
| Désinstallation gérée au `destroy` | `k3s-uninstall.sh` en `on_failure = continue` : un serveur injoignable ne bloque pas le `destroy` | `modules/k3s/main.tf` |
| Deux racines, `dev` et `prod` | Séparation des états et des variables par environnement | `environments/` |
## Ports et noms
| Quoi | Valeur | Remarque |
|---|---|---|
| PostgreSQL, côté hôte | `5433` | Redirigé vers 5432 dans le conteneur. 5432 est souvent déjà pris |
| PostgreSQL, côté réseau Compose | `db:5432` | Nom de service, utilisé par `DATABASE_URL` du service `backend` |
| API | `8000` | Identique en conteneur et hors conteneur |
| Frontend, `ng serve` | `4200` | Valeur par défaut d'`APP_CORS_ORIGINS`. Le compose n'a aucun service frontend |
| SSH du serveur | `22` par défaut | `ssh_port`, redéfinissable |
| Base applicative | `enervision` | Variable `POSTGRES_DB` |
| Base de test | `enervision_test` | Créée par `db/init/110-test-database.sql`, nom attendu en dur par `apps/backend/tests/conftest.py` |
## Le trou entre les deux topologies
Rien ne relie aujourd'hui ce qui est construit par Compose et ce qui tournerait sur k3s. Compose
construit une image backend localement ; k3s ne saurait pas où la trouver. C'est la première
question à trancher, avant toute ressource Kubernetes.
## Questions ouvertes
- **Quel ingress** remplace Traefik, et qui termine le TLS.
- **Quel registre d'images**, et comment il est alimenté sans CI.
- **Quel stockage persistant** côté Kubernetes pour PostgreSQL, et si la base tourne dans le
cluster ou à côté.
- **Quelle stratégie de sauvegarde et de restauration** des données de mesure.
- **Que devient `environments/prod/`**, aujourd'hui réduit à un `.gitkeep`.