L'ADR 0007 tranche le reverse proxy en Compose plutôt que l'ingress k3s, qui supposait un registre et des manifestes inexistants, et referme la première question ouverte de 10-infra.md. Les vues suivent : troisième topologie et ports 80/443 dans 10-infra.md, TLS, HSTS et CSP passent d'« Absent, et assumé » à « En place » dans la vue d'ensemble, la ligne API8 transport rejoint les points couverts de la traçabilité OWASP. Trois affirmations périmées disparaissent au passage : le compose a bien un service frontend, environment.ts ne pointe plus sur localhost:8000, et le Dockerfile du front n'est plus mono-étage sur une branche.
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0007 - Terminaison TLS par un reverse proxy Nginx, en Docker Compose
- Statut : accepté
- Date : 2026-09-21
Contexte
Quatre documents désignaient le même trou. 10-infra.md ouvrait ses questions par « Quel ingress
remplace Traefik, et qui termine le TLS ». 00-vue-ensemble.md rangeait « TLS, HSTS et CSP » dans
« Absent, et assumé ». owasp-traceabilite.md laissait la ligne API8 transport ouverte.
31-contrat-authentification.md listait deux corrections « à faire avant la démonstration » :
servir le SPA et l'API sous la même origine, et servir en HTTPS.
Ce n'est pas un durcissement facultatif, c'est une condition de fonctionnement. Les deux fichiers
apps/frontend/src/environments/environment*.ts portent apiUrl: '/api/v1', en relatif. En
développement, proxy.conf.json route /api vers l'API. Une fois en conteneur, plus rien ne le
fait : l'application déployée ne peut pas appeler son API. Et le cookie de rafraîchissement prend
le préfixe __Secure- dès que APP_ENV sort de local, donc sans HTTPS il n'est jamais posé et
l'authentification ne tient pas au rechargement de page.
La contrainte qui cadre tout le reste : aucun nom de domaine public n'existe. La cible
documentée est le serveur on-premise de l'école, ssh_host = "10.0.0.10" dans le
terraform.tfvars.example. Sur une adresse privée, le défi HTTP-01 de Let's Encrypt ne peut pas
aboutir, faute de DNS public et de port 80 entrant.
Décision
Un service proxy dans Docker Compose, image officielle nginx:1.28-alpine, seul composant à
publier des ports sur la machine : 80 et 443. Backend et frontend ne sont plus publiés du tout, la
base et l'interface Mailpit sont ramenées sur la boucle locale. La stack complète est décrite par
l'overlay docker-compose.prod.yml, le docker-compose.yml restant la boucle de développement.
Le SPA et l'API sont servis sous la même origine : / vers le conteneur frontend, /api/ vers
l'API en préservant le préfixe /api/v1. Le CORS cesse d'être un mécanisme de production et
redevient ce qu'il est, un filet pour les appels croisés qui ne devraient plus exister.
nginx lit toujours les deux mêmes fichiers, /etc/nginx/tls/fullchain.pem et privkey.pem.
Seule leur fabrication varie : un script openssl pour la démonstration, le --deploy-hook de
certbot quand un domaine existera. La configuration nginx ne connaît pas la différence et n'aura
pas à changer le jour de la bascule.
Le proxy pose HSTS et CSP, que l'application refuse de poser. Ce refus est verrouillé par
tests/api/test_hardening.py::test_the_application_never_sets_hsts_itself : l'application ne peut
pas savoir si elle est jointe en HTTPS, le terminateur, si.
Pourquoi Compose et pas l'ingress k3s
Le module infra/terraform/modules/k3s/ installe un cluster et rien d'autre. Il ne déclare que le
provider null, aucun namespace, aucun déploiement, aucun service, aucun ingress, et il n'a jamais
été appliqué. Passer par un ingress supposait d'abord de combler tout ce qui manque entre les deux
topologies : un registre d'images alimenté, des manifestes pour le front, l'API et la base, un
stockage persistant pour PostgreSQL. C'est le chantier que 10-infra.md nomme « le trou entre les
deux topologies », et il ne tient pas dans le jalon.
Compose, lui, fait déjà tourner les quatre services sur un réseau commun. Le proxy y entre comme un cinquième service, sans rien déplacer. La décision de désactiver Traefik reste valable : le choix d'ingress n'est pas tranché ici, il est repoussé avec le reste de la bascule Kubernetes.
Ce que le proxy n'expose pas, et pourquoi c'est structurel
/docs, /redoc, /openapi.json, /static et /metrics sont montés par l'API à la racine,
pas sous le préfixe /api. Avec un routage où seul /api/ part vers l'API, ils tombent dans
location /, donc sur le SPA, donc hors d'atteinte publique. Aucune règle de blocage n'est
nécessaire, et il n'y en a pas : le jour où quelqu'un routera la racine vers l'API pour « réparer »
Swagger, il publiera les métriques avec.
Conséquences
APP_ENV,APP_DEBUG,APP_CORS_ORIGINS,APP_TRUST_PROXY_HEADERSet le TLS changent ensemble, dans le même fichier. Horslocal, la configuration refuse de démarrer sans origine CORS, et le cookie devient__Secure-ev_refresh.APP_TRUST_PROXY_HEADERSpasse à vrai, et le proxy écritX-Forwarded-Foravec$proxy_add_x_forwarded_for, qui ajoute l'IP réelle en fin de chaîne. C'est exactement ce que litget_client_ip(). Toute autre forme ferait compter la limitation de débit par IP sur l'IP du proxy, c'est-à-dire globalement.- Une limitation de débit au frontal existe désormais, distincte de celle de l'application : 20
requêtes par seconde sur l'API, 30 par minute sur
/api/v1/auth/. - La ligne API8 transport de
owasp-traceabilite.mdse referme. - Let's Encrypt n'est pas prouvé. Le chemin ACME est livré, monté et documenté ; il n'a pas été exercé faute de domaine. Le certificat de démonstration est auto-signé, le navigateur avertit, et c'est la situation réelle du projet, pas un raccourci.
- Le proxy résout ses cibles par le résolveur interne de Docker plutôt que par un bloc
upstream, sans quoi recréer le seul conteneur backend suffirait à produire des 502 jusqu'au rechargement.
Alternatives écartées
- Ingress k3s avec cert-manager : la bonne cible, et elle reste la cible. Elle suppose un registre et des manifestes qui n'existent pas, à quatre jours du rendu.
- Étendre le
nginx.confdu conteneur frontend avec unlocation /apiet l'écoute TLS : moins de pièces, mais les certificats entrent dans l'image du front et tout rebuild du front redéploie le terminateur TLS. La séparation des cycles de vie vaut le conteneur supplémentaire. - Traefik ou Caddy, qui automatisent ACME : ils déplacent le problème sans le résoudre, le défi HTTP-01 échouant pour la même raison. Et l'issue nomme Nginx.
- Let's Encrypt par défi DNS-01 : fonctionne derrière une IP privée, mais exige un domaine possédé et un jeton d'API chez le fournisseur DNS. Rouvrable sans rien changer à la configuration nginx le jour où ces deux éléments existent.
- Un
Dockerfilede proxy : inutile, la configuration est montée en volume. Cela évite aussi la dépendance à un registre authentifié, piège déjà présent dansapps/frontend/Dockerfile.