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ENI-projet-piscine/docs/architecture/50-cicd.md
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Johan LEROY cb23895026 feat(infra,ci): deux environnements rec et prod sur la VM ENI, déployés par un runner auto-hébergé
Un projet Compose par environnement sur la même machine : ports du proxy et origine
publique en variables dans docker-compose.prod.yml, réglage mémoire des deux bases
TimescaleDB et du webserver Airflow. Le workflow deploy.yml déploie dev en recette et
main en production depuis un runner installé sur la VM, jamais sur pull_request.
scripts/provision-host.sh prépare les deux dossiers, secrets et certificats compris,
sans rien démarrer.

L'image frontend quitte dhi.io/nginx, registre authentifié dont personne n'a l'accès,
pour nginx:1.28-alpine : elle n'avait jamais été construite.

ADR 0009, vues infra et CI/CD, README et .env.example mis à jour.

Refs #21, #22
2026-09-21 14:59:32 +02:00

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14 KiB
Markdown

# Intégration et livraison continues
Ce document décrit la chaîne qui s'exécute entre un `git push` et un merge autorisé : ce qui est
vérifié, ce qui bloque, et ce qui ne l'est pas.
| Étage | Sert à | Statut |
|---|---|---|
| Intégration continue | Interdire le merge d'un code qui casse la qualité, les tests ou la sécurité | `Fait` |
| Livraison continue | Déployer chaque branche d'intégration sur son environnement de la VM ENI | `Fait` |
Le **D** de CI/CD existe depuis le 21/09 : `deploy.yml` déploie `dev` en recette et `main` en
production sur la VM de l'école, par un runner auto-hébergé (issue #21,
[ADR 0009](../adr/0009-deux-environnements-compose-sur-la-vm-eni.md)). Sa limite, nommée ici
plutôt que découverte en soutenance : les images sont construites sur la machine à chaque
déploiement, aucun artefact n'est publié puis promu d'un environnement à l'autre.
## Vue d'ensemble
```mermaid
flowchart TB
push["push ou pull_request"]
subgraph back["Backend · .github/workflows/backend.yml"]
bv["verification<br/>ruff, mypy, pytest --cov-fail-under=85"]
bi["integration<br/>TimescaleDB réel + alembic upgrade head"]
bd["security-audit<br/>uv export | pip-audit"]
bs["sast<br/>bandit"]
end
subgraph front["Frontend · frontend.yml"]
fb["build<br/>npm ci, npm run build"]
ft["test<br/>couverture lcov"]
fd["security-audit<br/>npm audit --audit-level=high"]
end
subgraph mlw["ML · ml.yml"]
mv["verification<br/>ruff, mypy, pytest"]
ms["sast<br/>bandit"]
end
subgraph afw["Airflow · airflow.yml"]
av["verification<br/>ruff, intégrité des DAGs"]
ab["image<br/>construction de l'image"]
end
subgraph sq["SonarQube · sonarqube.yml"]
sb1["build-front / test-front"]
sb2["build-back / test-back"]
sb3["test-ml"]
sscan["sonarqube<br/>quality gate SonarCloud"]
end
push --> bv & bi & bd & bs
push --> fb --> ft
push --> fd
push --> mv & ms
push --> av & ab
push --> sb1 & sb2 --> sscan
subgraph cd["Déploiement · deploy.yml"]
dep["deploy<br/>runner eni-g3, environnement rec ou prod"]
end
push -->|"push sur dev ou main"| dep
```
## Déclenchement
Les cinq workflows se déclenchent sur `push` **et** sur `pull_request`, filtrés par **chemin** :
`backend.yml` sur `apps/backend/**`, `frontend.yml` sur `apps/frontend/**`, `ml.yml` sur `ml/**`,
`airflow.yml` sur `etl/airflow/**` **plus des chemins de `ml/` et de `apps/backend/`**, chacun
incluant son propre fichier de workflow dans le filtre pour qu'une modification du pipeline
déclenche le pipeline.
Le filtre d'`airflow.yml` mérite un mot : il inclut `ml/pyproject.toml`, `ml/uv.lock`,
`ml/enervision_ml/**`, `apps/backend/pyproject.toml`, `apps/backend/uv.lock` et
`apps/backend/app/**` parce que l'image Airflow copie le code et les dépendances des deux
modules : celles du ML pour `ml_train`/`ml_score`, celles du backend depuis que le DAG `alertes`
y exécute les commandes de détection ([ADR 0008](../adr/0008-airflow-execute-le-code-du-backend.md)).
Une modification de l'un ou l'autre peut donc casser la construction de cette image, et le filtre
le voit.
**Piège à connaître** : il n'y a **aucun filtre de branche**. Une branche de travail déclenche la
CI complète à chaque push, et un merge vers n'importe quelle branche la déclenche aussi. C'est
délibéré pendant le projet (retour au plus tôt, et la CI tournera sur `main` dès la remontée sans
rien changer), mais ce serait à borner sur un dépôt à forte fréquence de push.
`backend.yml`, `ml.yml` et `airflow.yml` déclarent en plus un groupe de concurrence par référence
git avec `cancel-in-progress`, ce qui annule un run devenu obsolète par un push plus récent.
**Piège de version** : `etl/airflow` tourne en **Python 3.12** et non 3.14, parce qu'Airflow 2.10
ne supporte pas encore 3.14. Le 3.14 du module ML ne vit, dans ce contexte, que dans l'image
Docker et son propre environnement.
## Déploiement
`deploy.yml` est le sixième workflow, et le seul qui ne tourne pas chez GitHub : il s'exécute sur
un runner auto-hébergé installé sur la VM ENI, label `eni-g3`, parce que les runners hébergés ne
joignent pas une adresse privée d'école. Le runner se connecte en sortie vers GitHub, aucun port
entrant n'est ouvert.
| Événement | Environnement GitHub | Dossier sur la VM | Garde |
|---|---|---|---|
| `push` sur `dev` | `rec` | `/srv/enervision/rec` | aucune : la recette suit `dev` |
| `push` sur `main` | `prod` | `/srv/enervision/prod` | approbation d'un relecteur dans l'environnement `prod`, branche `main` seule autorisée |
Le job aligne le clone sur la branche (`fetch`, `checkout`, `reset --hard`), lance
`make stack-up`, qui reconstruit les images et redémarre les conteneurs, puis attend jusqu'à trois
minutes que `/api/v1/health/ready` réponde derrière le proxy. Un groupe de concurrence par
branche, sans annulation, empêche deux déploiements simultanés du même environnement.
Le job ne fait pas de `actions/checkout` dans son espace de travail, et c'est voulu : le dossier
de l'environnement est stable, hors du runner, parce que `.env`, certificats et volumes doivent
survivre d'un déploiement à l'autre.
**Piège à connaître.** Un runner auto-hébergé sur un dépôt public exécute ce qu'un workflow lui
envoie, et une PR de fork peut réécrire un workflow. Trois parades, et les trois sont
nécessaires : `deploy.yml` ne se déclenche jamais sur `pull_request` ; le runner tourne sous un
utilisateur dédié membre du groupe `docker`, jamais root ; le dépôt exige une approbation pour
les workflows des PR externes (Settings, Actions, « Require approval for all outside
collaborators »). Les workflows de CI restent sur `ubuntu-latest`.
La machine se prépare avec `scripts/provision-host.sh`, qui vérifie Docker et Compose 2.24.4 ou
plus, clone les deux branches, génère les secrets de chaque `.env` et les certificats
auto-signés, et ne démarre rien. Le détail des deux environnements, ports et noms d'hôte, est
dans [10-infra.md](10-infra.md).
## Ce qui bloque un merge
| Gate | Où | Seuil | Effet d'un échec |
|---|---|---|---|
| Formatage `ruff format --check` | backend, ml | zéro écart | Bloque |
| Analyse statique `ruff check` | backend, ml | zéro constat | Bloque |
| Typage `mypy` | backend (`app`), ml (strict) | zéro erreur | Bloque |
| Tests unitaires `pytest` | backend, ml | **`--cov-fail-under=85`** côté backend | Bloque |
| Tests d'intégration | backend | marqueur `integration`, base réelle | Bloque |
| Audit de dépendances `pip-audit` | backend | sur le **verrou figé** | Bloque |
| Audit de dépendances `npm audit` | frontend | `--audit-level=high` | Bloque |
| **SAST `bandit`** | backend (`app`), ml (`enervision_ml`) | **MEDIUM et au-dessus** | Bloque |
| Quality gate SonarCloud | tout le dépôt | gate par défaut, couverture du **code neuf** | Bloque |
| Build `npm run build` | frontend | compilation | Bloque |
| Intégrité des DAGs | airflow | chargement des DAGs sans erreur d'import | Bloque |
| Construction de l'image Airflow | airflow | `docker build` de `etl/airflow/Dockerfile` | Bloque |
Deux seuils portent une décision qu'il faut savoir défendre :
- **`npm audit --audit-level=high`** et non `moderate` : une vulnérabilité modérée dans une
dépendance de développement ne doit pas immobiliser une livraison. Le corollaire est que les
`moderate` sont invisibles en CI, et qu'elles se regardent à la main.
- **Bandit bloque à partir de MEDIUM**, et une seconde passe sans seuil publie les constats LOW
sans bloquer. Sans cette seconde passe, un constat LOW disparaîtrait du journal sans trace. Le
revers à connaître : cette seconde étape porte `continue-on-error`, donc le job reste **vert**
même quand elle relève quelque chose ; un LOW ne se voit qu'en ouvrant le journal. Au
21/09/2026, les deux modules sont à **zéro constat, tous niveaux confondus**, sur 5 904 lignes
analysées.
- **La version de Bandit est épinglée** (`uvx bandit==1.9.4`) dans les deux jobs. Sans épingle,
une nouvelle version passerait la CI au rouge sans qu'une seule ligne du dépôt ait changé, et
le rejeu à l'identique promis plus bas n'existerait pas.
## Le job d'intégration, et pourquoi il ne suffisait pas d'un `postgres`
`backend.yml` monte un service `timescale/timescaledb-ha:pg17`, **la même image que
`docker-compose.yml`**, et non une image `postgres` nue. La première migration s'arrête
volontairement si l'extension TimescaleDB manque : un écart d'image entre la CI et le poste
rendrait ce job vert sur une base qui n'est pas la nôtre.
Sur le poste, c'est `db/init/110-test-database.sql` qui pose l'extension. Ce fichier n'est pas
monté dans le service GitHub Actions, d'où l'étape `CREATE EXTENSION IF NOT EXISTS timescaledb`
avant `alembic upgrade head`.
La couverture est **désactivée** sur ce job (`pytest -m integration --no-cov`) : il ne joue qu'une
partie de la suite, et son taux n'aurait aucun sens face au seuil de 85 %.
## SonarCloud, et l'incident qui a immobilisé trois PR
Le workflow `sonarqube.yml` exécute cinq jobs de préparation (`build-front`, `test-front`,
`build-back`, `test-back`, `test-ml`) dont les tests produisent chacun un rapport de couverture en
artefact, puis un dernier job qui les télécharge et lance `SonarSource/sonarqube-scan-action@v8`
avec le secret `SONAR_TOKEN`. Le périmètre est décrit par `sonar-project.properties` à la racine.
Le périmètre couvre `apps/frontend`, `apps/backend`, `ml/` et `etl/airflow` (les deux derniers
ajoutés après coup : ils n'étaient pas analysés, une PR qui ne touchait qu'eux ne lançait pas
Sonar). `ml/` publie `ml/coverage.xml` (`pytest-cov`, même mécanisme que le backend, sans seuil
propre : la gate porte sur le code neuf). `etl/airflow` est exclu de la **couverture**
(`sonar.coverage.exclusions`) : ses tests ne font que charger les DAGs, ils ne mesurent rien.
Piège : tout nouveau dossier de tests doit être déclaré dans `sonar.tests`, faute de quoi il est
compté comme code de production non couvert (cf. l'incident ci-dessous).
**L'incident, à raconter tel quel.** Les 18 et 19 septembre, trois PR (#103, #105, #107) sont
restées bloquées sur une quality gate rouge annonçant une couverture du code neuf à 0 %, alors que
la couverture globale du backend dépassait 87 %. Le diagnostic était **hors du code de ces PR** :
`sonar.test.inclusions` ne reconnaissait que les fichiers `test_*.py`, si bien que
`tests/api/acces.py`, `tests/factories.py` et les `__init__.py` du dossier de tests étaient
comptés comme **code de production non couvert**. Le motif `tests` sans joker ne désignait par
ailleurs que la racine.
Deux commits ont corrigé la configuration (`9e6a5c0` classe tout `apps/backend/tests` comme test,
`af2b8cb` déclenche l'analyse quand `sonar-project.properties` change). La gate est verte sur
toutes les PR depuis. Ce qui compte pour la suite : **la cause a été traitée en configuration, pas
contournée** en désactivant la gate ou en excluant les fichiers gênants.
## Dependabot
`.github/dependabot.yml` déclare **six entrées hebdomadaires groupées, sur cinq écosystèmes** :
`npm` sur `/apps/frontend`, `uv` sur `/apps/backend`, `github-actions` sur `/`, `docker` sur les
deux dossiers d'application, et `docker-compose` sur `/`. Les mises à jour arrivent en PR, donc
elles traversent les mêmes gates que n'importe quel changement : une montée de version qui casse
les tests ne se merge pas.
## Stratégie de branche et conventions
| Règle | Détail |
|---|---|
| Préfixes de branche | `feat/`, `fix/`, `chore/`, `docs/`, `test/` |
| Messages de commit | Conventional Commits |
| Branche d'intégration | `dev` ; `main` est la branche par défaut du dépôt public |
| Revue | Toute PR passe par une revue écrite avant merge |
| ADR | Toute décision structurante porte son ADR dans la même PR |
| Vues d'architecture | Toute PR qui change un composant met à jour sa vue **dans la même PR** |
## Secrets
Un seul secret est consommé côté GitHub : **`SONAR_TOKEN`**, porté par les secrets du dépôt.
Les identifiants de la base du job d'intégration sont des valeurs de test en clair dans le
workflow, ce qui est volontaire : elles ne protègent rien, la base est créée et détruite avec le
run.
Le déploiement ne consomme **aucun secret GitHub** (issue #22). Les secrets de chaque
environnement, mots de passe PostgreSQL et Airflow, clés de signature, clé Fernet, vivent dans le
`.env` de son dossier sur la VM, en `600`, générés sur la machine par `scripts/provision-host.sh`.
Ils ne transitent ni par git ni par GitHub, et le runner, qui travaille dans ce dossier, n'a rien
à recevoir. Le revers : ils ne sont sauvegardés nulle part ailleurs. Un `.env` perdu se
régénère, ce qui invalide les sessions et les connexions chiffrées par Airflow.
## Ce qui manque, et pourquoi
| Manque | Issue | Conséquence assumée |
|---|---|---|
| Images publiées et promues par digest (GHCR) | aucune | Chaque environnement reconstruit ses images : la production n'exécute pas l'artefact validé en recette, mais un second build du même commit |
| DAST (OWASP ZAP) | #41 | Aucune vérification sur l'application en fonctionnement, seulement sur le code et les dépendances |
| Tests end to end | #46 | Les parcours utilisateur ne sont pas vérifiés en CI |
| Tests de charge | #47 | Aucun garde-fou de performance |
| Scan d'image de conteneur | aucune | Les `Dockerfile` sont construits en local, pas analysés |
## Reproduire la CI en local
`make check` enchaîne formatage, analyse statique, typage et tests du backend, c'est à dire le job
`verification`. `make ml-check` fait la même chose pour le module ML. Les tests d'intégration
demandent une base : `make db-up` puis `uv run pytest -m integration`.
Le SAST se rejoue à l'identique : `uvx bandit==1.9.4 --recursive app --severity-level medium
--confidence-level medium` depuis `apps/backend`, et la même commande sur `enervision_ml` depuis
`ml`.