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ENI-projet-piscine/docs/architecture/50-cicd.md
T
Johan LEROY b16861e211 Fusionne dev dans test/integration-api-db-ml
Un seul conflit, docs/architecture/50-cicd.md : les deux côtés ajoutaient une
section au même endroit, après « Secrets ». Les deux sont conservées. Celle de
la branche, « Pourquoi le job d'intégration ML installe aussi le backend »,
remonte sous « Le job d'intégration, et pourquoi il ne suffisait pas d'un
postgres », dont elle est le prolongement : posée après « Secrets », elle en
devenait une sous-section.

openapi.json régénéré : dev a renommé le schéma de sécurité « Jeton d'accès »
en « JetonAcces » pour l'analyseur de contrat de ZAP, et la route
/api/v1/monitoring/drift ajoutée ici portait encore l'ancien nom dans le
contrat figé. Aucune fusion textuelle ne pouvait le voir.
2026-09-22 15:22:28 +02:00

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25 KiB
Markdown

# Intégration et livraison continues
Ce document décrit la chaîne qui s'exécute entre un `git push` et un merge autorisé : ce qui est
vérifié, ce qui bloque, et ce qui ne l'est pas.
| Étage | Sert à | Statut |
|---|---|---|
| Intégration continue | Interdire le merge d'un code qui casse la qualité, les tests ou la sécurité | `Fait` |
| Livraison continue | Déployer chaque branche d'intégration sur son environnement de la VM ENI | `En cours` |
Le **D** de CI/CD est écrit depuis le 21/09 : `deploy.yml` déploie `dev` en recette et `main` en
production sur la VM de l'école, par un runner auto-hébergé (issue #21,
[ADR 0009](../adr/0009-deux-environnements-compose-sur-la-vm-eni.md)). Il n'a encore rien
déployé : la machine n'est pas provisionnée et le runner n'y est pas enregistré. Statut à
basculer sur `Fait` au premier déploiement vert. Sa limite, nommée ici plutôt que découverte en
soutenance : les images sont construites sur la machine à chaque déploiement, aucun artefact
n'est publié puis promu d'un environnement à l'autre.
Ce que ce workflow ne fait pas, et ne fera pas : préparer la machine. Installation de Docker,
clones, `.env`, certificats et enregistrement du runner sont provisionnés par
`infra/terraform/environments/vm-eni`
([ADR 0010](../adr/0010-terraform-provisionne-github-actions-deploie.md)). Terraform provisionne,
GitHub Actions déploie ; aucun des deux ne fait le travail de l'autre.
## Vue d'ensemble
```mermaid
flowchart TB
push["push ou pull_request"]
subgraph back["Backend · .github/workflows/backend.yml"]
bv["verification<br/>ruff, mypy, pytest --cov-fail-under=85"]
bi["integration<br/>TimescaleDB réel + alembic upgrade head"]
bd["security-audit<br/>uv export | pip-audit"]
bs["sast<br/>bandit"]
end
subgraph front["Frontend · frontend.yml"]
fb["build<br/>npm ci, npm run build"]
ft["test<br/>couverture lcov"]
fd["security-audit<br/>npm audit --audit-level=high"]
end
subgraph mlw["ML · ml.yml"]
mv["verification<br/>ruff, mypy, pytest"]
ms["sast<br/>bandit"]
end
subgraph afw["Airflow · airflow.yml"]
av["verification<br/>ruff, intégrité des DAGs"]
ab["image<br/>construction de l'image"]
end
subgraph infw["Infra · infra.yml"]
it["terraform<br/>fmt -check, init et validate par racine"]
end
subgraph sq["SonarQube · sonarqube.yml"]
sb1["build-front / test-front"]
sb2["build-back / test-back"]
sb3["test-ml"]
sscan["sonarqube<br/>quality gate SonarCloud"]
end
push --> bv & bi & bd & bs
push --> fb --> ft
push --> fd
push --> mv & ms
push --> av & ab
push --> it
push --> sb1 & sb2 & sb3 --> sscan
subgraph cd["Déploiement · deploy.yml"]
dep["deploy<br/>runner eni-g3, environnement rec ou prod"]
end
push -->|"push sur dev ou main"| dep
planifie["chaque lundi 3h UTC,<br/>ou à la main"]
subgraph dastw["DAST · dast.yml"]
zscan["zap<br/>seed + scan actif OWASP ZAP"]
end
planifie --> zscan
push -->|"PR sur dast.yml<br/>ou dast-token.sh"| zscan
```
## Déclenchement
Les six workflows hébergés par GitHub qui vérifient le code se déclenchent sur `push` **et** sur
`pull_request`, filtrés par **chemin** : `backend.yml` sur `apps/backend/**`, `frontend.yml` sur
`apps/frontend/**`, `ml.yml` sur `ml/**`, `infra.yml` sur `infra/terraform/**`, `airflow.yml` sur
`etl/airflow/**` **plus des chemins de `ml/` et de `apps/backend/`**, chacun incluant son propre
fichier de workflow dans le filtre pour qu'une modification du pipeline déclenche le pipeline.
`dast.yml` s'en écarte volontairement (détail dans sa propre section plus bas) : aucun
déclenchement sur `push`, seulement `workflow_dispatch`, une planification hebdomadaire, et
`pull_request` restreint à ses deux seuls fichiers. Un scan actif est trop long pour tourner à
chaque commit.
Le filtre d'`airflow.yml` mérite un mot : il inclut `ml/pyproject.toml`, `ml/uv.lock`,
`ml/enervision_ml/**`, `apps/backend/pyproject.toml`, `apps/backend/uv.lock` et
`apps/backend/app/**` parce que l'image Airflow copie le code et les dépendances des deux
modules : celles du ML pour `ml_train`/`ml_score`, celles du backend depuis que le DAG `alertes`
y exécute les commandes de détection ([ADR 0008](../adr/0008-airflow-execute-le-code-du-backend.md)).
Une modification de l'un ou l'autre peut donc casser la construction de cette image, et le filtre
le voit.
**Piège à connaître** : il n'y a **aucun filtre de branche**. Une branche de travail déclenche la
CI complète à chaque push, et un merge vers n'importe quelle branche la déclenche aussi. C'est
délibéré pendant le projet (retour au plus tôt, et la CI tournera sur `main` dès la remontée sans
rien changer), mais ce serait à borner sur un dépôt à forte fréquence de push.
`backend.yml`, `ml.yml` et `airflow.yml` déclarent en plus un groupe de concurrence par référence
git avec `cancel-in-progress`, ce qui annule un run devenu obsolète par un push plus récent.
**Piège de version** : `etl/airflow` tourne en **Python 3.12** et non 3.14 : c'est l'interpréteur
de l'image `apache/airflow:3.3.2-python3.12` retenue, et les tests d'intégrité doivent tourner sur
le même. Le 3.14 du module ML ne vit, dans ce contexte, que dans l'image Docker et son propre
environnement.
## Déploiement
`deploy.yml` est le huitième workflow (`backend`, `frontend`, `ml`, `infra`, `airflow`,
`sonarqube`, `dast`, plus lui-même), et le seul qui ne tourne pas chez GitHub : il s'exécute sur
un runner auto-hébergé installé sur la VM ENI, label `eni-g3`, parce que les runners hébergés ne
joignent pas une adresse privée d'école. Le runner se connecte en sortie vers GitHub, aucun port
entrant n'est ouvert.
| Événement | Environnement GitHub | Dossier sur la VM | Garde |
|---|---|---|---|
| `push` sur `dev` | `rec` | `/srv/enervision/rec` | aucune : la recette suit `dev` |
| `push` sur `main` | `prod` | `/srv/enervision/prod` | approbation d'un relecteur dans l'environnement `prod`, branche `main` seule autorisée |
Le job aligne le clone sur la branche (`fetch`, `checkout`, `reset --hard`), lance
`make stack-up`, qui reconstruit les images, redémarre les conteneurs puis applique les
migrations Alembic dans le conteneur backend, et attend jusqu'à trois minutes que
`/api/v1/health/ready` réponde derrière le proxy. Cette sonde ne vérifie que la connexion à la
base et la présence de TimescaleDB : sans la migration, le déploiement serait vert sur une base
sans schéma, et c'est pourquoi `make stack-up` la porte. Un groupe de concurrence par branche,
sans annulation, empêche deux déploiements simultanés du même environnement.
Le job ne fait pas de `actions/checkout` dans son espace de travail, et c'est voulu : le dossier
de l'environnement est stable, hors du runner, parce que `.env`, certificats et volumes doivent
survivre d'un déploiement à l'autre.
**Piège à connaître.** Un runner auto-hébergé sur un dépôt public exécute ce qu'un workflow lui
envoie, et une PR de fork peut réécrire un workflow. Trois parades, et les trois sont
nécessaires : `deploy.yml` ne se déclenche jamais sur `pull_request` ; le runner tourne sous un
utilisateur dédié membre du groupe `docker`, jamais root ; le dépôt doit exiger une approbation
pour les workflows des PR externes (Settings, Actions, « Require approval for all outside
collaborators »), ce qui reste à activer. Les workflows de CI restent sur `ubuntu-latest`.
Cet utilisateur dédié doit posséder `/srv/enervision` : sinon git refuse les deux clones pour
propriété douteuse et le `.env` en `600` lui échappe. `PROPRIETAIRE=<utilisateur du runner>`
passé à `scripts/provision-host.sh` fixe ce propriétaire.
La machine se prépare avec `scripts/provision-host.sh`, qui vérifie Docker et Compose 2.24.4 ou
plus, clone les deux branches, génère les secrets de chaque `.env` et les certificats
auto-signés, et ne démarre rien. Le détail des deux environnements, ports et noms d'hôte, est
dans [10-infra.md](10-infra.md).
## Ce qui bloque un merge
| Gate | Où | Seuil | Effet d'un échec |
|---|---|---|---|
| Formatage `ruff format --check` | backend, ml | zéro écart | Bloque |
| Analyse statique `ruff check` | backend, ml | zéro constat | Bloque |
| Typage `mypy` | backend (`app`), ml (strict) | zéro erreur | Bloque |
| Tests unitaires `pytest` | backend, ml | **`--cov-fail-under=85`** côté backend | Bloque |
| Tests d'intégration | backend | marqueur `integration`, base réelle | Bloque |
| Tests d'intégration ML ↔ DB | ml | marqueur `integration`, base réelle migrée par Alembic | Bloque |
| Chaîne ML → DB → API | ml | marqueur `chaine`, vrais binaires en sous-processus | Bloque |
| Audit de dépendances `pip-audit` | backend | sur le **verrou figé** | Bloque |
| Audit de dépendances `npm audit` | frontend | `--audit-level=high` | Bloque |
| **SAST `bandit`** | backend (`app`), ml (`enervision_ml`) | **MEDIUM et au-dessus** | Bloque |
| Quality gate SonarCloud | tout le dépôt | gate par défaut, couverture du **code neuf** | Bloque |
| Build `npm run build` | frontend | compilation | Bloque |
| Intégrité des DAGs | airflow | chargement des DAGs sans erreur d'import | Bloque |
| Construction de l'image Airflow | airflow | `docker build` de `etl/airflow/Dockerfile` | Bloque |
| Formatage et validité Terraform | infra | `fmt -check -recursive`, puis `init` et `validate` par racine | Bloque |
Deux seuils portent une décision qu'il faut savoir défendre :
- **`npm audit --audit-level=high`** et non `moderate` : une vulnérabilité modérée dans une
dépendance de développement ne doit pas immobiliser une livraison. Le corollaire est que les
`moderate` sont invisibles en CI, et qu'elles se regardent à la main.
- **Bandit bloque à partir de MEDIUM**, et une seconde passe sans seuil publie les constats LOW
sans bloquer. Sans cette seconde passe, un constat LOW disparaîtrait du journal sans trace. Le
revers à connaître : cette seconde étape porte `continue-on-error`, donc le job reste **vert**
même quand elle relève quelque chose ; un LOW ne se voit qu'en ouvrant le journal. Au
21/09/2026, les deux modules sont à **zéro constat, tous niveaux confondus**, sur 5 904 lignes
analysées.
- **La version de Bandit est épinglée** (`uvx bandit==1.9.4`) dans les deux jobs. Sans épingle,
une nouvelle version passerait la CI au rouge sans qu'une seule ligne du dépôt ait changé, et
le rejeu à l'identique promis plus bas n'existerait pas.
## Le job d'intégration, et pourquoi il ne suffisait pas d'un `postgres`
`backend.yml` monte un service `timescale/timescaledb-ha:pg17`, **la même image que
`docker-compose.yml`**, et non une image `postgres` nue. La première migration s'arrête
volontairement si l'extension TimescaleDB manque : un écart d'image entre la CI et le poste
rendrait ce job vert sur une base qui n'est pas la nôtre.
Sur le poste, c'est `db/init/110-test-database.sql` qui pose l'extension. Ce fichier n'est pas
monté dans le service GitHub Actions, d'où l'étape `CREATE EXTENSION IF NOT EXISTS timescaledb`
avant `alembic upgrade head`.
La couverture est **désactivée** sur ce job (`pytest -m integration --no-cov`) : il ne joue qu'une
partie de la suite, et son taux n'aurait aucun sens face au seuil de 85 %.
### Pourquoi le job d'intégration ML installe aussi le backend
Le schéma de la base n'a qu'une source, les six révisions Alembic de `apps/backend/alembic` : le
backend est propriétaire du schéma, `ml/` n'en est que consommateur. Reconstruire ce schéma à la
main dans le job ML donnerait un job vert sur une base qui n'est pas la nôtre, exactement l'erreur
qu'évite déjà le choix de l'image `timescaledb-ha` plutôt qu'un `postgres` nu. Le job installe
donc les deux environnements uv, applique `alembic upgrade head`, puis joue `-m integration` côté
`ml/` et `-m chaine` côté backend.
Conséquence sur le déclenchement : les `paths` de `ml.yml` incluent `apps/backend/alembic/**` et
`apps/backend/app/models/**`. Sans eux, une migration qui renomme une colonne de `reading` ne
déclencherait pas ce job, le SQL brut du pipeline dériverait du schéma, et **rien ne casserait
avant la production**. Le prix est qu'une PR touchant seulement une migration lance aussi le lint
et le typage de `ml/` : environ deux minutes de runner, en parallèle. Même arbitrage que le filtre
d'`airflow.yml`, qui écoute déjà `ml/**` et `apps/backend/app/**` parce que son image réunit les
deux.
Le marqueur `chaine` est distinct d'`integration` pour une raison mécanique : le job `integration`
de `backend.yml` n'installe pas `ml/.venv`, et sélectionnerait sinon un test qui lance les
binaires du pipeline. Il est aussi exclu d'`addopts`, sans quoi `make test` échouerait sur tout
poste où `ml/` n'est pas installé.
## SonarCloud, et l'incident qui a immobilisé trois PR
Le workflow `sonarqube.yml` exécute cinq jobs de préparation (`build-front`, `test-front`,
`build-back`, `test-back`, `test-ml`) dont les tests produisent chacun un rapport de couverture en
artefact, puis un dernier job qui les télécharge et lance `SonarSource/sonarqube-scan-action@v8`
avec le secret `SONAR_TOKEN`. Le périmètre est décrit par `sonar-project.properties` à la racine.
Le périmètre couvre `apps/frontend`, `apps/backend`, `ml/` et `etl/airflow` (les deux derniers
ajoutés après coup : ils n'étaient pas analysés, une PR qui ne touchait qu'eux ne lançait pas
Sonar). `ml/` publie `ml/coverage.xml` (`pytest-cov`, même mécanisme que le backend, sans seuil
propre : la gate porte sur le code neuf). `etl/airflow` est exclu de la **couverture**
(`sonar.coverage.exclusions`) : ses tests ne font que charger les DAGs, ils ne mesurent rien.
Piège : tout nouveau dossier de tests doit être déclaré dans `sonar.tests`, faute de quoi il est
compté comme code de production non couvert (cf. l'incident ci-dessous).
**L'incident, à raconter tel quel.** Les 18 et 19 septembre, trois PR (#103, #105, #107) sont
restées bloquées sur une quality gate rouge annonçant une couverture du code neuf à 0 %, alors que
la couverture globale du backend dépassait 87 %. Le diagnostic était **hors du code de ces PR** :
`sonar.test.inclusions` ne reconnaissait que les fichiers `test_*.py`, si bien que
`tests/api/acces.py`, `tests/factories.py` et les `__init__.py` du dossier de tests étaient
comptés comme **code de production non couvert**. Le motif `tests` sans joker ne désignait par
ailleurs que la racine.
Deux commits ont corrigé la configuration (`9e6a5c0` classe tout `apps/backend/tests` comme test,
`af2b8cb` déclenche l'analyse quand `sonar-project.properties` change). La gate est verte sur
toutes les PR depuis. Ce qui compte pour la suite : **la cause a été traitée en configuration, pas
contournée** en désactivant la gate ou en excluant les fichiers gênants.
## Dependabot
`.github/dependabot.yml` déclare **six entrées hebdomadaires groupées, sur cinq écosystèmes** :
`npm` sur `/apps/frontend`, `uv` sur `/apps/backend`, `github-actions` sur `/`, `docker` sur les
deux dossiers d'application, et `docker-compose` sur `/`. Les mises à jour arrivent en PR, donc
elles traversent les mêmes gates que n'importe quel changement : une montée de version qui casse
les tests ne se merge pas.
## Stratégie de branche et conventions
| Règle | Détail |
|---|---|
| Préfixes de branche | `feat/`, `fix/`, `chore/`, `docs/`, `test/` |
| Messages de commit | Conventional Commits |
| Branche d'intégration | `dev` ; `main` est la branche par défaut du dépôt public |
| Revue | Toute PR passe par une revue écrite avant merge |
| ADR | Toute décision structurante porte son ADR dans la même PR |
| Vues d'architecture | Toute PR qui change un composant met à jour sa vue **dans la même PR** |
## Secrets
Un seul secret est consommé côté GitHub : **`SONAR_TOKEN`**, porté par les secrets du dépôt.
Les identifiants de la base du job d'intégration sont des valeurs de test en clair dans le
workflow, ce qui est volontaire : elles ne protègent rien, la base est créée et détruite avec le
run.
Le déploiement ne consomme **aucun secret GitHub** (issue #22). Les secrets de chaque
environnement, mots de passe PostgreSQL et Airflow, clés de signature, clé Fernet, vivent dans le
`.env` de son dossier sur la VM, en `600`, générés sur la machine par `scripts/provision-host.sh`.
Ils ne transitent ni par git ni par GitHub, et le runner, qui travaille dans ce dossier, n'a rien
à recevoir. Le revers : ils ne sont sauvegardés nulle part ailleurs. Un `.env` perdu se
régénère, ce qui invalide les sessions et les connexions chiffrées par Airflow.
## Scan DAST (OWASP ZAP)
Statut : `En cours`. Le workflow `dast.yml` attaque l'API **en fonctionnement**, ce que ni Bandit,
ni `pip-audit`, ni Sonar ne font. Il se lance à la main (`workflow_dispatch`), chaque lundi à 3h
UTC, et sur une PR qui modifie le scan lui-même. Pas à chaque PR : un scan actif dure plusieurs
minutes.
Le job démarre sur le runner la base (même image TimescaleDB que `docker-compose.yml`, base
jetable), applique les migrations, y sème un site et deux relevés (`db/seeds/` est vide, pas
encore d'outillage de jeu de données pour la CI ; sans données, `GET /sites` rend `[]`, chaque
`/{site_id}` rend 404, et le scan actif ne frappe que des gestionnaires d'erreur), démarre le
backend, puis `scripts/dast-token.sh` crée un compte **`lecteur`** et rend son jeton.
ZAP charge le contrat `/openapi.json` depuis un fichier (`zap-api-scan.py -f openapi -t
/zap/wrk/openapi.json`) et en importe les 26 opérations **quel que soit le jeton** : c'est le
contrat qui décide de ce qui est exploré, pas l'authentification. Le jeton ne change que les
réponses obtenues sur les routes gardées : sans lui, elles répondraient toutes `401` plutôt que
de dérouler leur logique. Huit routes n'exigent aucun jeton porteur (les deux sondes, `login`,
`refresh`, `logout`, `forgot-password`, `reset-password` et `reset-password/validate`) et
répondent donc pareil avec ou sans lui.
Décisions à savoir défendre :
- **Le compte du scan est `lecteur`, jamais `admin`.** Un scan actif avec un jeton admin frapperait
`POST /users` et la réinitialisation de mots de passe pour de bon. Le script passe par un admin
jetable pour créer le lecteur (l'API n'a pas d'inscription publique) puis ne s'en sert plus.
- **Un compte neuf est en `must_change_password`**, et toute route gardée le refuse tant que le
mot de passe n'est pas changé. Le script fait ce changement et vérifie `GET /sites` = 200 avant
de rendre le jeton ; sans cela, tout le scan authentifié ne testerait que des `403`.
`POST /auth/password` rend déjà un nouveau jeton valide (l'`iat` tronqué documenté dans
`app/api/deps.py` ne le rejette pas comme antérieur à la session) : le script s'en sert
directement plutôt que de se reconnecter, deux hachages Argon2id (19456 Kio chacun) et deux
allers-retours de refresh-token de moins sur le chemin critique de la CI.
- **`APP_ACCESS_TOKEN_TTL_SECONDS=3600`** (plafond de la configuration) : le jeton par défaut
dure 15 minutes. `scanner.maxScanDurationInMins=15` (ci-dessous) borne le scan actif très en
dessous, marge comprise pour les étapes qui l'entourent.
- **Le jeton ne transite ni par `${{ }}` dans le script de l'étape, ni par l'argv de `docker
run`.** Le premier finirait en clair dans le fichier de commande que GitHub écrit sur le disque
du runner pour toute la durée de l'étape ; le second serait visible par `ps aux` et par
`docker inspect zap` tant que le conteneur existe. Il est écrit dans un fichier de
configuration ZAP séparé (`-configfile`), monté en lecture seule hors de `/zap/wrk` pour ne
jamais atterrir dans l'artefact publié. ZAP journalise malgré tout la valeur de chaque
`-config`/`-configfile` chargé à un niveau visible sans `-d` : les copies de `zap.log` et
`zap-stdout.log` publiées en artefact sont donc caviardées avant publication.
**Deux pièges d'autorisation** sur ce fichier de configuration (`zap-auth.conf`), tous les deux
propres au montage bind Docker : le conteneur y lit avec son propre uid (1000), distinct de celui
du runner qui l'a écrit, sans remappage automatique.
- Un `chmod 600` seul rend le fichier illisible pour le conteneur (« File not readable :
/zap/auth.conf »). ZAP échoue dès le lancement, mais `zap-api-scan.py` attend les `-T` minutes
complètes avant d'abandonner : dix minutes qui ressemblent à un scan actif, pour un daemon mort
depuis le début. Corrigé par `sudo chown 1000:1000` du fichier avant de le passer à `644`.
- Ce `chown` déplace la propriété du fichier hors de l'utilisateur du runner : un `chmod` qui
suit sans `sudo` échoue alors (« Operation not permitted »), et le `-e` implicite des étapes
bash de GitHub Actions arrête toute l'étape avant même `docker run` — un scan « réussi » en une
fraction de seconde, sans le moindre journal ni rapport produit. Les deux commandes doivent
passer par `sudo`.
Les routes d'authentification qui changent l'état du compte (`login`, `password`, `logout-all`,
`forgot-password`, `reset-password`) sont exclues du scan actif : elles y déclencheraient la
limitation de débit et fermeraient les sessions sans rien apprendre de plus.
**Un scan vert n'est pas un scan qui a testé quelque chose.** Deux garde-fous, eux, **bloquent** :
- **Moins de 80% des opérations du contrat importées.** Constaté une première fois : 2 URL sur 26
opérations importées, ZAP n'avait envoyé que des requêtes vouées au 404 (l'analyseur de ZAP
refusait alors le nom accentué d'un des deux schémas de sécurité du contrat, corrigé depuis en
ASCII côté backend). Le seuil est dérivé du contrat (`zap-out/openapi.json`, présent à cette
étape) plutôt que d'un nombre fixe : un contrat qui grossit ne doit pas rendre la garde plus
permissive qu'elle ne l'était.
- **Aucune réponse 2xx.** Constaté une deuxième fois, cause différente : la clé de configuration
du nom d'en-tête pour la règle Replacer est `matchstr`, pas `matchstring` (celui-ci n'existe que
pour le job d'automatisation ZAP, pas pour `-config`) ; ZAP acceptait la mauvaise clé sans
erreur et laissait le nom d'en-tête vide, qu'uvicorn refusait par un `400` sur **toute** requête,
y compris les routes publiques. Piège de conception rencontré en corrigeant cette garde : borner
le *pourcentage* de 4xx ne marche pas, un scan actif fuzze délibérément un grand nombre
d'entrées invalides, si bien qu'un scan sain contre l'API seedée reste à 98% de 4xx avec
seulement 1% de 2xx. C'est la forme normale d'un scan actif. Le signal qui distingue vraiment un
scan cassé (2xx nul, absent du rapport dans les deux incidents) d'un scan sain (2xx non nul,
aussi faible soit-il) est l'absence de succès, pas la part d'échecs. Les deux gardes lisent
`zap-out/zap-report.json` (champs structurés `insights[]`), pas le texte libre du rapport
Markdown.
Le journal interne de ZAP (`zap.log`) et sa sortie complète (`zap-stdout.log`) sont publiés dans
l'artefact `zap-report` (dossier `zap-logs/`, propriété du runner : `zap-out/` bascule sous l'uid
1000 du conteneur ZAP dès que le contrat y est copié, le runner n'y écrit plus ensuite) pour
diagnostiquer un futur import raté.
**Non bloquant pour l'instant** (`continue-on-error`, sur la seule étape du scan) pour ce qui est
des alertes elles-mêmes. Le volume d'un premier passage trié est inconnu ; le rapport
HTML/JSON/Markdown est publié en artefact `zap-report`, et sa synthèse (jusqu'aux tableaux
d'alertes, sans le détail par alerte) dans le résumé du job. Fixer un seuil viendra une fois les
alertes triées.
**Limite à ne pas oublier :** le scan tape la configuration par défaut du backend (`APP_ENV=local`,
pas de TLS, pas de reverse proxy). Il remontera des alertes qui n'existent pas derrière le proxy
(HSTS absent...) et ne dit **rien** des en-têtes ni du TLS que le proxy pose en production. Un
second passage sur la stack complète reste à faire.
## Ce qui manque, et pourquoi
| Manque | Issue | Conséquence assumée |
|---|---|---|
| Images publiées et promues par digest (GHCR) | aucune | Chaque environnement reconstruit ses images : la production n'exécute pas l'artefact validé en recette, mais un second build du même commit |
| DAST bloquant | #41 | Le scan ZAP existe mais ne bloque rien : aucun seuil n'est fixé tant que les alertes du premier passage ne sont pas triées |
| Tests end to end | #46 | Les parcours utilisateur ne sont pas vérifiés en CI |
| Tests de charge | #47 | Aucun garde-fou de performance |
| Scan d'image de conteneur | aucune | Les `Dockerfile` sont construits en local, pas analysés |
## Reproduire la CI en local
`make check` enchaîne formatage, analyse statique, typage et tests du backend, c'est à dire le job
`verification`. `make ml-check` fait la même chose pour le module ML.
Les tests d'intégration demandent une base **migrée**, et `db/init` ne crée `enervision_test` que
vide :
```bash
make db-up migrate-test # la base de test reçoit les six révisions Alembic
make test-integration # backend, marqueur `integration`
make ml-test-integration # pipeline ML, marqueur `integration`
make test-chaine # vrais binaires ML puis relecture par l'API, marqueur `chaine`
```
Le SAST se rejoue à l'identique : `uvx bandit==1.9.4 --recursive app --severity-level medium
--confidence-level medium` depuis `apps/backend`, et la même commande sur `enervision_ml` depuis
`ml`.